Jeanne Guiot
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(à 74 ans) Avignon |
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Infirmière (à partir de ), ingénieure |
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Jeanne Guiot, née le à Caen et décédée le à Avignon, est une ingénieure française spécialisée dans la métallurgie, notamment les aciers spéciaux pour la Marine et l'industrie lourde. Militante féministe, elle s'est également engagée pour l'accès des femmes aux responsabilités scientifiques et citoyennes[1].
Biographie
Fille de Gustave Guiot, docteur en médecine, et de Marie Hetzlen, Jeanne Marie Guiot nait le au domicile familial, 15 rue Neuve-Saint-Jean à Caen[2]. Elle étudie à l'université de Caen où elle suit une formation scientifique[3], dans un contexte où l'accès des femmes aux études supérieures reste limité au début du XXe siècle[4].
Au début de la Première Guerre mondiale, elle s'engage comme infirmière volontaire en interrompant sa thèse de doctorat ès science mais tombe elle-même gravement malade[5]. En 1917, elle fonde une section de volontaires agricoles à Paris[5], initiative destinée à suppléer le manque de main‑d'œuvre masculine mobilisée ; avec une soixantaine de personnes, elle cultive en parallèle de son travail un terrain d'une superficie d'un hectare et demi du parc du château de la princesse Mathilde situé à Saint-Gratien, au nord-ouest de Paris : les récoltes sont données à des œuvres de bienfaisance.
En 1917, Jeanne Guiot entre comme ingénieure aux aciéries de la Marine. Elle contribue à des études de pointe en énergétique, thermodynamique, et sur les hauts-fourneaux[1]. En 1922, elle est la première femme admise à la Société des ingénieurs civils de France[6] après une première candidature en 1917.
Hommage
Elle a été choisie pour figurer dans la liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des 72 hommes scientifiques qui y figurent depuis sa construction[1].
Notes et références
- Isabelle Vauglin (direction), « 72 femmes de sciences pour la tour Eiffel », Femmes & sciences, (consulté le ).
- ↑ « Acte de naissance no 207 »
, sur Archives départementales du Calvados
- ↑ Dans quelles écoles ont été formées les 72 scientifiques dont les noms vont orner la tour Eiffel ?
- ↑ Les jeunes femmes investissent les études supérieures, mais pas encore les écoles d’ingénieurs
- Initiative féminine, Mlle l'ingénieur, Le Journal, 21 mai 1917
- ↑ Nicolas Demassieux, « Premières femmes ingénieures en France - Nicopedies », (consulté le )
Annexes
Articles connexes
Liens externes
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