José Félix de Lequerica
| José Félix de Lequerica | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ambassadeur d'Espagne Aux États-Unis | |
| – (3 ans, 9 mois et 28 jours) |
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| Prédécesseur | Eduardo Propper de Callejón |
| Successeur | José María de Areilza |
| Ministre des Affaires étrangères | |
| – (11 mois et 9 jours) |
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| Président du gouvernement | Francisco Franco |
| Gouvernement | Franco IV |
| Prédécesseur | Francisco Gómez-Jordana Sousa |
| Successeur | Alberto Martín-Artajo |
| Maire de Bilbao | |
| – (7 mois et 10 jours) |
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| Prédécesseur | José María González de Careaga y Urquijo (es) |
| Successeur | José María Oriol (es) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | José Félix de Lequerica |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bilbao (Espagne) |
| Date de décès | (à 72 ans) |
| Lieu de décès | Getxo (Espagne franquiste) |
| Parti politique | FET y de las JONS |
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| Ministres des Affaires étrangères d'Espagne | |
José Félix de Lequerica, né le à Bilbao et mort le à Getxo, est un homme politique et diplomate espagnol, ministre des Affaires étrangères sous le régime franquiste.
Biographie
En , José Félix de Lequerica est nommé par le gouvernement nationaliste aux fonctions de maire de Bilbao. En , il est nommé ambassadeur en France. L'année suivante, au cours de la débâcle, il suit le gouvernement français à Bordeaux. Il établit des rapports qui sont empreints d'un fort antisémitisme, où il décrit Paul Reynaud et Georges Mandel comme des membres du « clan belligérant et juif anglais » et il fait allusion aux éventuelles « hécatombes agréables au génie catastrophique du peuple élu » qui pourraient être provoquées « en union avec le judaïsme américain »[1]. Il suit le gouvernement français à Bordeaux lors de la débâcle et joue un rôle important en relayant via Madrid le la demande d'armistice formulée par le ministre français des Affaires étrangères Paul Baudouin à Hitler. A la fin , il prévoit, avec un groupe de cagoulards et de phalangistes de procéder à l'enlèvement de Manuel Azaña, alors en exil à Montauban . Il sollicite l'évêque Pierre-Marie Théas pour qu'il offre son aide mais devant le refus de celui-ci, et la difficulté d'organiser l'opération, il l'abandonne[2].
Le , il devient ministre des Affaires étrangères et le demeure jusqu'au quand il est envoyé à Washington afin de faire reconnaître le régime franquiste par les États-Unis. Une fois la reconnaissance acquise, Lequerica est nommé ambassadeur à Washington et présente ses lettres de créance au président Truman le , qui cependant le reçoit froidement[3].
Il favorise l'entrée en Espagne des collaborateurs Abel Bonnard et Alain Laubreaux[4].
Notes et références
- ↑ Juan Avilés Farré, « Un país enemigo: Franco frente a Francia, 1939-1944 », Universidad Nacional de Educación a Distancia, Madrid, vol. 7, , p. 117 (ISSN 1130-0124, lire en ligne)
- ↑ Pascal Caïla, « Un évêque dans la tourmente : Mgr Pierre-Marie Théas », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, , p. 335-354 (lire en ligne)
- ↑ (es) Paul PRESTON (trad. Teresa CAMPRODÓN et Diana FALCÓN), Franco "El Caudillo de España" [« Franco. A Biography »], Sant Andreu de la Barca, Barcelona, DeBolsillo. Novoprint S.A, , 1031 p. (ISBN 84-9759-477-0), p. 656
- ↑ Maud de Belleroche, Le Ballet des crabes, Filipacchi, 1975, p. 230.
Liens externes
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