Johanna Cornelius

Johanna Cornelius
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Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Johannesbourg
Nationalité
Activités

Johanna Catharina Cornelius, née le à Lichtenburg en Afrique du Sud et morte le à Johannesburg, est une militante afrikaner et syndicaliste sud-africaine, présidente du Garment Workers' Union of South Africa (en) (GWU) après Solly Sachs (en).

Biographie

Johanna Cornelius naît à Lichtenburg et grandit dans une zone rurale d'Afrique du Sud au sein d'une famille de neuf enfants[1]. Son père et son grand-père participent à la seconde guerre des Boers, tandis que sa mère est internée dans un camp de concentration durant ce conflit[2].

En 1932, elle est arrêtée et brièvement emprisonnée pour avoir participé à une grève organisée par le GWU[3]. Après sa libération, elle encourage les travailleurs à revendiquer de meilleurs salaires et davantage de libertés[3]. Son discours fait également référence à la Grand Trek et à la guerre des Boers, associant le nationalisme à la lutte de classe[2].

En 1933, elle se rend en Union soviétique dans le cadre d’une délégation ouvrière soutenue par le Parti communiste sud-africain[4]. Ce voyage renforce son engagement envers le communisme et les idées d’égalité sociale[3]. À son retour, elle devient organisatrice syndicale à plein temps pour le GWU, basée à Germiston[1].

Elle préside le syndicat entre 1935 et 1937, période durant laquelle les travailleurs obtiennent une réduction du temps de travail et des augmentations salariales[1]. En , elle se rend avec sa sœur au Cap pour soutenir une branche locale du syndicat[2].

Cornelius œuvre pour l’inclusion de travailleurs de toutes origines au sein du syndicat et considère que son engagement syndical lui a permis de dépasser les préjugés raciaux hérités de son éducation[4].

En 1943, elle se présente sans succès aux élections sous l’étiquette du Parti travailliste indépendant[1].

La même année, elle participe à la fondation du National Union of Cigarette and Tobacco Workers. En , elle dirige une grève de deux semaines à Rustenburg, marquée par des affrontements avec la police et l’usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants.

Après l’adoption du Suppression of Communism Act, 1950, elle est inscrite sur la liste des communistes[5]. Lorsque Solly Sachs est contraint à l’exil en 1952, elle prend la direction du GWU, fonction qu’elle occupe jusqu’à sa mort[1].

Johanna Cornelius meurt le à Johannesburg[2].

Notes et références

  1. Helen Rappaport, Encyclopedia of Women Social Reformers, Santa Barbara, ABC-CLIO, (ISBN 1576071014)
  2. « Johanna Catharina Cornelius » [archive du ], sur South African History Online, (consulté le )
  3. Peter LaNasa, « The Rise of Women's Trade Unionism in South Africa » [archive du ], sur South African History Online, (consulté le )
  4. Cherryl Walker, Women and Resistance in South Africa, Le Cap, New Africa Books, (ISBN 9780864861702)
  5. « Garment Workers' Union » [archive du ], sur Wits University Research Archives (consulté le )

Liens externes

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