Judith Meuli

| Naissance | Chippewa Falls, Wisconsin (États-Unis) |
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| Décès |
(à 69 ans) San Fernando Valley, Californie (États-Unis) |
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Judith Meuli, née le à Chippewa Falls et morte le dans la San Fernando Valley[1], est une féministe, militante et scientifique américaine.
Biographie
Enfance et éducation
Judith Meuli est née en 1938 à Chippewa Falls, dans le Wisconsin aux États-Unis, de Isabel (née Dresel) et Earle Meuli. Ses frères et sœurs sont Yvonne Herbert (née Meuli), Allan R. Meuli, le Dr Earle Maile et Gerald R. Meuli[2]. En 1963, elle a obtenu une licence en sciences (Bachelor of Science) à l'Université du Minnesota[2]. Pendant les dix années suivantes, elle a travaillé comme chercheuse dans cette université, puis à l'Université de Californie à Los Angeles, où elle a étudié la néphrologie[3]. Bien qu'elle ait enseigné la chirurgie et la recherche à l'université, ses pairs l'ont dissuadée d'entreprendre des études de médecine en raison de son sexe et de son âge[4].
Militantisme féministe
Avec l'Organisation nationale des femmes
Meuli a rejoint l'Organisation nationale pour les femmes (NOW) en 1967. Elle a participé à fonder la section de Los Angeles de l'organisation[5], et a été sa secrétaire de 1968 à 1970[4]. Elle a été coéditrice de NOW Acts (le bulletin national de NOW) de 1970 à 1973 et du National NOW Times (le journal national) de 1977 à 1985 et éditrice du manuel de collecte de fonds Financing the Revolution en 1973[4]. Meuli a été membre du conseil d'administration national de NOW de 1971 à 1977 et présidente du Comité national des adhésions de 1971 à 1974, membre du Comité national des nominations en 1974 et coordinatrice de la section hollywoodienne de NOW en 1976. Elle a été présidente de NOW Los Angeles de 1998 à 2000[4]. Elle a également coédité la publication nationale de NOW, Do it NOW, avec sa compagne Toni Carabillo[6], et a créé une ligne de bijoux féministes pour collecter des fonds pour NOW et la Campagne Equal Rights Amendment[7].
Oeuvres
L'ouvrage The Feminization of Power, coécrit avec sa compagne Toni Carabillo, a été publié en 1988[4]. Le livre est né d'une exposition itinérante qu'elles avaient créée pour une tournée de campagne visant à motiver les femmes à se présenter aux élections cette année-là[3].
L'ouvrage The Feminist Chronicles, 1953–1993 (1993) a été écrit avec Toni Carabillo et June Csida[3].
Women's Heritage Corporation
En 1969, elle a cofondé une maison d'édition spécialisée dans la littérature féministe, éditant notamment des biographies en format poche, notamment de Elizabeth Cady Stanton et Lucy Stone. Cette société, la Women's Heritage Corporation, a également produit un calendrier et un almanach[3].
Women's Graphic Communications
En 1970, Judith Meuli a créé une entreprise de graphisme avec Toni Carabillo[3]. Elle a conçu de nombreuses images pour des t-shirts, des badges, etc., notamment le plus célèbre, appelé « Brassy », qui associe le symbole du féminin au signe « égal » inscrit dans un cercle. Un exemplaire de ce logo a été offert au pape Paul VI par Betty Friedan en 1973[8]. Elle a également réalisé des designs pour promouvoir la Older Women's League, l’Equal Rights Amendment et de nombreux autres sujets et événements[3].
Feminist Majority Foundation
En 1987, l'ONG Feminist Majority (aujourd'hui connue sous le nom de Feminist Majority Foundation) a été fondée par Judith Meuli, Eleanor Smeal,Toni Carabillo, Peg Yorkin et Katherine Spillar afin d'« encourager les femmes à s'impliquer dans la vie politique et le processus électoral »[4]. Elle était la secrétaire et membre du conseil d'administration de cette organisation. En 1990, elle a conçu et construit un bâtiment pour abriter leur centre de presse et leurs archives[9],[10].
La Feminist Majority Foundation publie le magazine Ms. et a mené un projet national d'accès au soins, qui a formé ses membres à se défendre contre les militants anti-avortement[5]. Elle a également mené des campagnes pour l'adoption de la loi sur la liberté d'accès aux cliniques (FACE) et de la loi sur la violence contre les femmes (VAWA)[11].
Autres engagements dans des organisations de défense des droits des femmes
Elle a également conçu l'insigne et la médaille d'honneur de l'ONG Veteran Feminists of America, et a été membre de son conseil national[10]. Elle a reçu le prix Trailblazer de cette organisation en 2006[12].
En 1977, Meuli est devenue associée du Women's Institute for Freedom of the Press (WIFP)[13], une maison d'édition américaine à but non lucratif qui travaille à accroître la communication entre les femmes et à connecter le public aux formes de médias féminins.
Elle figure dans Who's Who in America, Who's Who in American Women et Feminists Who Changed America[3].
Mort et postérité
Meuli meurt le 14 décembre 2007, à l'âge de 69 ans, des suites d'un myélome multiple, à son domicile de la vallée de San Fernando en Californie[6]. Elle a fait don de ses archives à la Bibliothèque Schlesinger de l'Institut Radcliffe de Harvard, dans le Massachusetts. Ses archives sont également disponibles dans les collections numériques de Harvard et de UCLA.
Notes et références
- ↑ « Activist worked for women's rights », Los Angeles Times, (consulté le )
- « Judith Kay Meuli » [archive du ] (consulté le )
- « Authors' Biographies », Feminist Majority Foundation (consulté le )
- « Judith Meuli », Veteran Feminists of America (consulté le )
- Mary Rourke, « Activist worked for women's rights », Los Angeles Times, (lire en ligne, consulté le )
- Rourke, « Activist worked for women's rights », Los Angeles Times, (consulté le )
- ↑ « NOW Mourns Loss of Feminist Leader Judith Meuli » [archive du ], NOW (consulté le )
- ↑ « The Feminist Chronicles, 1953–1993 – 1973 », Feminist Majority Foundation, (consulté le )
- ↑ « Judith Meuli Remembered » [archive du ], Feminist Daily News, (consulté le )
- Barbara J. Love, Feminists who Changed America, 1963–1975, University of Illinois Press, (ISBN 9780252031892, lire en ligne
), 311 :« meuli president los angeles now. »
- ↑ « Reports from Around the World: USA; the Feminist Majority Foundation », WIN News, vol. 24, no 3, , p. 60
- ↑ « VFA Obituaries », Veteran Feminists of America (consulté le )
- ↑ « Associates », The Women's Institute for Freedom of the Press (consulté le )
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