Jeremy Halvard Prynne

Jeremy Halvard Prynne
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Biographie
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Cambridge
Nationalité
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Distinction

Jeremy Halvard Prynne, connu sous le nom de J. H. Prynne, né le à Bromley, dans le Kent, et mort le à Cambridge[1]est un poète britannique.

Biographie

Jeremy Halvard Prynne est le fils de Halvard Prynne et Sarah Andrade.

Il fait ses études au St Dunstan's College de Londres. Après avoir effectué deux ans de service militaire obligatoire dans l'armée britannique[2], il s'inscrit au Jesus College de Cambridge en 1957 et obtient une licence d'anglais en 1960. Après un passage à Harvard , Il retourne à Cambridge, au Gonville and Caius en 1962[1]. Cette même année, il publie son premier recueil, « Force of Circumstance and Other Poems ».

Il est d'abord chercheur en littérature anglaise, au Gonville and Caius, puis membre officiel, en 1963, et directeur des études anglaises. Il est le bibliothécaire du collège pendant 37 ans, entre 1969 et 2006 date à laquelle prend sa retraite[3].

H.P.. Prynne a enseigné et donné des conférences aux universités de Surrey et du Sussex, ainsi qu'en Chine, où il a également occupé des postes de professeur honoraire.

Goville & Caius a présenté en 2005 une exposition organisée par Ian Heames dans la bibliothèque inférieure du collège. consacrée à la poésie de J.H. Prynne[lire en ligne].

Il est lauréat du Prix Cholmondeley 2015.

Publications

Commentaires sur l'œuvre de J.H. Prynne

Selon Peter Ackroyd[4], J.H. Prynne est "sans doute le poète le plus impressionnant et le plus doué en Angleterre aujourd’hui, un écrivain qui, à lui seul, a transformé la langue ». Sa poésie, espiègle et austère à la fois, sans être directement politique, modifie notre regard sur le monde contemporain, par ses glissements de son et de sens".


Emmanuel Laugier commente Au pollen[5] : " Prynne conçoit ici un livre de 22 strophes de 12 vers, dont la langue, parataxique, les ellipses comme la multiplicité des vocabulaires (technique, économique, scientifique, pragmatique, etc.) se conçoivent comme une guerre contre une autre (celle d’Irak 2003-2008). Austérité, énigmatiques torsions langagières, forment une basse sonore stupéfiante que sa traductrice, Abigail Lang, restitue avec un tour de force impressionnant : « Résolution affligée ils hèlent nous les coupons à leur tour ils longent la route refusée, la tenant au plus. (…) Parents sortis de la crise symbolique détruite, une ligne après l’autre élevée pour casser maniaques laissés-pour-compte intubés  ». L’effort porté sur la syntaxe, le rythme, la justesse des choix lexicaux, ouvre dans le langage des biais par lesquels s’éclairent des pans diffractés de réalités non-vues, voire inouïes."

Traduits en français

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. 25, 2023, Éric Pesty Éditeur, 20 p.

La Terre de Saint-Martin, traduit par Martin Richet, 2022, Éric Pesty Éditeur, 16 p.

Au pollen, traduit de l’anglais par Abigail Lang, 2021, Éric Pesty Éditeur, 32 p.

Poèmes de cuisine traduit par Bernard Dubourg et l’auteur, 2019, Éric Pesty Éditeur, 48 p.,

Perles qui furent, traduit de l’anglais par Pierre Alferi, 2013, Éric Pesty Éditeur, 48 p.[6]

La fenêtre ovale, traduit le l'anglais par Bernard Dubourg et l'auteur, 2025, Éric Pesty Éditeur, 40 p.

En anglais

Force of Circumstance and Other Poems*, 1962, London, Routledge and Kegan Paul, 54 p.

The Oval Window, 1983. Nouvelle édition 2018, Bloodaxe Books Ltd[7]

Poems, 1982, Agneau 2, 319 p. [lire en ligne]

Poems 2016-2024, Bloodaxe Books Ltd, 2024, 752 p.

Notes et références

  1. (en) Alex Williams, « J.H. Prynne, poète britannique érudit et insaisissable, décède à 89 ans. », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ (en) Creme Ella, « « Poète extraordinaire et original », J.H. Prynne est décédé à l'âge de 89 ans. », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ Gonville et Caius, « Jérémy Prynne (1936-2026) »,
  4. ↑ Pierre Alferi, « Rencontre J. H. Prynne / Pierre Alferi », sur Centre Pompidou.fr,
  5. ↑ Emmanuel Laugier, « Comment la poésie fait-elle la guerre au langage, aux novlangues et aux phrases fausses ? Deux poètes, puissants, y répondent. », Le Matricule des Anges, no 222,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Françoise de Laroque., « Sur Perles qui furent (trad. Pierre Alferi) de J. H. Prynne », Bulletin n°37 Eric Presty Editeur (consulté le )
  7. ↑ Analyse critique de cette poésie dans Xavier Kalck, “Mimesis de la douleur chez George Oppen et J. H. Prynne”, Sillages critiques [Online], 14 | 2012, Online since 20 February 2013, connection on 10 May 2026. [lire en ligne]

Liens externes

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