Joseph François
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 88 ans) Bruxelles |
| Activité | |
| Lieux de travail |
Joseph François, né le à Saint-Josse-ten-Noode et mort à Bruxelles le , est un peintre belge.
Son champ pictural couvre essentiellement les paysages, les marines, les vues portuaires et les scènes de genre. Il est membre du collectif d'artistes L'Essor.
Biographie
Famille
Joseph (Charles Joseph) François, né le rue du Petit village no 21 à Saint-Josse-ten-Noode, est le fils de Jean Louis François (1812-1888), cuisinier, et d'Anne Marie Louise Gruntjes (1821-1899), mariés à Clavier le . Joseph François épouse à Saint-Josse-ten-Noode le Isidora Jeanne Beclard (née à Bruxelles le ). L'un de leurs témoins est le peintre Richard Viandier. Le couple a deux enfants : Suzanne et Henry[1],[2].
Carrière

La carrière de Joseph François commence au Salon de Bruxelles de 1881, où il envoie Une drève dans la Forêt de Soignes. Il expose ensuite à de nombreux salons triennaux belges et, à partir de 1885, aux expositions du cercle artistique L'Essor, dont il est membre. En 1913, grâce à son tableau Fin d'une journée d'orage en Campine, il obtient une médaille d'argent au Salon des artistes français[3].
Le , Joseph François, résidant rue des Confédérés no 56, meurt à l'âge de 88 ans à Bruxelles[4].
Œuvre
Caractéristiques
Le champ pictural de Joseph François couvre essentiellement les paysages, les marines, les vues portuaires et les scènes de genre. Il est influencé, au début de sa carrière, par Hippolyte Boulenger[5].
Lorsqu'il expose ses œuvres au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1909, la comtesse de Flandre visite le salon. Le critique Sander Pierron écrit dans L'Indépendance belge :
« Le courageux artiste est par excellence le chantre des bois et des landes : les bois soniens et les landes campinoises. Il peint la forêt surtout en automne et en hiver. Il rend ces spectacles sylvestres avec un réel sentiment de solitude dans le crépuscule : Forêt de Soignes, Dans la forêt le soir, où l'humidité monte du sol tandis que descend le voile des ombres nocturnes […]. Parfois, pourtant, c'est la fin de l'été , dans la splendeur d'un jour ensoleillé qui dore les feuilles et fait, dans le frais clair-obscur du sous-bois, plus somptueusement émeraudés les troncs rugueux. C'est ce que nous voyons dans L'Allée de hêtres, une page d'un coloris puissant, auquel François ne nous a pas accoutumés […].
Les landes aussi, Joseph François les traduit de préférence, aux époques de l'année, aux heures du jour où leur aspect s'assombrit dans les nuances fauves des saisons qui s'achèvent et des nuits qui descendent. C'est ce qui fait l'attirance de son superbe Chemin en Campine que nous louâmes l'an passé au Salon d'Anvers. Une poésie plus intense règne dans le Temps orageux en Campine, où le ciel aussi a une physionomie impressionnante et qui a quelque chose du sentiment attirant de Théodore Verstraete. Chez François, l'accent manque souvent, et par conséquent le style. On aimerait que les bois et les landes fussent plus personnels […].
Ces derniers temps, François a abordé un troisième thème : la mer. Il ne semble pas devoir y réussir aussi bien que dans les deux autres ; il voit les eaux de manière trop sage, trop aimable, et ne songe pas à saisir leur tragique et leur mystère. Cependant, la Petite barque de pêche démontre - car c'est une étude vigoureuse - que Joseph François sait, quand il le veut, mettre de la robustesse dans les sites qui le requièrent[5]. »
Expositions triennales belges
- Salon de Bruxelles de 1881 : Une drève de la Forêt de Soignes[6].
- Salon d'Anvers de 1882 : Dans le bois[7].
- Salon de Gand de 1883 (XXXIIe) : Lisière de bois. Soir. Environs de Bruxelles et Impressions et études[8].
- Salon de Bruxelles de 1884 : Les Coupes dans la forêt, Les Bruyères, Vue prise à Boitsfort et Paysage[9].
- Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe) : Chemin dans la forêt, à Groenendael, temps gris[10].
- Salon de Bruxelles de 1887 : Hiver à Boitsfort, Le Dunnberg à Groenendael ; fin d'automne et Chemin creux ; environs de Bruxelles[11].
- Salon d'Anvers de 1888 : Hiver[12].
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : Crépuscule, Forêt de Soignes et Le Ruisseau ; soir, en mai[13].
- Salon de Bruxelles de 1890 : Les Dunes de Calmpthout.
- Salon d'Anvers de 1891 : Crépuscule ; fin d'automne et Soleil couchant à marée basse[14].
- Salon de Gand (XXXVe) de 1892 : Environs de Bruxelles (deux peintures)[15].
- Salon de Bruxelles de 1893 : Fin octobre et Automne[16].
- Exposition universelle de 1894 à Anvers : Site aux environs de Bruxelles[17].
- Salon de Gand (XXXVIe) de 1895 : Carrière à Quenast, Chemin creux et Site dans la Forêt de Soignes[18].
- Salon de Bruxelles de 1897 : Clair de lune (Forêt de Soignes'[19].
- Salon d'Anvers de 1898 : Site aux environs de Bruxelles[20].
- Salon de Gand (XXXVIIe) de 1899 : L'Yvoigne et Coupe dans la Forêt de Soignes[21].
- Salon de Bruxelles de 1900 : Ruisseau sous bois en Ardenne, Crépuscule (Forêt de Soignes)[22].
- Salon de Bruxelles de 1903 : Chemin sablonneux[23].
- Salon de Bruxelles de 1907 : Marais en Campine et Soleil couchant dans les dunes[24].
- Salon d'Anvers de 1908 : Chemin en Campine[5].
- Salon de Bruxelles de 1914 : En Wallonie[25].
Galerie
-
Paysage. -
Ciel orageux sur la campagne. -
En regardant le coucher de soleil sur la jetée. -
Printemps à Auderghem.
Références
- ↑ « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil de Saint-Josse-ten-Noode », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Nos artistes à l'étranger », L'Indépendance belge, no 157, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Joseph François », Le Soir, no 235, , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
- Sander Pierron 1909, p. 3.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1881, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 171 p. (lire en ligne), p. 58.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 206 p. (lire en ligne), p. 95.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1883 (XXXIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 214 p. (lire en ligne), p. 90.
- ↑ Rédaction, « Notre salon de Bruxelles avant la lettre », Le Patriote, no 245, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 150 p. (lire en ligne), p. 79.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1887, catalogue explicatif, Bruxelles, Ad. Mertens, , 117 p. (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 134 p. (lire en ligne), p. 47.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1889 (XXXIVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 144 p. (lire en ligne), p. 74.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 142 p. (lire en ligne), p. 40.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1892 (XXXVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 156 p. (lire en ligne), p. 56.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1893, catalogue explicatif, Bruxelles, E. Lyon-Claesen, , 174 p. (lire en ligne), p. 55.
- ↑ Société royale d'encouragement des beaux-arts, Exposition universelle des beaux-arts catalogue général illustré, Anvers, Bellemans frères, , 312 p. (lire en ligne), p. 24.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1895 (XXXVIe) (XXXVI), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 154 p. (lire en ligne), p. 76.
- ↑ Catalogue, Exposition internationale de Bruxelles, Beaux-Arts, catalogue général, Bruxelles, E. Lyon-Claesen, , 206 p. (lire en ligne), p. 37.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Jonsten Versaemt, , 112 p. (lire en ligne), p. 45.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1899 (XXXVIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 208 p. (lire en ligne), p. 88.
- ↑ Catalogue, Exposition triennale des Beaux-Arts de 1900, Bruxelles, Imprimerie Veuve Monnom, , 116 p. (lire en ligne), p. 38.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1903, Bruxelles, Imprimerie Fred. Tilbury, , 262 p. (lire en ligne), p. 41.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1907, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 188 p. (lire en ligne), p. 25.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1914, Bruxelles, Imprimerie Charles Lelong, , 174 p. (lire en ligne), p. 35.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Sander Pierron, « Le Paysagiste Joseph François », L'Indépendance belge, no 104, , p. 2-3 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Portail de l'impressionnisme et du postimpressionnisme
- Portail de la peinture
- Portail de Bruxelles
- Portail de la Belgique