José Félix Estigarribia

José Félix Estigarribia
Fonctions
Président du Paraguay
-
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
(à 52 ans)
Altos
Sépulture
National Pantheon of the Heroes (en)
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Autres informations
Partis politiques
Arme
Grade militaire
Conflits
Maître
Distinction
Ordre national du mérite (en)

José Félix Estigarribia Insaurralde (né le à Caraguatay et mort le à Altos) est un militaire et homme d'État paraguayen, membre du parti libéral.

Biographie

Après des études d'agronomie, José Félix Estigarribia rejoint les rangs de l'armée nationale en 1910, et suit une formation d'officier, au Chili, puis en France. Héros de la guerre du Chaco, il y commande la Première division d'infanterie, étant successivement promu aux grades de brigadier général, général de division, puis de commandant en chef des forces armées. Cependant, cette charge lui est retirée après que le président Eusebio Ayala est renversé par la révolution fébrériste.

En 1938, Estigarribia devient envoyée extraordinaire aux États-Unis[1]. Il négocie avec succès un programme d'aide économique américain au Paraguay[1].

Estigarribia est élu président pour un mandat de quatre ans en 1939 et entre en fonction le [2]. Le , une tentative de coup d'État militaire a lieu contre lui[3]. En réponse, le , Estigarribia dissout le Parlement, s'arroge les pleins pouvoirs et suspend la Constitution. Déclarant que « notre nation est au bord d'une anarchie terrible », il annonce que la démocratie serait rétablie dès qu'un cadre constitutionnel viable serait élaboré. Estigarribia affirme que seule une dictature temporaire pouvait sauver le pays[3].

Le ,José Félix Estigarribia et son épouse, la Première dame Julia Miranda Cueto, sont en tournée à l'intérieur du Paraguay[4]. Lors d'un voyage d'Altos à sa résidence de campagne à San Bernardino, son avion, un Potez 25 de la Force aérienne paraguayenne, s'écrase quelques minutes après son décollage à Agapuey et le couple présidentiel et le pilote à bord sont tués[5]. Les examens des débris ont révélé que l'arbre de l'hélice s'était encliqueté[6].

Postérité

Le nom de « Mariscal José Félix Estigarribia » est donné à un district dans le département de Boquerón.

Notes et références

  1. (en) Frank O. Mora, « The Forgotten Relationship: United States-Paraguay Relations, 1937-89 », Journal of Contemporary History, vol. 33, no 3,‎ , p. 451–473 (ISSN 0022-0094, lire en ligne).
  2. ↑ (en) Harris Gaylord Warren, « Political Aspects of the Paraguayan Revolution, 1936-1940 », The Hispanic American Historical Review, vol. 30, no 1,‎ , p. 2–25 (ISSN 0018-2168, DOI 10.2307/2508996, lire en ligne Accès payant).
  3. (en) Paul H. Lewis, Paraguay since 1930, vol. 8, Cambridge University Press, , 233–266 p. (ISBN 978-0-521-26652-9, DOI 10.1017/chol9780521266529.005, lire en ligne Accès payant)
  4. ↑ (es) Dictatorship in Paraguay, Oakland Tribune, 19 février 1940, p. 1.
  5. ↑ (en) Dictator of Paraguay is Killed in Airplane Crash, Oakland Tribune, 8 septembre 1940, p. 1.
  6. ↑ (en) Antonio Luis Sapienza, « The Potez 25 A-2 / T.O.E. in Paraguayan Military Service »,

Annexes

Bibliographie

  • (es) Anahí Soto Vera, José Félix Estigarribia: En Invicto, Asunción, Editorial Atlas S.A, coll. « Protagonistas de la Guerra Del Chaco Series », (ISBN 978-99925-227-5-2).

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique
  • icône décorative Portail de l’histoire militaire
  • icône décorative Portail du Paraguay