John Joseph Tracey
| Naissance | |
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| Décès | Dublin, Irlande, Royaume-Uni |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Formation | |
| Maître |
George Meade |
The Irish Peasant's Grave (1843) A Scene of Bygone Days (1845) |
John Joseph Tracey (ou John Joseph Tracy), né en 1813 à Dublin, alors ville du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, et mort le dans la même ville, est un peintre irlandais.
Biographie
John Joseph Tracey naît en 1813 à Dublin. Les sources disponibles ne mentionnent pas sa date de naissance exacte, non plus que ses origines familiales. Ces dernières sont vraisemblablement modestes, en effet sa mère travaille comme gouvernante du peintre George Meade (ca. 1754–1835), domicilié au 6 Malpas Street à Dublin[1],[2]. Ce dernier repère très tôt le talent artistique du jeune John Joseph et le fait entrer en 1829 à la Royal Dublin Society’s School of Art, l’un des principaux foyers de formation artistique en Irlande au début du XIXᵉ siècle. Il y fait de rapides progrès et remporte des prix en 1830 et 1831[1],[3].
En 1831, il expose pour la première fois à la Royal Hibernian Academy (RHA), à laquelle il envoie deux tableaux. Il commence ensuite à exercer comme peintre, résidant toujours à Malpas Street auprès de son protecteur George Meade ; après la mort de ce dernier en 1835, il continuera à habiter à cette adresse au moins jusqu’au recensement de 1851[4]. Sous l’influence de son protecteur, peintre de sujets classiques et mythologiques, John Joseph Tracey se consacre exclusivement à cette thématique durant les premières années de sa carrière.
Il épouse à une date non documentée Ellen (ou Maria) Kinsella, qui lui donnera quatre enfants[1],[4]:
- Ellen ou Helena (? - ap. 1920), mariée en 1870 à David Donohue, dont postérité (trois filles)
- John (1838-1911), qui poursuivra avec son frère Edward le commerce de nettoyage et restauration de tableaux de leur père, sans postérité
- Edward (1843-1919), sans postérité
- Georgina (1851-1930), sans postérité
En 1841, l’acquisition de son œuvre Coriolanus par la Royal Irish Art Union marque le début de sa reconnaissance institutionnelle[1],[5].
À partir de 1842 environ, il opère un tournant décisif dans sa pratique en abandonnant progressivement les sujets classiques pour se consacrer à des scènes de la vie rurale irlandaise, un genre alors en plein essor[1],[6].
En 1843, il présente à la Royal Hibernian Academy l’une de ses œuvres majeures, The Irish Peasant's Grave, qui sera achetée pour soixante-dix livres par la Royal Irish Art Union[1].
En 1845, il expose à la Society of Irish Artists[7] une autre de ses œuvres marquantes, A Scene of Bygone Days[8]. Ce tableau, représentant une scène d'expulsion d'une famille paysanne par la police irlandaise, sera primé par la Royal Irish Art Union[3],[6],[9] puis sélectionné en 1888 pour être exposé, sous le titre The Eviction, à l’Exposition irlandaise de South Kensington à Londres[3],[4],[10].
Jusqu’à la fin des années 1850, il demeure un exposant régulier à la Royal Hibernian Academy. En 1860, il déménage pour s’établir au 85, Heytesbury Street, où il résidera ensuite jusqu'à sa mort. À partir de cette date, il abandonne progressivement la palette pour se consacrer à une activité commerciale de nettoyage et restauration de tableaux[1].
John Joseph Tracey décède le dans son domicile de Heytesbury Street, et est inhumé le au cimetière de Glasnevin, au nord de Dublin[11].
Il tombe ensuite dans un oubli presque complet, au point que pendant longtemps ses œuvres maîtresses seront attribuées par erreur à son contemporain Daniel MacDonald[3],[6]. Après un début de carrière consacré aux sujets classiques, son virage vers le réalisme social l'inscrit pourtant, à l’instar de ce dernier, dans le courant des peintres irlandais représentant la paysannerie. Il est ainsi l’un des rares artistes locaux à avoir produit des œuvres picturales contemporaines de la Grande Famine (1845–1852) et de ses conséquences sociales (expulsions, funérailles villageoises)[6],[9],[10].
Œuvres
- Coriolanus (1841), acheté pour 50 livres par la Royal Irish Art Union[5]
- The Irish Peasant's Grave (1843)
- A Scene of Bygone Days (1845)
- Christ driving the Devils out of the possessed Men (1853), exposé à la Grande exposition industrielle de Dublin[12]
- The Low-backed Car (1853)[1]
- Larry O’Toole praying for a Son and Heir (1860), tiré du conte populaire Phelim O’Toole’s Courtship de l’écrivain dublinois William Carleton[1],[13]
Galerie
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The Irish Peasant's Grave
(1843), Crawford Art Gallery, Cork. -
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A Scene of Bygone Days
(1845), Crawford Art Gallery, Cork.
Références
- « Tracey, John Joseph », dans Walter G. Strickland, A dictionary of Irish artists, New York, Hacker Art Books, (réimpr. 1969) (lire en ligne), p. 451-452
- ↑ « George Meade, Historical Painter », sur www.libraryireland.com (consulté le )
- (en-GB) « Work Of The Week | 17 July 2023 - John Joseph Tracey, A Scene of Bygone Days », sur crawfordartgallery.ie, (consulté le )
- « John Joseph Tracey (1813-1873) Painter of Classical Subjects and Irish Scenes », sur traceyclann.com (consulté le )
- « The Royal Irish Art Union », sur www.libraryireland.com (consulté le )
- Niamh O’Sullivan, « Who painted Spice Bag’s original? », History Ireland, vol. XXXI, no 4, , p. 22-23 (lire en ligne)
- ↑ « The Society of Irish Artists », sur www.libraryireland.com (consulté le )
- ↑ « Exhibition of the Society of Irish Artists », The Freeman’s Journal, vol. LXXVIII, , p. 2 (lire en ligne)
- Mikel Rand Inchausti, Making Up for Lost Time: The Historiography of Ireland’s Great Famine, 1845-1852, New York, Bard College/Bard Digital Commons, (lire en ligne), p. 24
- John Turpin, « Irish history painting », The GPA Irish Arts Review Yearbook, 1989/1990, p. 241, 247 (ref. 38) (lire en ligne)
- ↑ « Births, Deaths, Marriages and Obituaries », The Freeman’s Journal, vol. CVI, , p. 10 (lire en ligne)
- ↑ John Sproule, The Irish Industrial Exhibition of 1853 : a detailed catalogue of its contents, Dublin, James McGlashan, (lire en ligne), p. 461 (œuvre n° 370)
- ↑ « Stories of the Irish, by William Carleton, Part 7 », sur www.gutenberg.org (consulté le )
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