Joseph Lagrosillière

Joseph Lagrosillière
Illustration.
Fonctions
Président du conseil général de la Martinique
–
(1 an)
Prédécesseur Maurice des Étages
Successeur Georges Gratiant
–
(2 ans)
Prédécesseur Joinville Saint-Prix
Successeur Emmanuel Véry-Hermence
Député français
–
(9 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 1er mai 1932
Réélection 3 mai 1936
Circonscription Martinique
Législature XVe et XVIe (Troisième République)
Groupe politique PSdF (1932-1936)
USR (1936-1942)
Prédécesseur Ludovic-Oscar Frossard
Successeur Circonscription supprimée
–
(13 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 24 avril 1910
Réélection 26 avril 1914
14 décembre 1919
Circonscription Martinique
Législature Xe, XIe et XIIe (Troisième République)
Groupe politique SOC (1910-1914)
NI (1914-1919)
Prédécesseur Osman Duquesnay
Maire de Sainte-Marie
–
(26 ans)
Prédécesseur Anacharsis Agricole
Successeur Rodolphe Richer
Conseiller général de la Martinique
Circonscription Canton de Sainte-Marie
Biographie
Nom de naissance Joseph Samuel Lagrosillière
Date de naissance
Lieu de naissance Sainte-Marie (Martinique)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès 15e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Parti politique SFIO
Profession Négociant-agriculteur
Publiciste
Avocat
Bâtonnier

Joseph Lagrosillière, né le à Sainte-Marie (Martinique) et mort le à Paris (Seine), est un homme politique français.

Il fut maire de Sainte-Marie de 1910 à 1936 et député de la Martinique de 1910 à 1924 et de 1932 à 1942 et président du conseil général de la Martinique de 1935 à 1937 et de 1945 à 1946. Il est aussi le fondateur du mouvement socialiste en Martinique et l'une des figures politiques les plus importantes de l'île durant la première moitié du XXe siècle, à l'image d'Hégésippe Jean Légitimus en Guadeloupe.

Biographie

Joseph Lagrosillière effectue en métropole des études de droit, puis en 1901, à son retour dans l'île, s'inscrit comme avocat au barreau de Fort-de-France. La même année, il crée la première Fédération socialiste de la Martinique. Puis il fonde le journal le Prolétaire, dont il est aussi le rédacteur en chef[1].

En 1902, Joseph Lagrosillière est candidat aux législatives dans la circonscription Nord, mais, en raison de l'éruption de la montagne Pelée, le , le deuxième tour prévu le 11 n'a pas lieu. Sa famille est décimée dans la catastrophe. Démoralisé, il s'installe pendant deux ans à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Il est élu député dans le Nord en 1910 (il est réélu en 1914). Il est élu maire de Sainte-Marie et reste le premier magistrat de la ville pendant 26 ans.

En , Joseph Lagrosillière, en désaccord avec les députés socialistes métropolitains sur la question de l'assimilation, démissionne du groupe socialiste à la Chambre des députés.

Partisan farouche de l'assimilation, Lagrosillière en compagnie du député guadeloupéen Achille René-Boisneuf présente sans succès à la Chambre des députés une proposition de loi tendant à transformer les colonies antillaises en département français, le [2].

En 1919, il conclut une alliance politique avec Fernand Clerc du parti de l'Usine au « banquet de Sainte-Marie » pour les législatives suivantes. Il est élu pour cinq ans député dans le Sud[3]. La même année, il devient président du conseil général, qu'il préside jusqu'en 1939. C'est à ce moment qu'il arrive à obtenir la division des 230 hectares de l'habitation Fonds Saint-Jacques, propriété de la colonie, en 230 lots, adjugés en location-vente aux habitants du quartier et à de modestes agriculteurs et ouvriers[4].

Il est emprisonné après les élections municipales et la grève de 1925 pour incitation au trouble et à la violence. En 1931, Joseph Lagrosillière est arrêté pour « trafic d'influence » et écroué au Havre en France. Malgré ses démêlés judiciaires, il est triomphalement élu à nouveau député dans le Sud en 1932. Il le reste jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale.

Joseph Lagrosillière livre sa dernière bataille politique lors des municipales de 1945 à Fort-de-France, où il est sévèrement battu par le jeune candidat communiste Aimé Césaire qui le distance de plus de 5 000 voix.

Joseph Lagrosillière meurt le à l'âge de 77 ans.

Parcours politique

Distinction

Sources et écrits

  • Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, biographie en 3 tomes écrit par Camille Darsières, éditions Désormeaux, 1999 - Tome 1 : "Les années pures, 1872-1919", Tome 2 : "Les années dures, 1920-1931", Tome 3 : "La remontée, 1932-1950".
  • La question de la Martinique : réponse aux calomnies et aux diffamations de M. Gérault-Richard, Paris, Groupe socialiste des Antilles, (lire en ligne)

Notes et références

  1. ↑ [1]
  2. ↑ [2]
  3. ↑ [3]
  4. ↑ Guy Flandrina, Un modèle collectiviste martiniquais: La SICA de Fond-Saint-Jacques, SCITEP, (ISBN 979-10-93143-44-6, lire en ligne)
  5. ↑ « Accueil - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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