Joëlle Cœur

Joëlle Cœur
Nom de naissance Joëlle Marie Hélène Faguet
Naissance
Perpignan (France)
Nationalité Française
Décès (à 75 ans)
16e arrondissement de Paris
Profession Actrice,
Mannequin de charme
Films notables Jeunes filles impudiques
Les Démoniaques
Les Week-ends maléfiques du Comte Zaroff
Les Lesbiennes

Joëlle Cœur, née Joëlle Faguet le à Perpignan et morte le à Paris[1], est une actrice et mannequin de charme française.

Biographie

Les débuts

Avant de faire carrière sur grand écran, Joëlle Cœur travaille d'abord comme modèle de charme. Elle apparaît dans de nombreux magazines en France (Nous trois no 14, Nature et beauté no 6[2]) ou aux Pays-Bas (Chick no 69) et pose pour des romans photos érotiques aux contenus parfois assez osés[3]. Selon Jean Rollin, elle pratique aussi la peinture en amatrice[4].

Carrière à l'écran

Au cinéma, Joëlle Cœur tourne essentiellement dans des films soft érotiques, très en vogue dans la première moitié des années 1970. On la trouve parfois créditée au générique sous son véritable nom[5].

C'est principalement grâce à sa collaboration avec Jean Rollin qu'elle reste dans les mémoires. Il sait tirer parti de sa sensualité dans deux films érotiques (Jeunes filles impudiques et Tout le monde il en a deux) et surtout dans Les Démoniaques où elle interprète Tina, l'égérie perverse d'une bande de naufrageurs. Considérée comme une des plus belles actrices sexys de la période, elle travaille à trois reprises pour José Bénazéraf. Après Black Love, elle tient la vedette de Voir Malte et mourir et Les Lesbiennes, deux films tournés à Malte[6]. Elle fait la couverture des numéros 18 et 30 du mensuel Euro cinéma.

En 1976, elle montre ses talents de comédienne en endossant un double rôle dans Et si tu n'en veux pas sous la direction de Jacques Besnard[7]. On la retrouve aussi aux côtés de Michael Lonsdale dans le court-métrage La Nuit du beau marin peut-être. Quand le porno s'impose, elle refuse de tourner des scènes « hardcore » et préfère s'éloigner des plateaux de cinéma[8].

Après le cinéma

Après 1976, les informations disponibles sur Joëlle Cœur deviennent très rares et contradictoires, au point que son parcours post-cinéma est difficile à cerner. Selon une interview accordée par Jean Rollin au site Nanarland dans les années 2000[9], elle aurait épousé un kinésithérapeute et aurait émigré aux États-Unis avec ce dernier[10]. Cependant, d'autres sources, dont l'Internet Movie Database, identifient Joëlle Coeur à une certaine Joëlle Faguet, psychothérapeute, épouse du psychiatre Paul Boyesen, le fondateur de l'analyse psycho-organique. D'une manière générale, les témoignages de Jean Rollin doivent être pris avec prudence, car ils sont contradictoires. Ainsi, dans une interview accordée à Norbert Moutier en 1981 et publiée pour la première fois en , Jean Rollin affirme que Joëlle Coeur se serait reconvertie dans l'animation de séances de thérapie de groupe[4].

Selon les partisans de l'identification avec le docteur Joëlle Boyesen, née Faguet, Joëlle Cœur serait décédée en 2024[11] (telles sont notamment les informations figurant dans l'Internet Movie Database)[12]. Toutefois, cette information doit être étayée par des sources solides. Pour le moment, aucun consensus ne semble exister sur la carrière de Joëlle Cœur après la fin de sa carrière cinématographique.

Il convient cependant de noter que les sources relatives à la psychothérapeute Joëlle Boyesen précisent que cette dernière avait été actrice, avant de devenir professionnelle de santé[13], et qu'elle pratiquait la psychothérapie de couple[14]. Par ailleurs, toujours dans les témoignages livrés à Norbert Moutier, Jean Rollin a précisé que le cinéma n'avait jamais vraiment intéressé Joëlle Coeur. Cette dernière serait surtout devenue actrice pour financer ses études et ses activités d'artiste peintre[15].

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

Courts métrages

Images d'archives

  • 1987 : Cynthia's Diary, de José Bénazéraf (scènes extraites de Les Lesbiennes et Une Garce en chaleur)
  • 2001 : Girls who like girls, documentaire de Pauline Edwards (scène coupée de Je suis frigide... pourquoi ?)

Notes et références

  1. ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
  2. ↑ Photographies sur Tomb it may concern et série pour Nous trois
  3. ↑ Comme Le retour de Miss Vaginite ou Les intérieurs de lune (pour adultes)
  4. Norbert Moutier, Monster Bis - Jean Rollin, 158 p., p. 45
  5. ↑ Cf. IMDb
  6. ↑ Edgard Baltzer, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011, p. 618-619
  7. ↑ Christophe Bier, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011, p. 70-71
  8. ↑ Jean Rollin sur Joëlle Cœur sur Requiem for Jean Rollin
  9. ↑ Nanarland, « Interview de Jean Rollin », sur www.nanarland.com (consulté le )
  10. ↑ Nanarland, « Jean Rollin - la biographie par Nanarland », sur www.nanarland.com (consulté le )
  11. ↑ « Hommage à Joëlle Boyesen - ANALYSE PSYCHO ORGANIQUE », (consulté le )
  12. ↑ « Joëlle Coeur | Actrice », sur IMDb (consulté le )
  13. ↑ « Joëlle Boyesen - ANALYSE PSYCHO ORGANIQUE », (consulté le )
  14. ↑ « Décès de Joëlle Boyesen – ff2p » (consulté le )
  15. ↑ Norbert Moutier, Monster Bis - Les Actrices de Jean Rollin, 126 p., p. 38-39
  16. ↑ Une séquence coupée que l'on peut retrouver dans Girls who like girls, documentaire compilant des scènes érotiques lesbiennes réalisée en 2001 par Pauline Edwards
  17. ↑ Créditée comme Pamela Clark. Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, p. 70-71
  18. Créditée comme Joëlle Faguet. Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm

Liens externes

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