José María Guido
| Président de l'Argentine | |
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| Membre du Sénat de la Nation argentine Río Negro | |
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(à 64 ans) Buenos Aires |
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Purificación Areal (d) |
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José María Guido (né à Buenos Aires le - mort dans la même ville le ) est un avocat et homme politique argentin, président de l'Argentine de à . Il est nommé au sommet des pouvoirs exécutif et législatif après le coup d’État militaire du qui chassa le président Arturo Frondizi du pouvoir[1].
Biographie
Coup d'État militaire du 29 mars 1962
Le , un coup d'État, dirigé par le général Raúl Poggi, l'amiral Agustín Penas et le brigadier général Cayo Alsina chassa du pouvoir le président Arturo Frondizi. Par une habile manœuvre du ministre de la justice Julio Oyhanarte, José María Guido, président par intérim du Sénat[2] et sénateur du Río Negro, fut nommé, comme le prévoyait la Constitution en cas d'acéphalie (vacance) du pouvoir, président de la Nation, conformément à la Loi 252 du qui stipulait qu'aucun militaire ne pouvait exercer cette charge.
Le matin du , le général Raúl Poggi, chef de l'insurrection victorieuse, marcha sur la Casa Rosada afin de se proclamer chef du gouvernement, mais apprit par les médias qu'un civil avait déjà été nommé président par la Cour suprême. Les militaires mirent un terme à leur insurrection et acceptèrent la situation de fait. Ils convoquèrent Guido à la Casa Rosada pour le contraindre à exécuter les demandes des forces armées, notamment l'annulation des élections du qui avaient vu les péronistes emporter le gouvernement de dix des quatorze provinces. Guido accéda aux demandes des militaires qui le confirmèrent comme président. Le lendemain, le Congrès annula les élections du et intervint dans toutes les provinces pour annoncer la dissolution. Ainsi Guido put-il assumer les pouvoirs exécutif et législatif du pays, sous la supervision des forces armées, qui se réservaient le droit de le chasser du pouvoir. Son mandat de facto dura du au .
Le gouvernement Guido
Guido était un radical intransigeant. Il choisit des ministres d'orientation libérale, comme Frederico Pinedo et José Alfredo Martínez de Hoz.
En , il édicta un statut des partis politiques afin de refuser la reconnaissance du péronisme. Il émit aussi un décret prohibant l'action néfaste du communisme.
Il dévalua le peso, réduisit les dépenses publiques et négocia un nouvel accord avec le Fonds monétaire international. Il instaura un système de vote à la proportionnelle[1].
Soulèvements militaires
Le président Frondizi renversé en 1962, détenu par les militaires sur l'île Martín García, refusa d'abdiquer (« No me suicidaré, no renunciaré y no me iré del país. » — « Je ne me suiciderai pas, je ne démissionnerai pas et je ne quitterai pas le pays. » —), soutint des insurrections militaires jusqu'à la fin de son mandat et imposa Álvaro Alsogaray (es) comme ministre de l'Économie. Cela provoqua d'interminables mouvements de foules dans le pays. Ainsi le bref mandat de Guido fut-il marqué par les affrontements entre factions militaires armées (les azules et les colorados). Son gouvernement survécut à plusieurs soulèvements armés.
Le , le chef de la garnison du Champ de Mars, Enrique Rauch, qui appartenait aux franges les plus nationalistes de l'armée, se souleva et exigea que le commandant en chef de l'armée, le général Raúl Alejandro Poggi, et le ministre Marino Carreras, quittent le gouvernement. Le , Guido réussit à trouver un accord entre les parties, et les ministres durent se retirer. Le poste de ministre de l'armée échut au général de brigade Juan Bautista Loza[3].
Les nouvelles élections
En 1963, Guido convoqua des élections présidentielles. Elles furent démocratiquement restreintes, car le péronisme était interdit. Arturo Umberto Illia, de l'Unión Cívica Radical del Pueblo (UCRP), fut élu et prit le pouvoir le . L'élection fut marquée par un fort nombre de votes blancs, que les partisans de Perón utilisèrent afin de protester contre le système[4].
Le président Illia fut lui aussi chassé du pouvoir par un coup d'État militaire le .
Décès
José Maria Guido décéda le . Ses restes furent déposés au Cementerio de la Recoleta (Cimetière de la Recoleta). Une rue de la ville de Viedma reçut son nom en hommage.
Sa femme est morte à 77 ans en 1998.
Notes et références
- (es) « JOSÉ MARÍA GUIDO (1962 – 1963) », sur casarosada.gob.ar (consulté le ).
- ↑ Parce que le vice-président Alejandro Gómez avait renoncé à son poste.
- ↑ « Rouquie, Alain. Poder militar y sociedad política en la Argentina II.1943-1973.. | El peronismo en sus fuentes », sur peronlibros.com.ar (consulté le ).
- ↑ Félix Luna, Historia de la Argentina: La Democracia Débil (1955-1966): Fascículo Nº 9, "El Poder Militar", Ediciones Hyspamérica, .
Liens externes
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