Johannes Cornelius Mertz

Johannes Cornelius Mertz
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Johannes Cornelius Mertz, né à Amsterdam le et mort à Paris 18e le , est un peintre néerlandais connu pour ses scènes de genre et ses peintures d'histoire.

Le Musée d'Amsterdam, le Musée de Rotterdam et le Musée du Zuyderzee conservent plusieurs de ses œuvres.

Biographie

Famille

La Leçon de musique.
La Lettre (1853).

Johannes Cornelius Mertz, né à Amsterdam le , est le fils de Johannes Mertz (1781-1825), boutiquier, et de Cornelia Coopman (1786-1860). Il épouse à Saint-Josse-ten-Noode le Pétronille Henriette Jeannette Marguerite Roosenboom (1836-1907), née à Haarlem, fille de l'artiste peintre Nicolaas Johannes Roosenboom (d), et petite-fille, par sa mère, du peintre Andreas Schelfhout. Parmi les témoins de leur mariage, figure le peintre Alexander Joseph Daiwaille. Johannes Cornelius Mertz et son épouse ont deux fils : Corneille André Mertz (1860-1935), établi à New York, et Henri Jean Mertz (1861), dessinateur et lithographe[1],[2].

Formation

Johannes Cornelius Mertz étudie, jusqu'en 1841, auprès du peintre d'histoire Jan Willem Pieneman à l'Académie royale des beaux-arts d'Amsterdam[3],[4].

Carrière

Johannes Cornelius Mertz expose à de nombreuses reprises en Europe. Au Salon de Bruxelles de 1848, il obtient une médaille de vermeil pour sa scène de genre La Mère heureuse[5]. Il est présent à quatorze Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas (de 1840 à 1863)[4], à trois salons de Paris (1848 à 1864) et à l'Exposition universelle de 1855[6].

En 1845, il devient membre de l'Académie royale d'Amsterdam, ville où réside et travaille jusqu'en 1859. Ensuite, après avoir vécu à Ixelles, puis à Saint-Josse-ten-Noode durant quelques années, il s'établit définitivement à Paris après 1863[4].

Johannes Cornelius Mertz meurt, à l'âge de 72 ans, rue Labat no 32 à Paris 18e le [1].

Œuvre

Caractéristiques

Son champ pictural couvre essentiellement les scènes de genre et la peinture d'histoire. Plusieurs de ses œuvres ont pour cadre le XVIIe siècle[4].

Sélection

Le Chien obéissant.
Dame écrivant une lettre.
Rembrandt dans son atelier (1851).

Liste établie d'après les catalogues des salons belges, français et néerlandais[6],[4] :

  • Joost van den Vondel honorant son cousin de Flines (Amsterdam, 1840).
  • Portrait de dame (Amsterdam, 1842).
  • Un vieil homme lisant le journal (Amsterdam, 1842).
  • Vue de l'Ij (Amsterdam, 1844).
  • Un intérieur hollandais du 17e (Amsterdam, 1846).
  • Une jeune veuve (Amsterdam, 1846).
  • Scène de la vie domestique de P. Potter (Amsterdam, 1846).
  • La Boudeuse (Salon de Bruxelles de 1848).
  • La Mère heureuse (Salon de Bruxelles de 1848), médaille de vermeil.
  • Une jeune femme affligée (Salon de Paris de 1848).
  • Une jeune fille à l'église (Rotterdam, 1848).
  • Rembrandt dans son atelier (La Haye, 1851).
  • La Convalescence (Exposition universelle de 1855 à Paris).
  • Jeune fille en prière (Exposition universelle de 1855 à Paris).
  • Un intérieur avec figure (Amsterdam, 1856).
  • La Piété (Salon de Paris de 1857).
  • Les Deux sœurs (Amsterdam, 1857).
  • Le Jeune dessinateur (La Haye, 1857).
  • Une fille pensive (Amsterdam, 1858).
  • Le Dessert (Amsterdam, 1858).
  • Un page à la cour de Louis XIII (La Haye, 1859).
  • La Lune de miel (La Haye, 1859).
  • Un dimanche matin (La Haye, 1859).
  • Le Bonheur d'une mère (Salon de Bruxelles de 1860).
  • Curiosité (Amsterdam, 1860).
  • La Guitare (Amsterdam, 1860).
  • Une dame en robe de satin gris, 17e siècle (Amsterdam, 1860).
  • Érasme dans son étude (Groeningen, 1862).
  • La Veuve (Salon de Bruxelles de 1863).
  • Après la victoire (La Haye, 1863).
  • Le Retour de la guerre ; scène de la vie du prince Frédéric Henri d'Orange, stathouder des Pays-Bas (Salon de Paris de 1864).

Collections muséales

Aux Pays-Bas, le Musée d'Amsterdam (Une fille pensive, 1848), le Musée de Rotterdam (Portrait de deux femmes inconnues avec un enfant dans un berceau, 1863) et le Musée du Zuyderzee (Jeune femme dans un intérieur, 1849) conservent plusieurs de ses œuvres[4].

Références

  1. « État-civil de Paris », sur geneanet.org, (consulté le ).
  2. « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. (nl) « Johannes Cornelius Mertz », sur rijksmuseum.nl, (consulté le ).
  4. (nl) « Johannes Cornelius Mertz » (consulté le ).
  5. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 70.
  6. « Johannes Cornelius Mertz », sur salons.musee-orsay.fr, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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