José Nun

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José Nun (Buenos Aires, – ibid., )[1] est un avocat, politologue, chercheur et enseignant argentin. Il a été chercheur au CONICET pendant deux décennies et l’un des fondateurs de l’Institut des hautes études sociales de l’Université nationale de General San Martín[2]. Il a exercé les fonctions de secrétaire à la Culture de la Nation argentine entre 2004 et 2009[3],[4].
Biographie
Débuts
José Nun obtient son diplôme de droit en 1961 à l’Université de Buenos Aires avec mention d’honneur. En 1962, il se spécialise en « problèmes du développement économique » à la faculté des sciences économiques de la même université. Il obtient en 1964 un diplôme supérieur d’études et de recherche en sciences politiques à la Fondation nationale des sciences politiques de l’Université de Paris[5].
Il est également chercheur supérieur au CONICET entre 1985 et 2003. Il fonde et dirige l’Institut des hautes études universitaires de la Fondation Banco Patricios, puis dirige l’Institut des hautes études sociales de l’Université nationale de General San Martín[6].
Carrière académique
Il est chercheur au CONICET de 1985 à 2003, atteignant le rang de chercheur supérieur[5].
À partir de 1992, il est fondateur et recteur de l’Institut des hautes études universitaires de la Fondation Banco Patricios, fonction qu’il quitte en 1998. Entre 1998 et 2004, il dirige l’Institut des hautes études sociales de l’Université nationale de General San Martín.
En 2004, il est nommé membre titulaire du comité consultatif de la Bibliothèque nationale de la République argentine.
Secrétaire à la Culture
Après la démission de Torcuato S. Di Tella, José Nun est nommé secrétaire à la Culture en 2004 par le président Néstor Kirchner[7].
Au cours de son mandat, il cherche à remettre en cause une vision élitiste de la culture limitée aux beaux-arts. Il lance le programme Libros y Casas, qui distribue des bibliothèques de 18 ouvrages aux familles bénéficiaires du plan fédéral de logement, initiative ensuite reprise notamment au Mexique, à Cuba et en Espagne.
En 2005, il crée le cycle Cafés Cultura Nación, visant à promouvoir des débats publics dans tout le pays, y compris dans les prisons et les casernes. Il met également en place le Système d’information culturelle de l’Argentine (SINCA).
Son action comprend aussi la promotion de la « campagne contre le trafic illicite de biens culturels » et l’organisation des deux premiers Congrès argentins de la culture (2006 et 2008). Il soutient un projet de loi fédérale de la culture et obtient un financement du gouvernement espagnol pour la création de la Casa del Bicentenario, située à Buenos Aires.
Dans le cadre des célébrations du bicentenaire de l’Argentine, il impulse les « Debates de Mayo » et les « Foros del Bicentenario », réunissant des spécialistes argentins et latino-américains et publiés ensuite sous forme d’ouvrages[8].
En , il quitte ses fonctions, remplacé par l’intellectuel Jorge Coscia[4].
Notes et références
- ↑ (es) « Murió el intelectual José Nun, ex secretario de Cultura », sur Infobae (consulté le )
- ↑ (es) « José Nun, un no peronista en gobiernos peronistas », sur Página/12
- ↑ « José Nun asumió como nuevo secretario de Cultura de la Nación » [archive du ], sur Periodismo.com, (consulté le )
- « Se fue Nun de Cultura y lo reemplaza Jorge Coscia », sur Clarín,
- « CV Nun » [archive du ], sur Secretaría de Cultura (consulté le )
- ↑ (es) « Murió el intelectual José Nun, ex secretario de Cultura », sur Infobae
- ↑ « Nun en cultura », sur Página/12,
- ↑ « José Pepe Nun “nadie puede que una fórmula Kirchner-Binner en 2011 sea ciencia ficción” », sur Tres Líneas,
Liens externes
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