Joseph Eligoulachvili

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 61 ans) Paris |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
იოსებ აარონის ძე ელიგულაშვილი |
| Activités | |
| Père |
Aaron Eligoulachvili |
| Mère |
Sarah Eligoulachvili (Pitchadzé) |
| Fratrie |
Raphaël Eligoulachvili |
| Parti politique |
|---|
Joseph Aaronovich Eligoulachvili (géorgien : იოსებ აარონის ძე ელიგულაშვილი) est un homme politique et une personnalité publique juif géorgien. Il fut membre de l'Assemblée constituante de Géorgie.
Biographie

Il naît à Koutaïssi dans la famille d'un entrepreneur, mécène et figure publique, membre du conseil municipal de Koutaïssi, Aaron Eligoulachvili[1].
Il est diplômé de l'école réelle (Realschule) de Koutaïssi. Pendant ses études, il participe aux activités de cercles sociaux-démocrates, ce qui lui vaut d'être arrêté et expulsé de Koutaïssi.
Il est diplômé de l'Institut commercial de Moscou où il obtient un diplôme en économie. Il exerce des activités commerciales avec son père et ses frères.
Il retourne en Géorgie après la révolution d'Octobre 1917. En 1918, il est nommé membre du comité du commerce extérieur, et en 1919, il est élu membre de l'Assemblée constituante de Géorgie pour le parti social-démocrate. Il y est membre des commissions des finances, du budget et du travail. À partir de 1919, il est représentant commercial de la Géorgie et agent économique à Rotterdam et en France, puis vice-ministre des Finances et du Commerce auprès de Constantin Kandelaki.
En février 1921, avec Ekvtimé Takaïchvili, il organise l'évacuation vers la France des trésors nationaux géorgiens (le trésor public et l'ensemble des pièces de la culture matérielle géorgienne). Il émigre à Paris, s'implique dans la vie associative des immigrés géorgiens et est élu président de l'Association des Juifs géorgiens.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joseph Eligoulachvili et le responsable politique Mikhaïl Kedia sauvent plus de 70 juifs géorgiens de la déportation grâce à un mémorandum prouvant leur prétendue origine "non-sémite". Ils étendent ensuite cette protection à plus de mille juifs ashkénazes et séfarades (français, espagnols, iraniens, russes et polonais). Avec l'appui des instances de l'émigration géorgienne, ils leur délivrent de faux certificat d'origine en ajoutant simplement des suffixes ("-shvili" ou "dzé") à leurs noms. Administrativement déclarés comme "Géorgiens de souche", ils échappent ainsi aux lois raciales et à la mort[2].

Il meurt, le 20 octobre 1952, des suites d'une longue maladie.
Il est enterré au cimetière de Bagneux.
Bibliographie
- Daouchvili, Roussoudan. Iosseb Eligoulachvili // Prime Time. — 2012. — 23 avril. — N16. — p. 53.
- Archives nationales de Géorgie, Archives historiques centrales, fonds n° 1836, inventaire n° 1, dossier n° 108 ; dossier n° 109 ; fonds n° 1833, inventaire n° 1, dossier n° 155 ; dossier n° 157 ; dossier n° 187 ; dossier n° 1382.
- Chveni Drosha (Notre drapeau), n° 14, juillet 1953, Paris ; Musée de l'émigration géorgienne de l'Université d'État de Tbilissi, collection privée de Gouram Charadzé.
- Mebrdzoli Sakartvelo (Géorgie combattante), n° 8, décembre 1952, Paris ; Musée de l'émigration géorgienne de l'Université d'État de Tbilissi, collection privée de Gouram Charadzé.
- Les Géorgiens à l'étranger (groupe d'auteurs), « SARL Messager de Géorgie », commandé par le cabinet du ministre d'État de Géorgie pour les questions de diaspora, Tbilissi, 2012.
- Iosseb Eligoulachvili. Roussoudan Daouchvili. Prime Time n° 16. 23 avril 2012.
Notes et références
Liens externes
- Encyclopédie juive russe (РЕЭ) - ELIGOULACHVILI Joseph Aaronovich
- Archives > Biographie > Eligoulachvili Iosseb Aaronis dze
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