José María Marco

José María Marco
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Professeur associé (en)
Biographie
Naissance
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José María Marco Tobarra
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José María Marco Tobarra, né à Madrid le , est un enseignant et écrivain espagnol.

Biographie

José María Marco est né à Madrid le . Il est élève au lycée français de Madrid où il obtient un baccalauréat en français et en espagnol. Il effectue des études de philosophie à l'université Paris X Nanterre et à Paris VIII Vincennes, où il suit les cours de Gilles Deleuze et Jean-François Lyotard, parmi d'autres[réf. nécessaire]. Il obtient une licence de Philologie espagnole à l'université complutense de Madrid (UCM)[réf. nécessaire].

Il a été professeur agrégé de baccalauréat entre 1982 et 1986 dans plusieurs lycées de Madrid. En 1996, il rejoint l'université pontificale de Comillas de Madrid (UPCO / ICADE). À l'UPCO, il contribue au lancement de la licence de traduction et d'interprétation et a ensuite rejoint l'équipe qui a créé la première licence universitaire en relations internationales enseignée en Espagne. Il a également participé à la création du diplôme de communication internationale (Bachelor in Global Communication). À l'UPCO, il a enseigné diverses matières, notamment « Histoire des idées politiques », « Religion et pouvoir politique dans les relations internationales », « Introduction à la politique étrangère de l'Espagne », « Introduction to Spanish Politics », « Comparative Cultural Studies », « International Issues from a Spanish Perspective », « Théorie et pratique de la traduction », « Traduction littéraire », « Langue et littérature espagnoles ». En 2004-2005, il a été chercheur au Département d'espagnol et portugais de l'université de Georgetown[réf. nécessaire].

Carrière professionnelle

Chroniqueur au journal La Razón[Quand ?], il collabore également dans divers médias, tels que Libertad Digital et La Ilustración Liberal (dont il est fondateur), El Medio, Cuadernos de Pensamiento Político. Il participe aussi à esRadio (La Tarde de Dieter), dirige et présente (avec Nuria Richart) le talk-show Libros con Marco et prend part à Ópera Actual, The Objective et Nueva Revista.

Il a été secrétaire de rédaction des magazines Dezine (1979-1981) et La Ilustración Liberal (1999-2000). Il a été membre du conseil d'administration du journal ABC et du comité de rédaction de La Gaceta de los Negocios. Membre fondateur de Libertad Digital, il a été membre du comité consultatif de la Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales (FAES), où il a été membre du Patronat jusqu'en 2018. Il est membre du conseil d'administration de la Fundación Internacional para la Libertad (FIL). Il a été membre du comité de rédaction de La Ilustración Liberal et de la Revista Hispano-Cubana et du conseil consultatif de l'Institut Cánovas del Castillo.

Politique

Affilié au PSOE et à la UGT entre 1983 et 1989, il s'est présenté comme candidat au poste de sénateur pour Madrid sous l'étiquette du parti Vox (élections du ) et a obtenu 610 601 voix[1],[2].

Il s'est présenté aux élections à l'Assemblée de la communauté de Madrid pour le parti Vox (). Il a obtenu 287 667 voix et a renoncé à sa qualité de député régional[3],[4]. Depuis lors, il n'est lié à aucune organisation ni à aucun parti politique. Marco est ouvertement homosexuel[5].

Pensée

L'étude de l'histoire politique et intellectuelle espagnole autour de la crise de 1898, jusqu'à la Seconde République, a conduit José María Marco à développer une position critique sur le nationalisme, en particulier le nationalisme espagnol. À son avis, le nationalisme n'est pas une exagération dangereuse du patriotisme. C'est une idéologie, apparue à la fin du XIXe siècle, qui vise à détruire la nation libérale et à en construire une autre fondée sur la race, la langue ou la culture. Cette nouvelle Nation est nécessairement intolérante et fermée sur elle-même. Selon Marco, le nationalisme peut être considéré l'une des « religions politiques », destructrices par nature, caractéristiques du XXe siècle. À partir de cette critique, Marco a voulu « fournir au corpus de la doctrine libérale un contenu civique et moral »[6].

Selon Marco, le nationalisme s'oppose au patriotisme, bien qu'il puisse l'utiliser. Le patriotisme est une vertu civique basée sur l'amour de notre pays, qui nous amène à l'aimer tel qu'il est - et non tel que nous le souhaiterions. Il vise à préserver et à améliorer notre propre pays. Et il est à la base des démocraties libérales et pluralistes dans lesquelles nous vivons[7].

Publications

  • 1988 : La inteligencia republicana. Manuel Azaña (1898-1930), Biblioteca Nueva[8].
  • 1990 : Azaña. Una biografía, Mondadori, 1991 ; Planeta, 1998 ; Libros Libres, 2007 ; Biblioteca Online, 2013
  • 1991 : Viaje de California, Pre-Textos
  • 1997 : La libertad traicionada, Planeta, 1997 ; Gota a Gota, 2007
  • 2001 : Francisco Giner de los Ríos. Poder, estética y pedagogía, Ciudadela, 2007 ; Biblioteca Online, 2012
  • 2007 : La nueva revolución americana, Ciudadela
  • 2009 : Historia patriótica de España, Planeta, 2011, 2013[7].
  • 2013 : Antonio Maura. La política pura, Gota a Gota[9].
  • 2015 : Sueño y destrucción de España. Los nacionalistas españoles (1898-2015), Planeta[10].
  • 2019 : Diez razones para amar España, Libris
  • 2019 : El verdadero amante: Lope de Vega y el amor, Ediciones Insólitas[11].
  • 2020 : La Hora de España. Una afirmación liberal conservadora, Deusto

Notes et références

  1. (es) Rául Díez, « Conversación con Raúl Díez », (consulté le ).
  2. (es) Marina Pina, « José María Marco, candidato de Vox: El matrimonio homosexual es cuestión de dignidad », El Mundo,‎ (lire en ligne).
  3. (es) « El escritor José María Marco será el candidato de VOX al Senado por Madrid », La Vanguardia,‎ (lire en ligne).
  4. (es) « Resolución de 24 de mayo de 2019, de la Presidencia de la Junta Electoral Central, por la que se publica el resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 129/2019, de 4 de marzo, y celebradas el 28 de abril de 2019, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las correspondientes Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla », Boletín Oficial del Estado, Agencia Estatal Boletín Oficial del Estado, no 129,‎ , p. 57340-57424 (lire en ligne [PDF]).
  5. (es) « El número dos de la candidatura de Vox renuncia a su escaño en la Asamblea », La Vanguardia,‎ (lire en ligne).
  6. (es) Carmona, « El patriota veraz », (consulté le )
  7. (es) Miguel Ángel Quintanilla Navarro, « Una historia patriótica de España », Cuadernos de Pensamiento Político, Madrid, FAES,‎ , p. 225–227 (ISSN 1696-8441, lire en ligne).
  8. (es) Juan Avilés Farré, « En torno a Azaña », Universidad del Pais Vasco, Bilbao, no 6,‎ , p. 279–283 (lire en ligne).
  9. (es) Octavio Ruiz-Manjón, « La formación de una clase política », Revista de Libros,‎ 16 de abril de 2014 (lire en ligne).
  10. (es) Emilio Sáenz-Francés San Baldomero, « Sueño y destrucción de España. Los nacionalistas españoles (1898–2015) », Comillas Obra of International Relations, Universidad Pontificia Comillas, no 4,‎ , p. 110–111 (ISSN 2386-5776, lire en ligne).
  11. (es) « José María Marco descubre 'El verdadero amante' que hay detrás de Lope de Vega », Libertad Digital,‎ (lire en ligne).

Liens externes

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