Joseph-Étienne Richard
| Joseph Étienne Richard | |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Préfet de Haute-Garonne | |
| – (6 ans) |
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| puis Préfet de la Charente-Inférieure | |
| – (8 ans) |
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| Préfet du Calvados | |
| – (1 an) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Joseph Étienne Richard |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | La Flèche |
| Date de décès | (à 72 ans) |
| Lieu de décès | Saintes |
| Nationalité | |
| Parti politique | Soutien de l'Empire |
Joseph-Étienne Richard, dit Richard de la Sarthe, né le à La Flèche (généralité de Tours), mort le à Saintes (département de Charente-Maritime), est un homme politique et haut fonctionnaire de la Révolution française, du Consulat et du Premier Empire.
Biographie
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Joseph-Étienne Richard, alors procureur-syndic de La Flèche, est élu députédu département de la Sarthe, le septième sur dix, à l'Assemblée nationale législative. Il ne saurait être confondu avec son collègue homonyme Gilles-Louis Richard (député de la Mayenne).
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 1er février 1792, il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. Le 9 avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. Le 8 août, il vote en faveur de la mise en accusation de marquis de Lafayette.
Mandat à la Convention
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré à la tour du Temple.
En septembre 1792, Joseph-Étienne Richard est réélu député de la Sarthe, le premier sur dix, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine :
Louis est convaincu d'avoir conspiré ; toutes les considérations disparaissent devant la justice, je vote pour la mort.
Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.
Le représentant en mission
Joseph-Étienne Richard est envoyé en mission à plusieurs reprises durant sa mission.
Le 8 mars 1793, il est envoyé aux côtés de Philippe-Laurent Pons (député de la Meuse) auprès de la section du Faubourg-Poissonnière[1]. Le 9 mars, il est envoyé aux côtés de René-Pierre Choudieu (député du Maine-et-Loire) dans les départements du Maine-et-Loire et de la Sarthe afin d'y accélérer la levée en masse[2].
Le 22 juin, il est envoyé aux côtés de Jean-Louis Carra (député de Saône-et-Loire), de Jacques Garnier (député de Charente-Inférieure) et Jean-François Goupilleau (député de la Vendée) auprès de l'armée des côtes de la Rochelle[3].
Le 17 pluviôse an II (5 février 1794), il est envoyé aux côtés de René-Pierre Choudieu auprès de l'armée des Ardennes et de l'armée du Nord. Après la chute de Robespierre, il écrit le 18 thermidor (le 5 août) avoir fait arrêter Antoine Auzat et son épouse Sophie Duplay, belle-sœur du député Philippe Le Bas (député du Pas-de-Calais) et fille de Maurice Duplay[4].
Sous la Convention thermidorienne
Le 15 vendémiaire an III (le 6 octobre 1794), Joseph-Étienne Richard est élu membre, aux côtés de Louis-Bernard Guyton-Morveau (député de la Côte-d'Or) et de Pierre-Louis Prieur (député de la Marne), du Comité de Salut public[5].
Entre pluviôse an II et vendémiaire an III (entre février et ) , il retrouve Choudieu aux armées du Nord et des Ardennes. Enfin, en pluviôse an III (), la Convention l'envoie auprès de l'armée du Nord alors en Hollande[6].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Joseph-Étienne Richard est réélu député de la Sarthe et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797). Il est nommé chef de division adjoint au ministère de la Guerre.
Préfecture
Joseph-Étienne Richard adhère au coup d'État du 18 brumaire. Le 11 ventôse an VIII (le 2 mars 1800), il est nommé préfet de Haute-Garonne. Le 12 juillet 1806, il est nommé préfet de Charente-Inférieure. Il est licencié à l'issue de la Première Restauration.
Le 14 juillet 1815, il est à nouveau nommé préfet de Charente-Inférieure et quitte son poste en décembre de la même année.
Joseph-Étienne Richard, qui n'a pas exercé de fonction publique durant les Cent-Jours, n'est pas frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui condamne à l'exil les régicides qui ont soutenu le retour de Napoléon Bonaparte. Il se retire à Saintes et perçoit une pension de 6.000 francs annuels.
Titre
En 1808, il est élu à l'Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle. Napoléon Ier lui décerne la Légion d'honneur le 25 prairial an XII (), puis le titre de chevalier de l'Empire le , et enfin celui de baron de l'Empire le [7]
Annexes
Bibliographie
Roger Caratini, Dictionnaire des personnages de la Révolution, Paris, Le pré aux clercs, , 578 p. (ISBN 2-7144-2232-2)- Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : avec la liste des membres de la noblesse impériale, 1808-1815, Paris, Tallandier, , 361 p. (ISBN 2-235-02302-9)
Notes et références
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 5 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 15 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Brunel, Françoise (née en 1948) et Monnier, Raymonde, « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 94, séance du 15 vendémiaire an III (6 octobre 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ Michel Biard, « Missionnaires de la République (annexes) » [PDF]
- ↑ Tulard 2001, p. 274
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des premiers préfets français (1800-1815) ;
- Liste des membres de la noblesse d'Empire ;
- Armorial des chevaliers de l'Empire ;
- Chambre des députés (Restauration) ;
- Liste des députés de la Sarthe ;
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