Joseph Corneille Correns
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(à 93 ans) Anvers |
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Joseph Corneille Correns, né à Anvers le et mort dans la même ville le , est un peintre belge.
Biographie
Famille
Joseph Corneille Correns, né à Anvers le , est le fils de Guillaume Joseph François Correns (1772-1855), boulanger, et d'Anne Catherine Begge Peeters (1779-1832). Il épouse à Anvers le Marie Antoinette Frans (1814). Le couple n'a pas d'enfants[1],[2].
Formation
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Joseph Corneille Correns se forme à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers auprès du peintre Mathieu-Ignace Van Brée. Il expose pour la première fois au Salon d'Anvers de 1834. Afin de parfaire sa formation, il se rend en France en 1838, puis aux Pays-Bas de 1839 à 1840[3].
Carrière
Joseph Corneille Correns participe aux salons triennaux belges de 1834 à 1882, au Salon de Paris de 1859, de même qu'à l'Exposition des maîtres vivants aux Pays-Bas de 1839 à 1871 : à La Haye (1839, 1841, 1845, 1849, 1857 et 1859) et à Amsterdam (1840, 1848, 1858, 1860, 1868 et 1871)[4].
Joseph Corneille Correns, doyen des artistes anversois qui ne pratiquait plus depuis plusieurs années, meurt à l'âge de 93 ans Rodestraat no 18 à Anvers le . Quatre jours plus tard, ses funérailles à l'église Saint-Antoine de Padoue d'Anvers sont suivies par son inhumation à Berchem[5].
Œuvre
Caractéristiques
Son champ pictural couvre la peinture d'histoire, les scènes religieuses, les scènes de genre et les portraits. Parmi ses peintures d'histoire, il représente l'univers du Tasse, la cour du roi Philippe II et l'entourage du peintre Rubens. Il réalise plusieurs tableaux d'autel, dont : Saint Dominique recevant le rosaire des mains de la Sainte Vierge (1837) destiné à l'église de Merksem, Saint Willibrord (1838) destiné à l'église de Berchem et Le Christ dans les nuées avec le Sacré-Cœur, ornant la chapelle du petit séminaire de Malines[4],[3].
Au Salon de Bruxelles de 1842, lorsque l'artiste expose, le critique la Revue belge publie :
« Le Serpent d'airain, par M. Correns, jeune peintre de grande espérance, est une vaste composition, où nous avons remarqué de la hardiesse, de la conception et une ordonnance bien entendue. Il y a, parmi les groupes, plusieurs belles études, à côté de défectuosités assez saillantes. Quant au coloris, il a paru en général dur et mat ; nous attendions de cet artiste, qui a de l'imagination et de l'élan, une fusion de couleurs plus harmonieuse et plus moelleuse. La vérité nous paraissant un devoir, nous n'hésitons pas à exprimer toute cette pensée »
— F.S., Exposition de Bruxelles de 1842[6].
Expositions en Belgique
- Salon d'Anvers de 1834 : Philippe II laissant à son épouse Anne d'Autriche le choix de mourir par le fer ou le poison, sujet inspiré par Le Gueux de mer, ouvrage d'Henri Guillaume Moke[7].
- Salon de Gand (XVIe) de 1835 : Rubens peignant Le Chapeau de paille[8].
- Salon de Bruxelles de 1836 : Saint Dominique recevant le rosaire des mains de la Sainte Vierge[9].
- Salon d'Anvers de 1840 : Portrait d'homme, Saint François en extase, Saint Jean l'Évangéliste, Jeune dame jouant de la guitare près de son enfant, Saint François en prière et Anne Boleyn jouant du luth devant Henry VIII[10].
- Salon de Bruxelles de 1842 : Le Serpent d'airain[11].
- Salon d'Anvers de 1843 : Portrait d'homme (deux peintures)[12].
- Salon d'Anvers de 1846 : Portrait de dame et Une lecture[13].
- Salon d'Anvers de 1852 : Le Tasse chez sa sœur Cornélie[14].
- Salon de Bruxelles de 1854 : Un insurgé et Moine en prière[15].
- Salon d'Anvers de 1855 : La dîme, intérieur d'un couvent[16].
- Salon de Gand (XXIIIe) de 1856 : L'Automne, L'Innocence, La Grisette anversoise et Un domino[17].
- Salon de Bruxelles de 1860 : La Femme du peintre[18].
- Salon d'Anvers de 1864 : Portrait de M. X..., major dans l'artillerie de la garde civique et Portrait de femme[19].
- Salon de Bruxelles de 1866 : La Rose moussue[20].
- Salon d'Anvers de 1867 : La Partie de musique ou le ténor en retard, Portrait, L'Attente et Après le bain[21].
- Salon de Gand (XXVIIIe) de 1871 : Ermite en extase[22].
- Salon de Gand (XXXIe) de 1880 : Rose des vallées[23].
- Salon d'Anvers de 1882 : Pense-t-il à moi ?[24].
Collections muséales
- Birmingham Museums Trust : L'Atelier de l'artiste (1869), huile sur toile, inventaire no 1931-P112, format 63,5 × 78,7 cm, acquis en 1931[25].
- Rijksmuseum Amsterdam : dessin pour une gravure représentant le peintre Jacques Van Gingelen (1840-1842)[26].
Références
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Guillaume Beetemé, Anvers métropole du commerce et des arts, Anvers, Imprimerie Lefever frère et sœur, , 648 p. (lire en ligne), p. 128.
- (nl) « Jozef Cornelius Correns », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ F.S., « Exposition de Bruxelles en 1842 », Revue belge, t. 22, no 1, , p. 97-137 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 76 p. (lire en ligne).
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1835 (XVIe), Gand, D.J. Vanderheghen, , 55 p. (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1836, Bruxelles, Vandooren frères, , 52 p. (lire en ligne), p. 5.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 72 p. (lire en ligne), p. 49.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1842, Bruxelles, Demortier frères, , 107 p. (lire en ligne), p. 20.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 81 p. (lire en ligne), p. 26.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 84 p. (lire en ligne), p. 32.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 95 p. (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1854, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 163 p. (lire en ligne), p. 35.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 115 p. (lire en ligne), p. 43.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1856 (XXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 84 p. (lire en ligne), p. 31.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1860, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 144 p. (lire en ligne), p. 36.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 171 p. (lire en ligne), p. 63.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1866, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 195 p. (lire en ligne), p. 34.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 168 p. (lire en ligne), p. 66.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1871 (XXVIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 125 p. (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1880 (XXXIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 212 p. (lire en ligne), p. 65.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 206 p. (lire en ligne), p. 63.
- ↑ (en) « L'Atelier de l'artiste », sur artuk.org, (consulté le ).
- ↑ (nl) « Van Gingelen », sur rijksmuseum.nl, (consulté le ).
Annexes
Articles connexes
Liens externes
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