Jean II d'Auxois
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Famille de la Tournelle (d) |
| Parentèle |
Jean d'Auxois (oncle) |
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Jean d'Auxois ou d'Auxy, ou encore de La Tournelle, né en Bourgogne et mort le , est un prélat français du XIVe siècle, évêque de Troyes (1342-1353), sous le nom de Jean V, puis évêque d'Auxerre (1352-1358), sous le nom de Jean III.
Il est numéroté [II] pour le distinguer de son oncle, Jean d'Auxois, évêque de Troyes.
Biographie
Jean d'Auxois ou d'Auxy[1] est issu de la famille noble bourguignonne de La Tournelle[1],[2]. Il est le neveu de l'évêque de Troyes (1314-1317), Jean d'Auxois[3].
Début de carrière et évêque de Troyes
Il fait des études de droit[2]. Il reçoit une prébende au chapitre d'Autun, puis il est chanoine et chantre de Troyes[1],[2].
Il succède à Jean d'Aubigny, comme évêque de Troyes, en 1342[1],[2], sous le nom de Jean V. Il termine notamment les travaux de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes et fait don d'une nouvelle châsse pour les reliques de Sainte Hélène[2].
Le pape Clément VI le charge de réformer les Antonins de la ville[2].
Il participe, en 1347, il participe à un synode à Paris[2], présidé par Guillaume II de Melun,archevêque de Sens[4].
Évêque d'Auxerre
Le pape le transfert sur le siège d'Auxerre, en [4]. Il fait son entrée à Auxerre le [4].
Il fonde une chapelle de sainte Syrie à Fontaines[5] et dédie l'église des dominicains à Auxerre en 1356[6].
1358 : invasion anglaise et décès
En 1358 les Anglais se rapprochent du nord de la Bourgogne. Les habitants d'Appoigny veulent rétablir l'ancienne forteresse et ses fossés, autour de l'église et ailleurs ; mais ils ne peuvent le faire sans démolir l'auditoire du bailliage et d'autres bâtiments générateurs de revenu pour l'évêché. Ils demandent donc à Jean d'Auxois la permission de les démolir et ce dernier la leur accorde le . Toutefois ils ne se sont pas engagés à les maintenir mais seulement à les creuser. Ils demandent donc au chapitre confirmation de cette autorisation, confirmation apportée le deux jours après celle de Jean d'Auxois. Mais les Anglais se rapprochent de plus en plus. Jean d'Auxois quitte Régennes pour s'enfermer dans Auxerre. Régennes est pris le . Très affecté, Jean II d'Auxois en tombe malade ; il ne peut pas officier pour l'ordination aux Quatre-Temps de l'Avent[6],[4].
Le , jeudi après l’Épiphanie, des bandes anglaises, au nom du roi de Navarre, mettent le siège à la ville d'Auxerre. Selon Lebeuf (1743), l'évêque est mourant ; l'alerte est donnée, et en conséquence la chambre de Jean II d'Auxois est emplie de défenseurs portant armes lorsque l'extrême-onction lui est donnée[7]. Toujours selon l'auteur Lebeuf (1743), l'attaque manquée des Anglais retarde l'enterrement, qui est fait quelques jours plus tard dans la cathédrale à gauche du chœur, entre la tombe de Guy de Mello et les marches montant aux stalles du chœur[7].
Mort
Jean d'Auxois meurt, en apprenant la chute de sa cité, le [2].
Son corps est inhumé dans la partie gauche du chœur de la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, entre la tombe de Guy de Mello et les dégrés conduisant aux stalles hautes[7].
Voir aussi
Bibliographie
- Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. I : A.-C., Société généalogique de l'Yonne, , p. 57.
- Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 346-358.
- Jean-Charles Courtalon-Delaistre, Topographie historique de la ville et du diocèse de Troyes, vol. 1, Veuve Gobelet à Troyes & Antoine Fournier à Paris, , p. 372.
- Abbé Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 461–465.

- Cornat (abbé), Notice sur les archevêques de Sens et les évêques d'Auxerre, Sens, Ch. Duchemin, , 115 p. (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à la religion :
Références
- Fisquet 1867, p. 346.
- Dugenne 1996, p. 57.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 461.
- Fisquet 1867, p. 347.
- ↑ Lebeuf 1743, vol. 1, p. 463.
- Lebeuf 1743, vol. 1, p. 464.
- Lebeuf 1743, vol. 1, p. 465.
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