Jean Lion (résistant)

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 47 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Activités |
Industriel, résistant, aviateur, militaire |
| Conjoint |
Joséphine Baker (de à ) |
| Membre de | |
|---|---|
| Armes | |
| Conflit |
Jean Lion, né le dans le 15e arrondissement de Paris et mort le dans le 16e arrondissement de Paris, est un industriel et résistant français. Par ailleurs, il est le troisième mari[1] de Joséphine Baker.
Biographie
Jean Lion naît le dans le 15e arrondissement de Paris. Il est le fils de Maurice Lion, négociant en bestiaux, et de Ernestine Lévy[2].
Négociant en sucre[3] (Jean Lion et Cie[4]), aviateur, il épouse Joséphine Baker le à Crèvecœur-le-Grand[5] (mariage dissous le [6]). Cette dernière acquiert à cette occasion la nationalité française[7],[8].
Jean Lion est d'origine juive. Comme l'écrit Pierre-André Meyer, l'étude de son ascendance montre l'appartenance de ses parents au « judaïsme profond » de l'Est de la France[9].
Durant la Seconde Guerre mondiale il est visé par les lois antisémites du régime de Vichy, subissant des procédures d’aryanisation économique[10].
Il s'engage précocement dans la Résistance française clandestine (mouvement Combat en Algérie[11]) puis dans l'armée française de la Libération (campagne de Tunisie avec les Corps francs d'Afrique, puis libération de l'Europe avec la 2e division d’infanterie marocaine).
Pour sa conduite durant la guerre, Jean Lion reçoit plusieurs décorations : la Légion d’Honneur, la Croix de guerre 1939-1945 et la Médaille de la Résistance française[12],[13],[14].
Il meurt prématurément le dans le 16e arrondissement de Paris[2], de l'épidémie de grippe asiatique[15].
De la Résistance à l'Armée française de la Libération
Avec la défaite de 1940, Jean Lion quitte la zone occupée. Il tente de relancer ses affaires à Marseille puis à Casablanca[10]. Il rejoint la France libre depuis l'Empire. On peut lire dans son dossier de médaillé de la Résistance française :
"a milité, dès 1941, en Algérie à la tête du mouvement clandestin Combat. A pris une part active à la création de ses sections clandestines et mené campagne en faveur de la Résistance dans l’Empire"[14]
Il joue un rôle actif dans le mouvement comme secrétaire de René Capitant (futur ministre du général de Gaulle). Après l’opération Torch et le débarquement des Alliés en Afrique du Nord en , Jean Lion s’engage aux Corps francs d'Afrique[16]. Selon ses dossiers honorifiques (Médaille de la Résistance française et décret de la Légion d’honneur)[17], il est alors grièvement blessé, vraisemblablement dans les affrontements de la campagne de Tunisie, contre les forces de l’Axe. Le questionnaire personnel joint à son dossier de médaillé de la Résistance précise :
"fracture du crâne au cours d’un coup de main"[14]
Le décret de nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur décrit la suite en ces termes :
"grièvement blessé, puis réformé, est venu militer à nouveau à Combat en attendant l’heure de pouvoir reprendre les armes. Parti avec la 1ère Armée française, s’est signalé une fois de plus, par son ardeur et son courage."[12]
Affecté à la 2e division d’infanterie marocaine, il participe à la libération de l’Europe. Il est cité avec attribution de la Croix de guerre pour s’être :
"particulièrement signalé dans les affaires de novembre et décembre 1944, au moment des combats de Belfort, Bitschwiller et Thann"[13]
Ainsi, de 1941 à 1945, Jean Lion lutte avec constance contre la domination nazie.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur[Quand ?]
Croix de guerre -
Médaille de la Résistance française (décret du )
Références
- ↑ « Joséphine Baker et les hommes : une sacrée saga », Le Point, (lire en ligne)
- Base Roglo, « Fiche Jean Lion », sur roglo.eu (consulté le )
- ↑ Jacques Pessis, Joséphine Baker, Gallimard,
- ↑ Société constituée le 25 avril 1935 avec Maurice Sachoux et Albert Ribac, Archives de Paris
- ↑ « Coups de fusil et jets de pétards... Il y a 84 ans, le mémorable mariage de Joséphine Baker dans l’Oise », Le Parisien, (lire en ligne)
- ↑ Jugement de divorce AD03 (cote 763 W 1)
- ↑ https://www.vie-publique.fr/discours/282700-emmanuel-macron-30112021-hommage-josephine-baker-entree-au-pantheon
- ↑ « Et Joséphine Baker devint française à Crèvecoeur-le-Grand », France Bleu, (lire en ligne)
- ↑ Pierre-André Meyer, « L'ascendance de Jean Lion (1910-1957), troisième époux de Joséphine Baker », Généalo-J, Revue française de généalogie juive, no 148, , p. 43
- Dossier n°30765 cote : MIC/AJ/38/3152 ; Dossier n°2323 cotes : MIC/AJ/38/3669 et MIC/AJ/38/3763, Archives Nationales, Pierrefite-sur-Seine
- ↑ « Jean Lion - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le )
- Extrait du décret du 13 septembre 1947, CAPM de Pau
- Extrait de l’ordre général n°2 du 11 février 1945, CAPM de Pau
- Ordre de la Libération
- ↑ Jean-Claude Baker et Chris Chase, Joséphine une vie mise à nu, Paris, A Contrario,
- ↑ Acte d'engagement conservé aux archives de Vincennes, cote GR 16P 373520
- ↑ Bien que cette blessure ne figure pas dans le registre matricule et ne soit pas documentée par un dossier médical, elle est attestée par deux sources officielles concordantes : le dossier de médaillé de la Résistance française et le décret de la Légion d’honneur. À ne pas confondre avec la blessure de 1939, consécutive à un accident automobile et mentionnée dans son registre matricule (plaie du cuir chevelu et enfoncement de la table interne, réforme temporaire n°2 du 16 janvier 1940); antérieure à la Résistance, elle est sans lien avec un fait de guerre.
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 373520)
- Ressource relative aux militaires :
- Portail de la Résistance française
- Portail de l’Armée française