Juanita Carberry

Juanita Carberry
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Biographie
Naissance
Décès
(à 88 ans)
Londres
Nationalité
Activité
Père
John Evans Carbery, 10th Baron Carbery (d)
Mère
Maiä Ivy Anderson (d)

Juanita Virginia Sistare Carbery, née le à Nyeri au Kenya, morte le à Londres, est une écrivaine kényane. Elle est connue pour ses témoignages sur le Happy Valley set et pour avoir affirmé connaître l’identité de l’auteur du meurtre de Josslyn Victor Hay (22e comte d’Erroll).

Biographie

Juanita Carbery naît en 1925 à Nyeri, dans le Kenya alors sous administration coloniale britannique. Sa mère et son beau-père, John Carbery, appartiennent au Happy Valley set, un groupe de colons européens réputé pour son mode de vie extravagant et ses excès[1].

Son père biologique, connu sous le titre de lord Carbery, est un aristocrate britannique décrit comme controversé, notamment pour ses sympathies politiques et son comportement violent[2]. Sa mère meurt dans un accident d’avion alors que Juanita est âgée de trois ans. Élevée par une gouvernante, elle subit une enfance marquée par des violences[3].

En 1941, à l’âge de quinze ans, elle est témoin du contexte entourant le meurtre très médiatisé de Josslyn Victor Hay (22e comte d’Erroll). Henry « Jock » Delves Broughton est ultérieurement jugé pour ce crime. La même année, elle quitte le domicile familial.

En 1942, elle s’engage dans le First Aid Nursing Yeomanry, puis rejoint le Royal Corps of Signals. Elle fait également partie des premières femmes recrutées dans la marine marchande britannique, à une époque où très peu de navires acceptent des femmes à bord[4].

Activités littéraires et témoignages

En 1987, la BBC diffuse The Happy Valley, un drame inspiré du meurtre de Josslyn Victor Hay, 22e comte d’Erroll, raconté du point de vue de Juanita Carbery[5]. Cette affaire inspire également le livre et le film White Mischief.

Elle publie en 1991, avec Nicola Tyrer, Child of Happy Valley: A Memoir, dans lequel elle raconte son enfance et le milieu social auquel elle appartenait[6].

Engagements et fin de vie

Juanita Carbery soutient des associations de protection animale ainsi que l’organisation Dignity in Dying, qui milite pour le droit à l’euthanasie. Elle meurt le dans un hospice à Londres[4]. Après sa mort, son corps tatoué est donné à des fins d’exposition anatomique par le médecin allemand Gunther von Hagens[4].

Postérité

L’affaire du meurtre du comte d’Erroll ainsi que l’histoire du Happy Valley set continuent de faire l’objet d’analyses historiques et médiatiques[7].

Notes et références

  1. Nick Maes, « Storm clouds over Happy Valley » [archive du ], sur The Sydney Morning Herald, (consulté le )
  2. Ann Marie Hourihane, « Drink, drugs and death: Juanita Carberry's Happy Valley childhood » [archive du ], sur The Irish Times, (consulté le )
  3. « Juanita Carberry: Tortured child knew truth of sensational murder case » [archive du ], sur The Canberra Times, (consulté le )
  4. Felicia Ruperti, « Juanita Carberry obituary » [archive du ], sur The Guardian, (consulté le )
  5. « The Happy Valley (1987) » [archive du ], sur British Film Institute (consulté le )
  6. Juanita Carbery et Nicola Tyrer, Child of Happy Valley: A Memoir, Ulverscroft Large Print Books, (ISBN 978-0-7089-9255-5)
  7. Rebecca Armitage et Lucia Stein, « In the Happy Valley, the wild lifestyle of aristocrats ended in the murder of one of their own » [archive du ], sur ABC News, (consulté le )

Liens externes

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