Jean Dorion
| Jean Dorion | |
Jean Dorion en 2007. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député à la Chambre des communes | |
| – (2 ans, 6 mois et 17 jours) |
|
| Élection | 14 octobre 2008 |
| Circonscription | Longueuil—Pierre-Boucher |
| Législature | 40e législature du Canada |
| Groupe politique | Bloc québécois |
| Prédécesseur | Caroline St-Hilaire |
| Successeur | Pierre Nantel |
| Délégué général du Québec à Tokyo | |
| – (6 ans) |
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| Prédécesseur | Michel Pierre Boudriau |
| Successeur | Robert Keating |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Montréal (Canada) |
| Date de décès | (à 83 ans) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Bloc québécois |
| Profession | Sociologue |
Jean Dorion, né le à Montréal et mort le , est un sociologue, un homme politique et militant souverainiste québécois.
Biographie
Né le à Montréal, Jean Dorion est député de la circonscription fédérale de Longueuil—Pierre-Boucher de 2008 à 2011 sous la bannière du Bloc québécois. Durant ses mandats de député, il est le porte-parole de son parti en matière d'affaires étrangères (2008-2011) et de justice (2009-2011)[1].
Formé en sociologie, Jean Dorion est à la fin des années 1970 l'attaché politique du ministre de l'Immigration Jacques Couture, artisan de l'accueil au Québec de réfugiés indochinois. Plus tard, Dorion est chef de cabinet du ministre Gérald Godin, alors responsable de l'application de la Charte de la langue française.
De 1989 à 1994, puis de 2003 à 2008, Jean Dorion préside la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Il est également le trésorier du Mouvement national des Québécoises et Québécois.
Délégué général du Québec au Japon (1994-2000)
De 1994 à 2000, Jean Dorion est délégué général du Québec au Japon. Il contribuera à la promotion des échanges nippo-québécois en matière politique, économique et culturelle. Devenu parlementaire, il continuera ensuite à entretenir les relations avec le Japon. Le , lors d'une cérémonie officielle, il est décoré par le Japon de l’ordre du Soleil levant[2].
Mort
Jean Dorion meurt le à l'âge de 83 ans[3],[4].
Positions sur la laïcité et l'immigration
Quoique partisan de la laïcité, Jean Dorion adopte une position critique face à la forme que prend cette laïcité au Québec. En 2012, dans un texte d'opinion intitulé « Laïcité: quand un séparatiste se sépare »[5], Jean Dorion critique le projet de « charte de la laïcité » qui est mis de l'avant par le Parti québécois. En 2013, dans son ouvrage Inclure: quelle laïcité pour le Québec ?[6], Dorion systématise sa pensée. Polyglotte et père d'une famille biculturelle, il affirme sa foi dans l'immigration comme atout pour l'avenir du Québec. Dorion met alors en garde contre une instrumentalisation de la laïcité qui aliénerait une partie de la population composée de francophones (souvent originaires du Maghreb) et donc sensibles, en principe, à l'affirmation nationale des Québécois.
Notes et références
- ↑ « Profil - Jean Dorion, député », sur lop.parl.ca (consulté le )
- ↑ Consulat général du Japon à Montréal, « Cérémonie de remise de l'ordre du Soleil Levant à M. Jean Dorion », (consulté le )
- ↑ Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, « JEAN DORION 17 août 1942 - 23 janvier 2026 - Un homme au service du Québec », sur www.newswire.ca (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Éric Martel, « L’ex-député bloquiste Jean Dorion meurt à l’âge de 83 ans », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Charte de la laïcité - Quand un séparatiste se sépare », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ « Inclure: quelle laïcité pour le Québec ? », sur Les LIbraires (consulté le )
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
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- Portail du Japon
