José María Sison

| Naissance | |
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| Décès |
(à 83 ans) Utrecht |
| Surnom |
Joma |
| Pseudonyme |
Amado Guerrero |
| Nationalité | |
| Formation |
Université des Philippines (baccalauréat ès arts) Université Ateneo de Manila Colegio de San Juan de Letran (en) |
| Activités |
| Parti politique | |
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| Idéologie | |
| Membre de |
International League of Peoples' Struggle (en) |
| Site web |
José María Canlás Sison est un écrivain et militant communiste philippin né le à Cabugao et mort le à Utrecht[1],[2].
Biographie
Premières années
José María Sison naît le à Cabugao. Il étudie à l'Université des Philippines et en Indonésie. Il obtient une licence d’arts et de lettres en anglais en 1959, puis enseigne la littérature, l'œuvre de José Rizal les sciences politiques à l’université[3].
Activités communistes
Engagé dans les mouvements de gauche, il fonde en 1968 l'actuel Parti communiste des Philippines, de sensibilité maoïste. Sa branche armée, la Nouvelle Armée du peuple, entend conduire la révolution contre l’accaparement des terres par les grandes familles et le régime en place[3].
Le dictateur Ferdinand Marcos le désigne comme « l’ennemi public numéro un ». La loi martiale est proclamée en 1972 pour écraser la rébellion communiste naissante. La sanglante répression qui s'ensuit permet au contraire à la guérilla d'accroître ses effectifs, lesquels sont estimés à 25 000 combattants lors de la chute de Marcos, en 1986. Elle contrôlerait alors jusqu’à 25 % de l’archipel. Son influence diminuera ensuite constamment[3].
Arrestation et exil
José María Sison est arrêté le , soumis à la torture, et emprisonné jusqu’au , quelques jours après la chute du régime de Marcos. Sa libération est octroyée par le gouvernement nouvellement élu de Corazon Aquino dans une optique de « réconciliation nationale » et vu son opposition au régime de Marcos. Cette libération est décriée par les forces militaires.
À sa sortie de prison, il reprend son poste d'enseignant à l'université. En , il entame une activité militante à l'international et parcourt le monde pour y donner des conférences où il se faisait critique du gouvernement en place. En réaction, le gouvernement philippin révoque son passeport et porte des accusations contre lui pour subversion en 1988, alors qu'il vit aux Pays-Bas pour la partie européenne de sa tournée de conférences. Sa demande d'asile politique aux Pays-Bas est rejetée, mais le droit néerlandais et européen le protège d'une expulsion vers les Philippines[4]. Il vit depuis lors aux Pays-Bas en tant que réfugié politique, sans possibilité de sortir du pays[3]. En 1986, il reçoit le prix des écrivains de l'Asie du Sud-Est pour les Philippines (SEA Write Award, l'équivalent du prix Goncourt en Asie du Sud-Est).
Les États-Unis le placent sur la liste des personnes qui soutiennent le terrorisme en 2002 et l’Union européenne fait de même en 2005, conduisant à son arrestation, en 2007. Il est libéré dix-sept jours plus tard. L’Union européenne retire son nom de la liste en 2009[3].
Mort
À sa mort, le ministère philippin de la Défense nationale publie un communiqué se félicitant de sa disparition. Il reste en revanche un modèle pour une partie des mouvements de gauche philippins, en dépit des critiques sur les dérives de la guérilla. L’alliance Makabayan, une coalition de partis de gauche et d’associations, le décri ainsi comme « un patriote et un révolutionnaire qui s’est dressé aux côtés du peuple philippin contre l’oppression, l’exploitation et le fascisme pendant la dictature de Marcos. Il a été emprisonné et torturé en tant que dissident mais a continué jusqu’à sa mort à se ranger du côté des pauvres et des marginaux »[3].
Publications
- Introduction aux principes de base du marxisme-léninisme, Paris, Éditions en langue étrangère, coll. « Classiques en couleurs », , 191 p. (ISBN 978-2-491182-61-8, lire en ligne)
- Notre Guerre Populaire et ses particularités (trad. Section francophone des ELE), Paris, Éditions en langue étrangère, coll. « Classiques en couleurs », , 88 p. (ISBN 978-2-491182-91-5, lire en ligne)
Notes et références
- ↑ « PRWC | Philippine Revolution Web Central », sur PRWC | Philippine Revolution Web Central (consulté le )
- ↑ Xave Gregorio, « CPP founder Joma Sison dies, 83 », sur Philstar.com (consulté le )
- « La mort de José Maria Sison, chef de la guérilla communiste philippine », Le Monde.fr, (lire en ligne)
- ↑ (nd) Trouw, « Afgewezen Filippijnse vluchteling wacht in Manila 'warm onthaal' », (consulté le )
Liens externes
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