Jean Charlet-Straton

Jean Charlet-Straton
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Portrait de Jean-Estéril Charlet-Straton
Biographie
Nationalité France
Naissance ,
Argentière
Décès (à 85 ans),
La Roche-sur-Foron
Carrière
Disciplines Alpinisme
Compagnons de cordée Isabella Straton
Ascensions notables Première ascension de l'aiguille du Moine, première ascension hivernale du mont Blanc, première ascension du Petit Dru

Jean-Estéril Charlet-Straton, à l'état civil Jean Stérile Charlet, né le [1] à Argentière et mort le à La Roche-sur-Foron[2],[3], est un alpiniste et guide de haute montagne français surtout célèbre pour avoir réalisé, avec Prosper Payot et Frédéric Folliguet, la première ascension du Petit Dru dans les Alpes françaises le .

Biographie

Carrière tardive

D'abord berger en Tarentaise, puis menuisier-charpentier, Jean-Estéril Charlet est engagé comme porteur avant de devenir guide. C'est en 1871, à l'âge de trente et un ans, qu'il réussit la première ascension de l'aiguille du Moine. En 1874 et 1875 il explore la chaîne des Aiguilles Rouges en compagnie de Isabella Straton (sa future épouse) et envisage bientôt de conduire en hiver sa cliente au sommet du mont Blanc.

Première ascension hivernale du mont Blanc

Une première tentative échoue aux Grands-Mulets le en raison de l'épaisseur de neige. Le suivant, la caravane composée de Jean-Estéril Charlet, Sylvain Couttet, Michel Balmat, Gaspard Simond et Isabella Straton échoue après les Grands-Mulets mais le sommet est finalement atteint lors de la tentative du [4].

Dix mois plus tard, Jean-Estéril Charlet et Isabella Straton se marient à Argentière[Note 1] le [7],[Note 2].

À la conquête du Petit Dru

Il fait une première tentative en solitaire le [10]. C'est en redescendant de cette périlleuse ascension que Jean-Estéril Charlet expérimente une technique de descente en rappel inspirée de celle d'Edward Whymper, en utilisant sa corde en corde à double. Le , Charlet-Straton et les deux guides Prosper Payot et Frédéric Folliguet atteignent enfin le sommet du Petit Dru et y fixent solidement un drapeau[11].

Nouveau record

Robert Charlet-Straton[3], âgé de seulement onze ans, atteint le sommet du mont Blanc le en compagnie de son père Jean-Estéril Charlet-Straton lors de sa vingt-troisième ascension.

Premières

Publications

  • J.E. Charlet-Straton, Annuaire du Club alpin français : Tentatives d'ascension aux Aiguille du Dru et du Géant, Paris, Club alpin français, (lire en ligne), p. 136-141 lire en ligne sur Gallica.
  • J.E. Charlet, Annuaire du Club alpin français : Première ascension de l'Aiguille du Dru Pointe occidentale, Paris, Club alpin français, (lire en ligne), p. 120-129 lire en ligne sur Gallica.

Notes et références

Notes

  1. « Tous les journaux ont parlé, l'année dernière, de l'héroïque bravoure de miss Stratton. C'est la jeune Anglaise qui fit en plein hiver, le 31 janvier, l'ascension du Mont-Blanc, à la grande admiration de toute la contrée. Miss Stratton est grande, jolie, bien faite, intelligente elle possède trente mille francs de rente et se marie, devinez avec qui… avec le guide qui, depuis quinze ans (elle en a trente), l'accompagne dans ses excursions.
    Ayant depuis longtemps des doutes sur la religion de ses pères, Miss Stratton assistait aux différentes missions qui avaient lieu dans le pays. Elle écoutait attentivement les sermons, mais elle hésitait à se faire baptiser. Le guide ayant déclaré qu'il n'entendait point s'unir à une protestante, cette considération a levé tous ses doutes, et elle s'est convertie, pour la plus grande édification de tous les guides de Chamounix.
    Elle se tait en ce moment construire un château près de l'Argentière[5], et compte y loger son mari. Allons, l'originalité n'est pas morte dans la vieille Angleterre[6]. »
  2. Jean-Esteril Charlet et Isabella Straton se marièrent religieusement le 29 novembre 1876. Ce fut un mariage grandiose avec 80 invités et 16 calèches tirées par des chevaux[8]. Le couple choisit d'accoler leurs deux noms, tous deux s'appelleraient les Charlet-Straton sans qu'aucun acte d'état civil n'officialise ce changement de patronyme. Le couple et ses trois garçons[3] sont tous inhumés dans le caveau de la famille Charlet Straton au cimetière d'Argentière[9].

Références

Bibliographie

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