Jean Joseph François Van Hool

Jean Joseph François Van Hool
Jean Joseph François Van Hool, photographié par Joseph Dupont en 1861.
Naissance
Décès
(à 51 ans)
Anvers
Nationalité
Activité
Père

Jean Joseph François Van Hool, né à Anvers, le et mort dans la même ville le , est un sculpteur belge.

Biographie

Famille

Jean Joseph François Van Hool, né à Anvers le , est le fils du sculpteur Jean Baptiste Van Hool et de Marie Catherine Leysen (1783). Il épouse Marie Françoise Aerden (1821-1858)[1].

Formation

Jean Joseph François Van Hool est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où il a notamment comme professeur son père. En 1835, il obtient des prix en dessin et modelage d'après nature, en anatomie pittoresque et en composition d'histoire[2],[3].

Carrière

Chaire de vérité, sculptée en 1863 par Jean Joseph François Van Hool, église de la Sainte-Trinité à Ixelles.

D'abord professeur de dessin linéaire à l'Athénée royal d'Anvers, Jean Joseph François Van Hool est ensuite nommé, le , professeur de principes en sculpture à l'Académie d'Anvers. Il est également maître de dessin des écoles communales de la ville. En 1856, il est nommé membre du jury représentant sa ville natale aux fêtes jubilaires du 25e anniversaire de l'indépendance de la Belgique. Parmi ses élèves, figure Jacques De Braekeleer[3].

Jean Joseph François Van Hool meurt subitement à l'âge de 51 ans à Anvers, le [4].

Œuvre

Jean Joseph François Van Hool se fait connaître en envoyant quatre bustes d'après nature et un buste du compositeur François-Joseph Gossec d'après un dessin au Salon d'Anvers de 1834[5]. En 1839, ses planches illustrent l'ouvrage Cours de dessin linéaire[6].

Surtout renommé pour ses sculptures sur bois, il réalise plusieurs œuvres destinées à orner des églises. Ses compositions rappellent celles des maîtres du XVIIe siècle : le piédestal de la Vierge de l'église église Saints-Jean-et-Étienne-aux-Minimes à Bruxelles (1845), des sculptures en bois, dont un Christ d'oratoire de grand caractère et d'une correction sévère, envoyées à l'Exposition universelle de 1851 à Londres. Son Christ en bois est présenté au Salon d'Anvers de 1855[3].

Il réalise l'autel à retable en bois de chêne, orné d'arabesques et de guirlandes (1858), et la chaire de vérité (1863) à la chapelle de l'ancien hôpital Saint-Jean. Depuis 2005, ces deux œuvres sont installées dans l'église de la Sainte-Trinité à Ixelles[7].

Références

  1. « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. Marchal 1895, p. 609.
  3. Pierre-Jacques Goetghebuer 1831, p. 69.
  4. « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  5. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 76 passage=58 (lire en ligne).
  6. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1839, Bruxelles, Demortier frères, , 85 p. (lire en ligne), p. 66.
  7. « Van Hool (fils) », sur collections.heritage.brussels, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Pierre-Jacques Goetghebuer, Notes sur les sculpteurs et architectes des Pays-Bas, vol. 3, Université de Gand, , 183 p. (lire en ligne).
  • Edmond Marchal, La Sculpture wallonne et flamande jusqu'à nos jours, F. Hayez, , 806 p. (lire en ligne), p. 608-609.

Liens externes

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