Jean Joujou
| Maire d'Aimargues | |
|---|---|
| - | |
Louis Barbusse (d) Louis Pioch (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 81 ans) Aimargues |
| Sépulture |
Cimetière d'Aimargues (d) |
| Nom de naissance |
Jean Ernest Joujou |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Jean Joujou (d) |
| Mère |
Marie Joujou (d) |
| Fratrie |
Jean Joujou, né le à Aimargues et mort le dans la même commune[1], est un homme politique et militant anarchiste français[2].
Biographie
Jean Joujou exerce la profession de cultivateur[3].
Le , il est condamné à un mois de prison pour avoir frappé un brigadier lors d’une action contre le tirage au sort des conscrits[1],[2].
De sensibilité syndicaliste révolutionnaire, il est élu maire d'Aimargues le [2], devenant le « premier maire ouvrier »[4]. Ayant pris part au mouvement local de grève en 1910[4], et à la manifestation à la gare d'Aimargues aux cris de « Vive la guerre ! » le , il ouvre également les portes de l'hôtel de ville au comité de grève emmené par Peyre[5]. Il est suspendu de ses fonctions le , après avoir refusé de loger un escadron de gendarmerie, prétextant ne pas avoir « besoin d'eux pour assurer l'ordre public »[5].
Il est finalement révoqué par décret du ministre de l'Intérieur Aristide Briand le [6].
En 1911, il devient secrétaire adjoint du syndicat des travailleurs agricoles d'Aimargues[2].
Il redevient membre du conseil municipal avec l'élection du socialiste Louis Pioch en 1911. Il est élu adjoint[2].
En , il est inscrit au Carnet B du Gard comme « antimilitariste dangereux »[2].
En 1926, il devient membre du groupe anarchiste d'Aimargues mais le quitte l'année suivante[2].
Il repose au cimetière d'Aimargues, dans la même tombe que son cousin germain Jean Jourdan[1],[7].
Une impasse de la commune porte son nom[8].
Références
- « Jean, Ernest Joujou », sur militants-anarchistes.info, Dictionnaire international des militants anarchistes,
- Rolf Dupuy et Daniel Vidal, « JOUJOU, Jean, Ernest », dans Dictionnaire des anarchistes, (lire en ligne) (consulté le ).
- ↑ https://francearchives.gouv.fr/fr/basedenoms/af8ed8c835000c5f98b38d8099f269d4d10b163a.
- Falguières 2006, p. 16.
- Durand 1986.
- ↑ Gilles Pichavant, « Jaujou », dans Le Maitron, (lire en ligne) (consulté le ).
- ↑ Michel Falguières, Jean Jourdan, dit Chocho : libertaire d'Aimargues, de 1908 à 1948, Nîmes, Comédia, , p. 16.
- ↑ https://adresse.data.gouv.fr/base-adresse-nationale/30006_0143.
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- Jacques Durand-Quadri, « Aimargues en rouge et noir », Calades, no 65, , p. 8-9 (ISSN 0180-8923, BNF 34354279)., notamment le § « Joujou à nouveau au piquet »
- Pauline Cazalis et Frédéric Rousseau (dir.), L'Anarchisme entre lutte sociale et prise de pouvoir : Aimargues (1900-1951 (mémoire de maîtrise en histoire), université Montpellier-III, , « Un maire ouvrier au pouvoir », p. 45-52 — consultable aux Archives départementales de l'Hérault (cote TAR 668).
- « Les socialistes à la mairie : de l'espoir à la déception (-) », dans Jean-Louis Py, Histoire d'Aimargues de 1900 à 1918 : la Belle Époque et la Grande Guerre, t. V, 2014, p. 101-115.
Liens externes
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