Johannes Rahder

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(à 89 ans) |
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Université Yale (- Université d'Hawaï (- Université de Leyde ( - Université d'Utrecht ( - |
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Johannes Rahder ( - ), est un orientaliste néerlandais, professeur de japonais à l'université de Leyde (1931-1946) et l'université Yale (1947-1965).
Biographie et carrière
Rahder est né à Lubuk Begalung, dans les Indes néerlandaises, où son père était gouverneur de la côte Ouest de Sumatra[1]. Le fait qu'il ait demandé comme cadeau d'anniversaire une bibliothèque quand il avait cinq ans, laisse à penser qu'il devait être un enfant précoce.
Il a d'abord étudié à Leyde (1917-24), puis, de 1924 à 1928, à Bruxelles auprès de Louis de La Vallée-Poussin et à Paris auprès de Paul Pelliot. En 1926, il a obtenu son doctorat à l'université d'Utrecht en publiant une édition et une traductions du Daśabhûmikasûtra, en 1926. En raison de son intérêt pour le bouddhisme et la linguistique, il a non seulement étudié le sanscrit et le pâli, mais aussi le chinois, le japonais, entre autres langues.
Après avoir collaboré pendant quelques années à la rédaction du Hōbōgirin. Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme d’après les sources chinoises et japonaises, édité par la Maison Franco-Japonaise de Tokyo, il fut nommé en 1930 professeur de sanskrit et de linguistique comparée à l'université d'Utrecht. À peine un an plus tard, il a échangé cette chaire pour celle de langue et littérature japonaises à Leyde. Ce poste lui a donné l'occasion de voyager au Japon et en Corée. En 1937-1938, il est professeur invité à l'université d'Hawaï et en 1946, il quitte Leyde pour un poste de professeur titulaire à Hawaï. Cependant, en 1947, Rahder a rejoint l'université de Yale, où il est resté jusqu'à sa retraite en 1965.
J. Rahder a apporté une contribution significative à une meilleure compréhension et à l'influence du bouddhisme, ainsi qu'à l'étymologie de plusieurs langues.
Œuvres (sélection)
- Daśabhûmikasûtra et Bodhisattvabhumi, Louvain, J.-B. Istas, 1926, xxviii, 256 + 28 pp. [Texte sanskrit avec introd. en français]
- Glossary of the Sanskrit, Tibetan, Mongolian and Chinese Versions of the « Daśabhûmika-sûtra », Paris, Geuthner, 1929, viii + 202 p. [lire en ligne (page consultée le 13 décembre 2025)]
- « Harivarman's Satyasiddhi-śâstra », Philosophy East & West, vol. 5, n° 4, jan. 1956, p. 348-355
- Etymological Dictionary of Chinese, Japanese, Korean and Ainu, 1-5, Privately printed, New Haven, 1956-1962
- « La Satkāyadṛṣṭi d'après Vibhāṣā 8 », Mélanges chinois et bouddhiques, 1, 1932, p. 227-239
Notes et références
- ↑ Sauf autre mention, les informations de cette partie viennent de (en) Royal Asiatic Society, « The Papers of Johannes Rahder », sur royalasiaticsociety.org, (consulté le )
Liens externes
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