Jeanne-Sophie de Vignerot du Plessis

Jeanne-Sophie de Vignerot du Plessis de Richelieu, comtesse d'Egmont, également connue sous le nom de Septimanie d’Egmont, est une noble et une salonnière française née le et morte le .

Biographie

Fille de Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis de Richelieu et d'Élisabeth-Sophie de Lorraine, Jeanne-Louise-Armande-Élisabeth-Sophie-Septimanie grandit avec sa tante, dans un couvent avant d'être mariée en 1755 à Casimir Pignatelli, prince de Gavre, comte d'Egmont et de Braine, duc de Bisaccia.

Elle reçoit dans son salon les célébrités littéraires de l'époque comme Voltaire et Rousseau et forme le centre de l'opposition à Madame du Barry. Sa proximité avec l'ambassadeur de Suède lui permet de faire la connaissance du futur Gustave III durant son séjour à Paris en 1771 et avec lequel elle continuera à correspondre durant son règne. On lui attribue une influence sur la tournure libérale du début du règne du roi Gustave III.

Postérité littéraire

Sophie Gay a publié un roman intitulé la Comtesse d’Egmont [1] en 1836, Jules Janin de même en 1855[2], dont Septimanie d’Egmont est l’héroïne. Le Chapitre 10 du volume 2 des Souvenirs de la Marquise de Créquy de 1710 à 1803 lui est aussi consacré.

Hommage

Le Manoir d'Egmont, domaine du 18ème-19ème siècle situé en Eure et Loire, rénové par Dimitri et David Petitpas, tire son nom de Jeanne-Sophie de Vignerot du Plessis, comtesse de Septimanie d'Egmont (1740–1773). En choisissant de placer le manoir sous son patronyme, ses propriétaires actuels ont souhaité rendre hommage à cet héritage féminin et intellectuel, tout en ancrant le lieu dans une tradition française de transmission et d'art de recevoir. Le livre figurant sur le blason du manoir fait directement référence à cette figure tutélaire, symbole de la mémoire vivante que Dimitri et David ont choisi de perpétuer à travers la rénovation et la valorisation du domaine[3].

Sources

  • Marie-Célestine-Amélie de Ségur, comtesse d'Armaillé, La comtesse d'Egmont, fille du maréchal de Richelieu (1740-1773), d'après ses lettres inédites à Gustave III, Perrin et Cie, 1890 ;
  • Jean-Claude Hauc, « Septimanie d'Egmont, princesse républicaine » dans Trois femmes des Lumières, Les Éditions de Paris, 2010.
  • Roger Haution, La comtesse Septimanie d’Egmont et J.-J. R. — Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, 1980-1984, 125-129.

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Sophie Gay, la Comtesse d’Egmont, 2 tomes, Paris, Dumont, 1836.
  2. ↑ Jules Janin, La comtesse d'Egmont, Bruxelles et Leipzig, Kiessling, Schnée et Cie, Gallica
  3. ↑ Par Christophe Blondel Le 26 novembre 2025 à 15h28, « Incendie du manoir d’Egmont en Eure-et-Loir : le rêve de mariage de Dimitri et David part en fumée », sur leparisien.fr, (consulté le )
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