John Alexander Watler

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Lynam Agricultural College |
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John Alexander Watler, né le et mort le , est un romancier, conteur, poète, dramaturge et interprète littéraire bélizien. Watler est considéré comme un héros populaire pour ses œuvres littéraires qui visaient à préserver la culture kriol[1].
Biographie
John Alexander Watler est né à Monkey River, dans le district de Toledo, le au Belize (Honduras britannique)[2].
Il commence à écrire des compositions à l'âge de 13 ans[3]. Son professeur encourage son talent en lui donnant des cours particuliers d'anglais et de grammaire[1]. Il excelle ensuite à l'école primaire et au lycée, puis étudie au Lynam Agricultural College[note 1], dans le district de Stann Creek[1]. Voyant que ses parents ne sont pas en mesure de l'envoyer à l'université, il commence à chercher du travail. À l'âge de 18 ans, il obtient son premier emploi de rédacteur en tant que sténographe judiciaire pour le Belize Times[1],[3]. En 1958, il commence à soumettre des nouvelles qui seront diffusées sur la radio, le British Honduras Broadcasting Service. Ses histoires y sont lues par Lawrence Vernon et Leo Bradley Senior. Plus tard, le trio publie un recueil de nouvelles intitulé Among My Souvenirs.
Après avoir publié son recueil de nouvelles, Watler envoie un exemplaire de Among My Souvenirs au journal jamaïcain The Daily Gleaner. Il reçoit une invitation de The Gleaner pour suivre une formation en journalisme d'un an dans le cadre d'un programme destiné aux écrivains caribéens au sein même du journal[3]. À son retour de la Jamaïque, il travaille comme rédacteur en chef par intérim pour le Belize Billboard, un quotidien.
Watler obtient un diplôme en journalisme en 1995[1]. La même année, sa nouvelle intitulée Bitter Sweet Revenge est publiée dans la série Belizean Writers Series dans Snapshots of Belize: An Anthology of Belizean Short Fiction. Il continue d'écrire de nombreuses histoires et poèmes. Cependant, son premier roman publié, Cry Among Rainclouds, n'a vu le jour que lorsque Watler avait déjà atteint la soixantaine[1].
En 2004, il passe un contrat avec le gouvernement bélizien pour réaliser cinquante visites dans diverses écoles du pays pour encourager et stimuler la créativité des enfants[3].
Il est également membre émérite de l'« Association nationale américaine des conteurs noirs » (American National Association of Black Storytellers, NABS) et siège à leur comité scientifique lors de leur congrès national de 2010 à Minneapolis, dans le Minnesota. Il est également membre de l'Association internationale des conteurs.
En 2014, il subit un quadruple pontage à l'hôpital de Glendale, en Californie. Il meurt à Baltimore, dans le Maryland, le [1]. Il a continué d'écrire jusqu'à la fin de sa vie[4]. Peu de temps avant sa mort, son ordinateur a été volé avec ses derniers travaux dont un roman non fini[1].
Œuvres
Romans
- (en) Cry Among Rainclouds, 2001[5]
- (en) De Works, 2002
- (en) Sea Lotto, 2004[6]
- (en) Boss of Dangriga, 2007[5]
- (en) The Bomba Codex, 2009
- (en) The Banjuju Tribe, 2011
- (en) The Snake Doctor, 2011
- (en) Blue Hole, 2013
- (en) Antics, 2015
- (en) Weggy's Rumor, 2015
Poésie
- (en) The Story of Belize City, 2005
Le , il sort un CD audio contenant trois de ses récits : le poème épique intitulé The Story of Belize City (« L'histoire de Belize City »), un poème historique intitulé While They Fight I Write (« Pendant qu'ils se battent, j'écris ») et un poème écologique intitulé The Grand Tour of Monkey River (« Le grand tour de Monkey River »)[7].
Théâtre
En plus de ses nombreuses contributions à la littérature bélizienne, John Alexander Watler est également un maître conteur, bien connu dans le monde du théâtre bélizien pour ses performances solo pleines de vie mettant en scène des personnages folkloriques tels que Brer Anansi ou certaines de ses créations théâtrales, telles que : Wapye’s Letter, One Foot Was Pushed et Sunkutu’s UFO Experience[1]. Ces récits et ces performances énergiques ont constitué la base des efforts déployés par Watler pour préserver la culture kriol. Des universités américaines, notamment Texas A&M, Marlborough College et Sterling College, ont accueilli John Alexander Watler en tant qu'artiste littéraire[1].
Récompenses
John Alexander Watler reçoit la médaille d'or en 1978 lors du Festival national des arts : récit historique, ainsi que le prix du concours national de poésie en 1999 décerné par l'Institut national de la culture et de l'histoire du Belize. Il reçoit également le prix d'excellence pour l'ensemble de sa carrière en 2011/2012, à Chicago, dans l'Illinois[1].
Notes et références
Notes
- ↑ Le College a fermé définitivement ses portes en 1971.
Références
- (en-US) « Literary genius, John Alexander Watler, dies peacefully at 77 »
, sur Amandala Newspaper, (consulté le )
- ↑ (en) « Belizean Biographies »
, sur Belize National Library Service and Information System (BNLSIS) (consulté le )
- (en-US) « John Alexander Watler: The roads to his literary genius! »
, sur Amandala Newspaper, (consulté le )
- ↑ (en) « The Passing Of A Celebrated Belizean Writer »
, sur www.7newsbelize.com, (consulté le )
- (en-US) « Belizean Literature » [archive du ]
, sur thelatinoauthor.com (consulté le )
- ↑ (en) « John Watler Hits ‘Sea Lotto’ »
, sur 7newsbelize.com, (consulté le )
- ↑ (en) « Poet releases work on Belize City »
, sur archive.channel5belize.com, (consulté le )
Liens externes
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