Joachim Degener

Joachim Degener
Naissance
Metz, Alsace-Lorraine
Décès (à 69 ans)
Wurtzbourg
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Empire allemand (jusqu'en 1918),
République de Weimar (jusqu'en 1933),
Troisième Reich
Grade Generalmajor
Années de service 1912 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de fer

Joachim Degener ( à Metz - à Wurtzbourg) est un général de brigade allemand de la Seconde Guerre mondiale. Fin 1944, il commanda notamment la 189e division d'infanterie.

Biographie

Joachim Degener naît le , à Metz, une ville de garnison animée de l'Alsace-Lorraine[1]. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand[2], constituant une pépinière d'officiers supérieurs et généraux[note 1]. Il s’engage donc dans l’armée impériale, le . Joachim Degener sert au 17e régiment de hussards, d'abord comme Fahnenjunker-Unteroffizier, puis comme Fähnrich, aspirant, en , et enfin comme Leutnant, sous-lieutenant, en .

Première Guerre mondiale

Joachim Degener participe aux combats avec le 4e escadron d’août à . Il est nommé officier d’ordonnance le , mais tombe malade le . Il est alors affecté dans un dépôt, puis dans un escadron du 13e régiment de hussards, avec qui il combat jusqu’en . Le , Degener est de nouveau affecté au 17e régiment de hussards. Il est promu Oberleutnant, lieutenant, le , et prend la tête d’un escadron du 17e régiment de hussards, commandement qu'il conserve jusqu’au .

Entre-deux-guerres

Après l’armistice de 1918, Joachim Degener est versé dans un régiment de cavalerie, le 10e, puis au 13e régiment monté, où il sert jusqu’en . Promu Rittmeister, capitaine de cavalerie, en , Degener commande un escadron dans ce régiment de à . Le capitaine Degener sert ensuite à l’État-major de la 2e division de cavalerie. Le , il est affecté à Torgau au 10e régiment monté, où il est promu Major, commandant, en . Degener est nommé instructeur, à l’école de guerre de Munich, le . Il est promu Oberstleutnant, lieutenant-colonel, le . Le , le lieutenant-colonel Degener commande un bataillon à l’école de cavalerie. Il commande ensuite le 14e régiment de cavalerie du au . En , Degener est promu Oberst, colonel.

Seconde Guerre mondiale

Le colonel Degener prend le commandement de la 5e brigade des fusiliers le [3]. Le , il est nommé commandant de la place de Wurtzbourg, poste qu’il occupera jusqu’en . À ce poste, il est promu Generalmajor, général de brigade, le . Mis en disponibilité en , le général Degener est nommé commandant de Kovel, en Ukraine.

Le , le général Degener est détaché en France, avant d’être nommé, le , commandant de la Feldkommandantur 997 de Perpignan[4],[5],[6]. Une source américaine le montre à la tête du groupe de combat Degener du au [7], lequel aurait été intégré à la 189e division d’infanterie, du au , dont il aurait eu le commandement[8]. Fin octobre, néanmoins, la dénomination "189e division" fut transférée au groupe Degener du LXXXVe corps, une mesure prise pour garantir que l'organisation provisoire Degener puisse recevoir des ravitaillements et des renforts par les voies normales[9].

Mis en disponibilité le , il est nommé commandant de Győr, en Hongrie, le [10]. C’est de là qu’il partira en captivité le . Accusé de crime de guerre, il sera acquitté et finalement libéré le .

Joachim Degener s'éteint le [11], à Wurtzbourg, en Allemagne.

État des services

Distinctions

Publications

  • Greiner, Heinz, Joachim Degener: Aufgabenstellung und Übungsleitung mit praktischen Beispielen, Berlin: Mittler, 1938.
  • Greiner, Heinz, Joachim Degener: Gefechtsführung und Kampftechnik, Berlin: Mittler, 1937.

Notes et références

Notes

  1. Plus d'une trentaine de généraux et des dizaines d'officiers supérieurs allemands, pour la plupart actifs durant la Seconde Guerre mondiale, verront le jour à Metz, avant 1918.

Références

  1. L’Express, no 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 »
  2. François Roth : Metz annexée à l’Empire allemand, In François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 350).
  3. (de) Günter Wegner, Stellenbesetzung der Deutschen Heere 1815-1939: Die höheren Kommandostellen 1815-1839, Biblio Verlag, (ISBN 978-3-7648-1779-4, lire en ligne).
  4. Bruno Kartheuser, Walter, agent du SD à Tulle: Les pendaisons de Tulle : crime sans châtiment, Krautgarten, (ISBN 978-2-87316-031-9, lire en ligne).
  5. Guerres mondiales et conflits contemporains, Presses universitaires de France, (lire en ligne).
  6. (de) Peter Lieb, Konventioneller Krieg oder NS-Weltanschauungskrieg?: Kriegführung und Partisanenbekämpfung in Frankreich 1943/44, Walter de Gruyter, (ISBN 978-3-486-70741-0, lire en ligne).
  7. (en) Louise A. Arnold-Friend, The Era of World War II: Mediterranean and Western European Theaters of Operation, US Army Military History Institute, (lire en ligne).
  8. (en) Mark Stout, Harry Yeide, First to the Rhine, Zenith Imprint (ISBN 978-1-61673-965-2, lire en ligne).
  9. (en) Clarke, Jeffrey J,Smith, Robert Ross, Riviera to the Rhine : the European theater of operations, Washington, D.C. : Center of Military History, United States Army, (ISBN 0-16-025966-5), Page 275, note 6
  10. (en) James Webb, Generals and Admirals of the Third Reich, vol. 1 : A–G: For Country or Fuehrer, Casemate Academic, (ISBN 978-1-952715-13-6, lire en ligne).
  11. (de) « Generalmajor Joachim Degener », sur Deutsche Digitale Bibliothek (consulté le ).
  12. Rangliste des Deutschen Reichsheeres, Hrsg.: Reichswehrministerium, Mittler & Sohn Verlag, Berlin, 1924, (p. 165).

Bibliographie

  • (de) Dermot Bradley, Die Generale des Heeres 1921–1945 Band 3: Dahlmann-Fitzlaff., Osnabrück, Biblio Verlag, (ISBN 3-7648-2443-3), p. 55–56.
  • (de) Klaus Christian Richter, Die Geschichte der deutschen Kavallerie 1919–1945 (ISBN 3-89350-696-9)

Liens externes

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