José Maria Aguirre Salaberria

José Maria Aguirre Salaberria
Biographie
Naissance
Décès
(à 90 ans)
Palma
Nationalité
Allégeance
Activités
Militaire, résistant
Parentèle
Autres informations
Membre de
Conflits
Lieux de détention
Plaque commémorative.

José Maria Aguirre Salaberria (orthographié en basque Jose Maria Agirre Salaberria), né le à Etxebarría et mort à Palma le , est un combattant basque de la guerre d'Espagne, résistant de la Seconde Guerre mondiale et survivant du camp de concentration de Mauthausen.

Biographie

José María est le fils aîné d'une fratrie de huit. Né dans le quartier Etxebarria de Markina-Xemein (Biscaye), sa famille emménage alors qu'il a trois ans à Irun (Guipuscoa), ville dans laquelle il grandit.

Guerre d'Espagne

Le début de la guerre civile espagnole oblige la famille Aguirre Salaberría à se réfugier à Hendaye, en France, alors que la ville d'Irun est immédiatement occupée par les nationalistes, en raison de sa situation stratégique frontalière. José María et son père Doroteo quittent la famille et gagnent la Catalogne en train pour intégrer les rangs républicains à Sant Feliu de Guíxols. José María a alors 17 ans.

En , José María doit s'exiler en France lors de la Retirada après la chute de la Catalogne aux mains des nationalistes.

Exil en France

En France, il est interné dans les camps de concentration de Saint-Cyprien et de Gurs. Dans ce dernier, il rencontre Marcelino Bilbao, son futur beau-frère et compagnon d'infortune à Mauthausen.

En , il est déplacé au camp de concentration de Septfonds, où, à la suite des mauvais traitements que subissent les exilés, il décide d'intégrer l'armée française avec ses camarades Marcelino Bilbao et Ángel Elejalde. Il est enrôlé dans les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), créées par le gouvernement Daladier, précisément dans la 26e CTE, avec laquelle il est envoyé sur la Ligne Maginot.

En , il est fait prisonnier par l'armée allemande pendant l'invasion de la France. Il est déplacé à Strasbourg, au Stalag V-D, où il doit endurer les travaux forcés.

Déportation en Allemagne nazie

Le , il est déporté à Mauthausen sous le numéro 4.553. Il est témoin et victime des atrocités commises contre les républicains espagnols.

Il survit aux maladies comme l'érysipèle et à plusieurs expériences médicales nazies[1].

Libération

Plaque aux survivants des camps, hôtel Lutetia.

En , après être passé comme tant d'autres survivants des camps par l'Hôtel Lutetia de Paris, il réussit à rejoindre Châtellerault, où est exilée sa famille.

Il revient en Espagne dans les années 1950, et s'installe à Majorque en 1953.

Grâce à sa connaissance de l'allemand et du français, il travaille dans le secteur de l'hôtellerie.

Il dirige un hôtel dans ses dernières années.

Il demeure un grand témoin de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il donne des conférences dans les écoles et est interviewé à plusieurs reprises par les médias[2],[1], avant son décès, à 90 ans, en 2009.

Références

  1. Libro Memorial. Españoles deportador a los campos nazis (1940-1945), Madrid, (ISBN 84-8181-290-0)
  2. ↑ (es) « José Mari Aguirre Salaberría, superviviente de Mauthausen », El País,‎ 10 de septiembre de 2009 (lire en ligne, consulté le )

Annexes

Bibliographie

  • Etxahun Galparsoro, Bilbao en Mauthausen: memorias de supervivencia de un deportado vasco, Barcelona, Crítica, (ISBN 978-84-9199-178-6)
  • Ernest Gallart Vivé, El kommando César: los republicanos españoles en el sistema cocentracionario del KL Mauthausen, Memoria Viva, (ISBN 978-84-614-8303-7)
  • (eu) Patxi Juaristi Larrinaga, Markinako Frontea: Markinako eta Xemeingo egoera politikoa eta soziala Bigarren Errepublikan eta Gerra Zibilean (1931-1939), Euskal Herriko Unibertsitateko Argitalpen Zerbitzua, (ISBN 978-84-9860-583-9)

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’histoire militaire
  • icône décorative Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • icône décorative Portail du Pays basque
  • icône décorative Portail des îles Baléares
  • icône décorative Portail de l’Espagne
  • icône décorative Portail de la prison