Joséphine Mountou-Bayonne

Joséphine Mountou-Bayonne
Fonctions
Sénatrice
–
(5 ans)
Président Pascal Lissouba
Sénatrice
–
(20 ans)
Président Denis Sassou-Nguesso
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Djambala République du Congo
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nature du décès Maladie
Nationalité Congolaise
Parti politique Parti congolais du travail

Joséphine Mountou-Bayonne, née le à Djambala, dans le département des Plateaux et meurt le à Paris, est une femme politique et féministe congolaise. Co-fondatrice du Parti congolais du travail (PCT), elle est sénatrice de 1992 à 1997, puis de 2002 à sa mort.

Biographie

Etudes et enseignement

Joséphine Mountou-Bayonne nait le à Djambala. Elle devient en 1963 diplômée d’intendance universitaire de l’Institut national d’administration scolaire. Elle est également détentrice du Certificat d’études primaires indigènes, du Certificat d’aptitude professionnelle et de la Capacité professionnelle[1].

Elle commence sa carrière professionnelle en 1946 en tant que cadre supérieur de l’enseignement et des corps communs de l’enseignement de l’Afrique équatoriale française (AEF). Elle exerce respectivement les fonctions d’économe au lycée technique de Brazzaville et d’intendante au collège Javouhey de la même ville[1].

Carrière politique

Joséphine Mountou-Bayonne est membre du Mouvement national de la révolution en 1964. En 1972, elle fait partie des fondateurs du Parti congolais du travail où elle a été un modèle de réussite féminine[2]. Elle est également la co-fondatrice de l'Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC) en 1965, une organisation affiliée au PCT qu'elle dirigera de 1974 à 1979[1],[3].

Après son entrée au PCT en 1972, elle y est élue au Comité central en 1974. A l’issue du 5e congrès ordinaire de ce parti en , la sénatrice des Plateaux est élue au Comité des membres d’honneur du parti socle de la majorité présidentielle. Députée à l’Assemblée nationale populaire pendant cinq ans à partir de 1973, elle devient sénatrice en 1992. En 1997, son mandat est interrompu à cause de la guerre civile du 5 juin. Joséphine Mountou-Bayonne retrouve le Sénat en 2002 jusqu’à sa mort et siégeait à la Commission économie et finances[1].

Distinctions

Son travail a été salué tant au niveau national qu’international :

  • Grand-Croix à titre exceptionnel dans l’ordre du mérite congolais
  • Officier du mérite congolais, elle est médaillée d’honneur en qualité de femme appartenant à la deuxième promotion des femmes fonctionnaires de l’AEF
  • Grand cordon de la République populaire de Corée
  • Officier dans l’ordre national du Lion de la République du Sénégal
  • Ordenom Jogoslovenske Zastave Salentom de la République fédérale de Yougoslavie
  • Officier de l’ordre national de la République de Côte d’Ivoire
  • Commandeur dans l’ordre de l’étoile équatoriale de la République du Gabon[1].

Références

  1. Parfait Wilfried Douniama, « Disparition : dernier hommage de la Nation à Joséphine Mountou-Bayonne », sur adiac-congo, (consulté le )
  2. ↑ Don Verdon Bayeni, « La sénatrice Joséphine Mountou Bayonne a tiré sa révérence à 93 ans », sur Vox Congo, (consulté le )
  3. ↑ Firmin Oyé, « Disparition : Joséphine Mountou-Bayonne inhumée au Mausolée Marien-Ngouabi », sur Le courrier de Brazzaville, (consulté le )
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