Jeanne Juillet

Jeanne Juillet
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Saint-Maur (Indre)
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement

Jeanne Juillet, née le à Badecon-le-Pin et morte le à Saint-Maur, est une artiste peintre française rattachée à l'École de Crozant[1]. Elle est reconnue pour ses paysages et ses compositions florales. Longtemps restée dans une relative confidentialité en raison de son tempérament indépendant et de son militantisme féministe, son œuvre bénéficie d'une réhabilitation institutionnelle depuis 2021.

Biographie

Fille de Paul Juillet, vigneron, et d'Eline Choppe, Jeanne Juillet passe la majeure partie de sa vie dans son village de Badecon-le-Pin. Après avoir exercé brièvement comme institutrice, elle se consacre pleinement à la peinture et au dessin. D'abord autodidacte, elle est initiée dès l'enfance par Léon Detroy, maître de l'école de Crozant et ami de ses parents. Elle fréquente son atelier à Gargilesse-Dampierre et l'accompagne sur les bords de la Creuse pour peindre sur le motif. Elle reçoit également les conseils d'Henri Jamet et côtoie d'autres artistes de la région comme Marcel Coucy, Gaston Thiéry ou Max Agostini.

En 1940, elle rencontre l'écrivain Pierre Mac Orlan à Gargilesse. Sous son impulsion, elle accepte de sortir de son isolement et expose ses œuvres dans plusieurs villes françaises (Paris, Nice, Deauville, Biarritz) et étrangères (Rome, Montréal et à la galerie Brooklyn de New York). Elle expose notamment sur les paquebots Normandie puis France. Dotée d'un caractère affirmé et d'un militantisme féministe alors mal perçu, Jeanne Juillet refuse souvent les compromissions du marché de l'art, préférant exposer ses œuvres à son domicile ou les céder à ses proches.

Son travail se concentre sur trois thèmes principaux : les paysages de la vallée de la Creuse et de la Gargilesse, les natures mortes, particulièrement des bouquets de fleurs qualifiés de remarquables et les autoportraits. Elle utilise l'huile, le pastel, l'aquarelle et le dessin.

Elle meurt dans l'oubli relatif en 1983 à l'âge de 83 ans.

Depuis 2021, plusieurs hommages lui sont rendus :

  • une plaque commémorative est apposée sur sa maison à Badecon-le-Pin en 2021 ;
  • une rue porte son nom à Argenton-sur-Creuse ;
  • une exposition rétrospective intitulée La peintre des fleurs et de la vallée de la Creuse lui est consacrée au musée Serge Delaveau à Gargilesse-Dampierre du au  ;
  • une seconde exposition à Badecon-le-Pin en 2023 intitulée Les fleurs de Jeanne au cours de laquelle sa biographie est écrite par l'historienne de l'Art Anne-Marie Aubin ;
  • deux de ses tableaux sont sélectionnés pour l’exposition Les Inspirées au château de Gargilesse-Dampierre en 2025[2],[3].

Notes et références

  1. ↑ Pascal Goës, Léon Detroy : un post-impressionniste des lumières du midi à la vallée de la creuse, Les ardents éditeurs, (ISBN 9782490623105), p. 75 & 243.
  2. ↑ Anne-Marie Aubin, Jeanne Juillet : Les fleurs de Jeanne, .
  3. ↑ Christine Mery-Barnabé, Dictionnaire des Berrichons célèbres, t. 1, , p. 291-292.

Voir aussi

Bibliographie

  • Anne-Marie Aubin, « Jeanne Juillet », Bulletin du cercle d’histoire d’Argenton sur Creuse, no 42,‎ , p. 38-40.
  • Pierre Josse, « À Badecon-le-Pin vit Jeanne Juillet, peintre des fleurs et de la vallée de la Creuse, amie de Detroy et de Mac Orlan », La Nouvelle République,‎ .
  • Pierre Josse, « Jeanne Juillet sur les pas de Georges Sand », La Nouvelle République,‎ .
  • Pierre Josse, « Jeanne Juillet médaille d’or », La Nouvelle République,‎ .
  • Collectif, Les Inspirées de la Vallée de La Creuse, 30 femmes artistes, 1850-1950 (Catalogue d’exposition), Château de Gargilesse, , p. 58-59.

Liens externes

  • Ressource relative aux beaux-arts :
  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail de l'Indre