Jean de Courvoisier

| Député français |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 59 ans) Lyon |
| Nom dans la langue maternelle |
Jean Joseph Antoine de Courvoisier |
| Nationalité | |
| Activité |
Jean Joseph Antoine de Courvoisier est un magistrat et homme politique français né à Besançon (Doubs) le et mort à Lyon (Rhône) le .
Biographie
Fils d'un professeur de droit à l'université de Besançon et avocat au Parlement de la même ville[1], Jean de Courvoisier suivit son père en émigration et entra dans l'armée de Condé où il gagna la croix de chevalier de Saint-Louis. Jean de Courvoisier sert en 1797 dans le régiment de Bussy avec le grade de premier lieutenant. Il se trouve dans les principales affaires, et partout donne des preuves de courage et de dévouement. Blessé d'un coup de sabre en 1790 à la Bataille de Neuwied, il l’est une seconde fois en 1800 à Saravalle[2].
Il revint en France en 1803 et se fit recevoir avocat trois ans plus tard[1]. Conseiller-auditeur en 1808 puis avocat à la cour impériale de Besançon en 1812, il intègre la liste des cent notables les plus imposés de Besançon cette même année[1]. Jean de Courvoisier devient également membre titulaire résident de l'académie de Besançon en 1812[1]. Durant les Cent-Jours, il est maintenu dans ses fonctions par le commissaire de l'Empereur "à raison de ses services judiciaires, de ses talents distingués et de la considération dont il jouit"[1]. Cette citation est l'une des nombreuses preuves de la notoriété du personnage certes royaliste, mais que l'administration impériale naissante, incarnée localement par le préfet du Doubs Jean Debry a besoin d'intégrer pour se légitimer, idée avancée par Claude-Isabelle Brelot[1].
La Seconde Restauration le nomma avocat général près cette cour (1815), et président duc collège électoral de Baume-les-Dames (1816). Le , il fut élu député par le collège de département du Doubs[3]. Soutien actif et fidèle du gouvernement, il fut appelé aux fonctions de procureur général près la cour royale de Lyon (1818) et fut réélu député le [4]. À l'ouverture de la session, il fut proposé, le second, pour la présidence de la Chambre, qui fut donnée par le roi à Auguste Ravez, Courvoisier devenant l'un des vice-présidents. Lors de la discussion de l'Adresse, il proposa d'y insérer un paragraphe en valeur de l'inviolabilité de la Charte et contre les prédications des missionnaires. Sa motion fut rejetée[5]. Il se rapprocha alors de la gauche, fit rappeler à l'ordre Clausel de Coussergues, qui traitait l'opposition d'« assemblage de révolutionnaires », combattit, après l'attentat de Louvel, la suspension de la liberté individuelle et parla contre la loi du double vote.
Non réélu en 1824, il se consacra à ses fonctions judiciaires. Sa nomination comme garde des sceaux dans le ministère Polignac le étonna l'opinion publique. Courvoisier avait accepté non sans hésitation. Mais après l'adresse des 221 et la décision préventive prise par le prince de Polignac de résister quand même à une nouvelle Chambre qui serait hostile à sa politique, il démissionna le et fut nommé le même jour ministre d'État et membre du conseil privé.
Il quitta la vie politique après les Trois Glorieuses. Durant le procès des ministres de Charles X, il fit à la Chambre des pairs une déposition atténuante, surtout pour Polignac.
Il mourut en 1835 à Lyon en revenant de Barèges où l'avait conduit le mauvais état de sa santé.
Publications
- Dissertation sur le droit naturel (1804)
- Traité sur les obligations divisibles et indivisibles (1807)
- Discours (1827)
Pour approfondir
Bibliographie
- « Jean de Courvoisier », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
Notes et références
- Claude-Isabelle Brelot, « Doubs (notices) », dans Louis Bergeron & Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire. 4 Jura Haute-Saône Doubs, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), , 181 p. (ISBN 2-222-02458-7), p. 139 à 141
- ↑ Biographie universelle, ancienne et moderne: ou, Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, Joseph Fr Michaud, Louis Gabriel Michaud, A. T. Desplaces, 1855, p.386.
- ↑ 75 voix sur 148 votants
- ↑ 360 voix sur 551 votants et 696 inscrits
- ↑ 136 voix contre 91
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