Joseph Meynne
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans) Bruxelles |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Maître | |
|---|---|
| Genre artistique |
Joseph Meynne, né à Nieuport le et mort à Bruxelles le , est un peintre et un éditeur de musique belge.
Biographie
Famille
Joseph (Joseph Corneille) Meynne, né à Nieuport le , est le fils de Charles Corneille Meyne (1787-1878), quincailler et d'Isabelle Josèphe Colette Gommers (1789). Son frère Armand Joseph Meynne (1814-1876) est médecin principal de l'armée et écrivain naturaliste. Joseph Meynne épouse à Anvers le Marie Françoise Joséphine Philippine De Tauber (née à Lillo le )[1].
Formation
Joseph Meynne quitte Nieuport pour se former dans l'atelier du peintre Gustave Wappers chez lequel il s'établit durant quelques mois en 1836, et à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers[2].
Carrière
De 1834 à 1846, Joseph Meyne expose aux salons triennaux belges, de même qu'à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880. Joseph Meynne s'établit à Bruxelles vers 1850 et devient, avec son frère Guillaume Meynne (1821-1882), élève de François-Joseph Fétis au Conservatoire royal de Bruxelles, éditeur de musique. La presque totalité de leur production est lithographiée. Ils engagent des artistes, comme Edwin Toovey afin d'illustrer les pages de titres. Leur atelier publie plus de 1100 partitions de 1850 à 1877 : des œuvres didactiques, des airs d'opéra, des romances, de la musique de salon pour piano,… Les deux frères publient également un recueil périodique de musique intitulé La Mélodie[3],[4].
Joseph Meynne meurt à l'âge de 67 ans, rue Saint-Jean no 10 à Bruxelles, le [5].
Œuvre
Caractéristiques
Joseph Meynne est connu pour ses scènes de genre traitées avec spiritualité. Au Salon de Bruxelles de 1845, lorsque l'artiste expose Le Meunier, son fils et l'âne, le critique Victor Joly publie :
« M. Meynne paraît vouloir s'écarter de la route suivie par les peintres de genre de l'école d'Anvers ; il voit autre chose dans l'art que les portraits plus ou moins exacts de poissons, de légumes et d'ustensiles de cuisine auxquels sont voués la plupart de ses confrères. Tant mieux ! Nous lui ferons la place belle, et nous l'encouragerons de tous nos efforts. Son tableau est traité avec verve, le bon meunier est dessiné, et ce groupe de jeunes paysannes qui le poursuivent de leurs railleries est plein de vérité et de mouvement. Peut-être a-t-il trop idéalisé ces trois jeunes filles et leur a-t-il donné trop de grâce et de coquetterie ; peut-être aussi son coloris a-t-il trop d'exubérance et d'éclat »
— Victor Joly, Analyse critique de l'exposition des beaux arts, 1845[6].
Expositions
- Salon d'Anvers de 1834 : Jan Steen présentant à sa sœur sa femme Marguerite[7].
- Salon de Gand (XVIe) de 1835 : L'Interrogatoire avant le mariage[8].
- Salon de Bruxelles de 1836 : Un corps de garde et Le Menuet[2].
- Salon d'Anvers de 1837 : La Proposition de mariage[9].
- Salon de Gand (XVIIe) de 1838 : La Vieille femme[10].
- Salon d'Anvers de 1840 : Une famille de pêcheurs examinant un coffre jeté à la côte pendant la tempête[11].
- Salon d'Anvers de 1843 : Une famille de pêcheurs pendant un gros temps[12].
- Salon de Bruxelles de 1845 : Le Meunier, son fils et l'âne[13].
- Salon d'Anvers de 1846 : En attente[14].
- Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles : La Réprimande[15].
Références
- ↑ « État-civil de Nieuport », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1836, Bruxelles, Vandooren frères, , 52 p. (lire en ligne), p. 30.
- ↑ Rédaction, « Grand concert », La Nation, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Bernard Huys, « Les imprimeurs de musique à Bruxelles au XIXe siècle », Fontes Artis Musicae, , p. 158-167 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Victor Joly, Salon de 1845 : Analyse critique de l'exposition des beaux-arts, Bruxelles, Librairie des voyageurs, , 260 p. (lire en ligne), p. 72.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 76 p. (lire en ligne), p. 49.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1835 (XVIe), Gand, D.J. Vanderheghen, , 55 p. (lire en ligne), p. 29.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 80 p. (lire en ligne), p. 61.
- ↑ Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1838, Gand, D.J. Vanderheghen-Hulin, , 59 p. (lire en ligne), p. 54.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 72 p. (lire en ligne), p. 69.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 81 p. (lire en ligne), p. 71.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 87.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 84 p. (lire en ligne), p. 62.
- ↑ Catalogue de l'exposition historique de l'art belge 1830-1880, Bruxelles, Félix Callewaert père, , 304 p. (lire en ligne), p. 72.
Annexes
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Portail de l’histoire de l’art
- Portail de la peinture
- Portail de la musique classique
- Portail de la Belgique