Joseph-Eugène-Bruno Guigues

Joseph-Eugène-Bruno Guigues
Fonction
Évêque diocésain
Archidiocèse d'Ottawa-Cornwall
à partir du
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Ottawa
Activités
Autres informations
Consécrateurs

Joseph-Eugène-Bruno Guigues, né le à La Garde en France et mort le à Ottawa en Ontario, est un prélat canadien de l'Église catholique, membre des Oblats de Marie-Immaculée. Il est le premier évêque d'Ottawa, alors nommé Bytown, de 1847 à 1874. Il est aussi le premier supérieur provincial des Oblats au Canada, de 1844 à 1847.

Biographie

Il est écrit sur l'acte de naissance de Joseph-Eugène-Bruno Guigues qu’il est né « le 8 fructidor de l’an XIII » à La Garde en France[1],[2],[3]. Le , il entre au noviciat des Oblats de Marie-Immaculée à Notre-Dame du Laus. Le , il fait sa profession religieuse à Aix-en-Provence où il demeure pour faire ses études théologiques. Alors diacre, il est nommé professeur de philosophie, de 1827 à 1828, et intendant, de 1827 à 1829, au Grand séminaire de Marseille[3].

En , il est ordonné prêtre à Aix par l'évêque Fortuné de Mazenod, évêque de Marseille[1],[3]. En 1834, il devint le premier supérieur et pasteur de Notre-Dame de l'Osier en Isère[3].

En 1844, il est nommé supérieur provincial des Oblats au Canada. Le de cette année, il arrive à Longueuil[3].

Le , il est nommé premier évêque de Bytown, de nos jours Ottawa. Le , il est consacré évêque dans la cathédrale d'Ottawa avecr l'évêque Rémi Gaulin, évêque de Kingston, comme principal consécrateur, et les évêques Ignace Bourget, évêque de Montréal, et Patrick Phelan, évêque titulaire de Carrhae (de), comme co-consécrateurs[1],[2],[3].

Il a admis dans son diocèse, les Sœurs grises de la Croix, les Sœurs de la congrégation de Notre-Dame de Montréal et les Sœurs de la Charité du Refuge. Durant son épiscopat qui dure 25 ans, il fait construire la cathédrale Notre-Dame (1856) et ériger le cimetière Notre-Dame d’Ottawa (1872).

Il fonde sous le nom de « collège de Bytown » l’Université d’Ottawa[4]. Il inspire la fondation de la Commission des écoles séparées en 1856.

En 1850 et en 1867, il se rend à Rome pour les grandes fêtes du 18e centenaire du martyre des apôtres St-Pierre et St-Paul, et en 1869 assiste au concile du Vatican I.


Il meurt en fonction le à Ottawa[1],[2]. Il est inhumé dans la cathédrale d'Ottawa le suivant.

Héritage

Le nom de Guigues résonne toujours à Ottawa. De fait, une rue dans la Basse-Ville d'Ottawa ainsi qu'un centre de jour pour personnées âgées francophones porte son nom. Le Centre de jour Guigues loge dans ce qui était anciennement l'École Guigues, haut lieu de la résistance franco-ontarienne contre le Règlement 17 (1912-1927). Cette loi ontarienne visait l'abolition du français comme langue d'enseignement dans la province.

Une municipalité au Québec (région de l'Abitibi-Témiscamingue) porte le nom de Saint-Bruno-de-Guigues et une autre de Saint-Eugène-de-Guigues, en l'honneur du premier Évêque du comté.

Notes et références

  1. (en) « Metropolitan Archdiocese of Ottawa-Cornwall », sur gcatholic.org (consulté le ).
  2. Gaston Carrière, « Guigues, Joseph-Bruno », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, (lire en ligne) (consulté le ).
  3. (en) « Guiges, Bishop Bruno (Eugène) », sur OMI (consulté le ).
  4. ↑ Jeff Keshen et Nicole St-Onge, Ottawa : Making a Capital, University of Ottawa Press, , 502 p. (ISBN 0-7766-0521-6, lire en ligne), p. 79

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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