Johan Bernhard Hjort

| Naissance | Christiania ou Aker ou Oslo |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière d'Ullern (d) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Rédacteur à |
ABC (d) |
| Père | |
| Mère |
Wanda Hjort (d) |
| Fratrie |
Wanda Hjort (d) |
| Conjoint |
Anna Holst (d) (à partir de ) |
| Enfants |
| Partis politiques |
Fedrelandslaget (à partir de ) Nasjonal Samling ( - Parti conservateur |
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| Membre de |
Nordisk Folkereisning (d) |

Johan Bernhard Hjort ( – ) est un juriste norvégien ayant à de nombreuses reprises plaidé devant la cour suprême de son pays.
Biographie
Il est le fils du biologiste marin, océanographe et directeur des pêches, Johan Hjort. Avec Vidkun Quisling, il est le fondateur du parti politique d'extrême-droite, Nasjonal Samling, le . En 1937, Hjort rompt avec Quisling et quitte le Nasjonal Samling. En 1941, il est arrêté par la Gestapo à la demande directe de Josef Terboven, après que Hjort ait publié un article scientifique dans une revue juridique norvégienne qui critique ouvertement l'occupation allemande. Il séjourne en prison à Oslo puis à Berlin. Après sa levée d'écrou, Hjort s'engage avec sa famille dans des actions de résistance en Allemagne, jouant un rôle essentiel au démarrage de l'opération humanitaire des Bus blancs. On estime que cette opération aurait sauvé 15 345 prisonniers d'un péril mortel dans les camps de prisonniers et camps de concentration. Sur cette quinzaine de milliers d'hommes, 7 795 étaient scandinaves et 7 550 étrangers à la Scandinavie[1].
Après guerre, il prend position en tant qu'avocat à la cour suprême, en faveur de la liberté artistique d'artistes controversés et pour les droits des homosexuels. En 1957, au cours de l'un des plus célèbres arrêts de la cour, l'un des plus sujet à débat de la Norvège d'après-guerre, Hjort se retrouve à défendre le romancier Agnar Mykle (en), accusé d'immoralité et d'obscénité. Hjort est alors président du Riksmålsforbundet (no), une association défendant le Riksmål comme seule forme écrite de la langue norvégienne. Écrivain et conférencier prolifique, Hjort a fréquemment alimenté le débat public. Au nombre de ses livres figurent Justismord (1952), Dømt med rette? (1958) ou encore Demokrati og statsmakt (1963). Il fut aussi le traducteur en norvégien d'Histoires comme ça de Rudyard Kipling.
Notes et références
- ↑ « Specifikation över antal räddade/transporterade med de Vita bussarna (« Spécification du nombre des secourus et transportés par les Bus blancs ») », Croix-rouge suédoise (consulté le )
Annexes
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Le cabinet d'avocat Hjort
Bibliographie
- Ivo de Figueiredo, Fri mann, 2002, Aschehoug, (ISBN 82-03-22973-5) (« Homme libre », en norvégien) ; une biographie de Hjort qui a remporté le prix Brage, le plus prestigieux prix littéraire norvégien.
- Wanda Hjort Heger, Hver fredag foran porten, 1984, Gyldendal (ISBN 82-05-14937-2) (Chaque vendredi à la grille, en norvégien), le récit de la fille de Hjort sur les années de guerre, sur la piste des camps de concentration et la planification et l'exécution de l'opération des Bus blancs.
- Erling Kvamme, The Bernadotte Operation, in the light of Johan Bernhard Hjort's forgotten role as its initiator, 2007, in Historie 1-07, pp. 34–39.
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