Jesús Muñecas Aguilar

| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Espagnole |
| Activité |
Policier et militaire |
| Arme |
Garde Civile |
|---|---|
| Grade militaire |
Capitaine |
| Condamné pour |
Rébellion () |
Jesús Muñecas Aguilar, né à Saragosse le , est un ancien capitaine de la Garde civile, qui a participé à la tentative de coup d’État 23-F en 1981. Il est mis en examen par la Justice d'Argentine pour crimes contre l'humanité pendant le franquisme.
Biographie
Jesús Muñecas Aguilar, originaire de Saragosse, a intégré la Garde civile en 1959. Il a été nommé au Pays Basque dans les années soixante, et y est resté jusqu'à la fin des années soixante-dix où, selon de nombreux témoignages, il a été responsable de tortures contre des militants anti-franquistes[1],[2].
Début 1976, il a dirigé la torture d'Amparo Arangoa dans la caserne de la Garde civile à Tolosa (Guipúzcoa). A cette époque il avait déjà «une sinistre réputation de tortionnaire en Euskadi, qui allait encore s'accroître les années suivantes». La revue Zeruko Argia a publié des photographies du résultat des tortures: elles montraient les fesses et les jambes noircies par les hématomes causés par les coups que la victime avait reçus. La revue a été saisie sur ordre du gouvernement de Carlos Arias Navarro, Manuel Fraga étant ministre de l'Intérieur, mais cela n'a pas empêché que d'autres médias reproduisent les photos, ce qui a donné lieu à une campagne de presse à l'encontre de la pratique de la torture[3].
La juge argentine Maria Servini accuse Jesús Muñecas d'avoir participé aux tortures infligées à Andoni Arrizabalaga en 1968, à Zarauz[4]. Toutefois il est protégé par l'Etat espagnol. Le juge Ruz lui a interdit de quitter l'Espagne, afin d'éviter son extradition vers l'Argentine[5].
Parmi les personnes qui ont subi la torture de la part de Jesús Muñecas, certains essaient encore de se faire entendre, comme Josu Arrizabalaga, Elixabete Nosellas et Txomin Olaetxea, torturés en 1976. Comme le dit Elixabete Nosellas, « Maintenant ils nous disent que les crimes sont prescrits, mais ils n'ont jamais enquêté, ni maintenant, ni lorsque les crimes ont eu lieu, ni il y a 20 ans. Jamais. Ces gens-là trouvent toujours une loi pour sauver les leurs »[6].
En 1981, il était en poste dans le Commandement Mobile de Valdemoro. Le , il a participé au putsch, pour lequel il a été condamné à 5 ans de prison pour délit de rébellion militaire. Il a été libéré après avoir accompli les trois quarts de sa peine, en 1984[7].
Références
- ↑ (es) EL PERIÓDICO, « La Fiscalía estudia encausar a un presunto torturador zaragozano », El Periódico de Aragón, (consulté le )
- ↑ « Encontramos al torturador: hablan las víctimas del excapitán Muñecas », Interviu (consulté le )
- ↑ César Lorenzo Rubio, La tortura en la España contemporánea, Madrid, Los Libros de la Catarata, , 192-193 p. (ISBN 978-84-1352-077-3), « La máquina represiva: la tortura en el franquismo »
- ↑ « La Fiscalía propone que un juzgado de Azpeitia investigue al excapitán Muñecas », eldiario.es (consulté le )
- ↑ (es) « La Audiencia Nacional rechaza extraditar a Argentina al capitan Muñecas » (consulté le )
- ↑ (es) « Tres víctimas del exguardia Muñecas que seguirán sin recibir justicia » (consulté le )
- ↑ « El ex capitán Muñecas, acusado de torturas y condenado por el 23-F », ELMUNDO (consulté le )
- Portail de l’Espagne
- Portail de l’histoire