Johann Ulrich Mayr

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Johann Ulrich Mayr (1630-1704) est un peintre baroque allemand. Il est connu pour ses portraits, ses scènes de genre et ses sujets religieux. Il est peintre de cour pour plusieurs maisons allemandes et autrichiennes, notamment la cour électorale de Munich et la Maison de Habsbourg à Vienne[1]. Ses portraits sont reproduits sous forme de gravures.
Biographie
Johann Ulrich Mayr naît en à Augsbourg en Bavière[1]. Sa mère, Susanna Mayr, et son grand-père maternel, Johann Georg Fischer (en), sont aussie des peintres[2],[3]. Son père est un riche marchand local[3].
Il suit sa première formation à Augsbourg[4]. Il devient actif comme peintre à Amsterdam en 1648, où il est l'élève de Rembrandt[1]. Il s'installe l'année suivante à Anvers, où il est l'élève de Jacob Jordaens[1],[3].

Il voyage ensuite en Grande-Bretagne puis en Italie[3]. À la fin des années 1650, il est peintre à la cour électorale de Munich. En 1659 ou 1660, il est appelé à Vienne pour réaliser le portrait de Léopold-Guillaume de Habsbourg. Il reçoit une généreuse rémunération ainsi qu'une médaille et une chaîne en or[1].
Il revient s'installer définitivement à Augsbourg vers 1661, où il se marie en 1662[1]. En 1665, il obtient ici le titre de maître. En 1667, il reçoit la visite de celui qui devient plus tard le grand-duc de Toscane, Cosme III (né en 1639, grand-duc de 1670 à 1723)[4].

En 1684, Mayr devient directeur de l'Académie des Beaux-Arts d'Augsbourg, aux côtés de Sigmund Müller, un élève de Joachim von Sandrart. Mayr travaille pour plusieurs maisons royales dans l'espace germanophone. Selon la littérature ancienne, il porte le titre de peintre de la cour impériale. Mayr meurt en 1704 dans sa ville natale d'Augsbourg et y est inhumé le 11 juin[4].
Œuvre
Il peint principalement des portraits — en particulier de sujets portant des costumes historiques[3] —, des scènes religieuses et de genre. Ses portraits ont été reproduits dans de nombreuses gravures et eaux-fortes[1]. Ses premières œuvres datent des années 1650, notamment son autoportrait (voir ci-contre)[3], et l'influence de Rembrandt est notable[3].
Notes et références
- (nl) « Fiche de Johann Ulrich Mayr », sur Rkd.nl (consulté le ).
- ↑ (de) Joachim von Sandrart, Christian Klemm, Teutsche Academie der Bau-, Bild- und Mahlerey-Künste, 1675, p. 329 (ISBN 3-921503-79-5).
- Bénézit, 1976.
- (nl) « Mayr, Johann Ulrich », sur Germanischen Nationalmuseum (consulté le ).
Annexes
Bibliographie
- (de) Thieme-Becker, vol. 24 (1930), p. 486-487
- (fr) Bénézit, 1976, vol. 7, p. 285 ((en) « Johann Ulrich Mayr », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit
, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)) - (de) Wilhelm Adolf Schmidt (de), « Mayr, Johann Ulrich », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 21, Leipzig, Duncker & Humblot, , p. 141
- (en) Werner Sumowski, Walter L. Strauss (ed.), Drawings of the Rembrandt School, New York, Abaris, 1983, vol. 7, p. 4491-4526
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- (en) Johann Ulrich Mayr sur Artnet.
- (de) Notices sur Johann Ulrich Mayr et sa mère, Susanna Mayr sur stadtlexikon-augsburg.de
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