Jean Molino

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(à 92 ans) Lausanne |
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Jean Molino, né le à Carcassonne et mort le à Lausanne[1], est un musicologue et linguiste français.
Biographie
Molino est diplômé de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1955 et décroche une agrégation d'espagnol la même année[1].
Il maîtrisait plusieurs langues apprises sur le tas, et se passionnait pour la musique (mais ne possède pas de diplôme lié à la musique)[1].
À la suite de son service militaire en Algérie, il a été professeur de littérature française et comparée à l'Université d'Aix-Marseille puis à Lausanne, où il est devenu professeur honoraire. En 1972, il soutient son doctorat d'État intitulé Le Bon sens du marquis d’Argens (1740)[1].
À partir de 1975, il est une figure influente de la musicologie francophone, participant activement aux colloques, jurys de thèse et publications collectives[2].
De 1979 à 1985, il est professeur détaché de langue et littérature françaises à l’Université de Fès au Maroc. De 1988 jusqu'à sa retraite, il est professeur ordinaire de littérature française moderne à l’Université de Lausanne[1].
Contributions
Molino est l’auteur de deux ouvrages importants sur l’analyse des récits et de la poésie (Introduction à l’analyse de la poésie, en collaboration avec Joëlle Gardes-Tamine, et Homo fabulator. Théorie et analyse du récit, en collaboration avec Raphaël Lafhail-Molino), ainsi que de plus de deux cents articles portant sur la littérature française et comparée, la linguistique, l’épistémologie des sciences humaines et la sémiologie.
Mais il est connu surtout pour ses contributions à la théorie de la tripartition (poïétique-neutre-esthésique) et pour ses interventions dans l'encyclopédie Musiques. Une Encyclopédie pour le XXIe siècle de Jean-Jacques Nattiez. Son ouvrage Le Singe musicien[3] compile ses articles, couvrant divers domaines comme la sémiologie de la musique, la sociohistoire de la musique, et l'anthropologie de l'art.
Ouvrages
- Ce que nous appelons littérature... : Pour une théorie de l'oeuvre de langage, L'Harmattan, , 420 p. (ISBN 9782343148038)
- Le Singe musicien : Sémiologie et anthropologie de la musique, Actes Sud, , 496 p. (ISBN 9782742784417)
- Homo fabulator : Théorie et analyse du récit, Actes Sud, , 384 p. (ISBN 9782742741076)
- Joëlle Gardes-Tamine et Jean Molino, Introduction à l'analyse de la poésie, Presses universitaires de France, , 256 p. (ISBN 9782130447504)
Références
- Jean-Jacques Nattiez, « Un homme universel et discret. Hommage à Jean Molino (1931-2024) », sur journals.openedition.org, (consulté le )
- ↑ François Picard, « Compte rendu Molino (Jean). Le singe musicien. Sémiologie et anthropologie de la musique. », sur HAL, (consulté le ).
- ↑ Denis-Constant Martin, « Jean Molino : Le singe musicien. Sémiologie et anthropologie de la musique. Précédé de : Introduction à l’œuvre musicologique de Jean Molino par Jean-Jacques Nattiez », Cahiers d’ethnomusicologie. Anciennement Cahiers de musiques traditionnelles, no 23, , p. 257–265 (ISSN 1662-372X, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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