Jules Claine

Jules Claine
Biographie
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Chinon
Sépulture
Nationalité
Domicile
Activités
Conjoint
Jane Gernandt (d)
Autres informations
Distinctions

Jules Claine est un explorateur, diplomate et collectionneur français né le aux Essarts-le-Vicomte (Marne) et mort le à Chinon[1],[2]. Il est décoré de l’ordre national de la Légion d'honneur, au grade d’officier [3],[4].

Biographie

Jules Claine naît le aux Essarts-le-Vicomte (Marne) dans une famille ouvrière ; son père est rémouleur et sa mère couturière.

Il accède à l’École des Beaux-Arts de Paris, avant d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Algérie en 1883 et au Mexique l'année suivante[2], où il effectue des fouilles archéologiques.

En , il part pour Singapour, où il arrive environ un mois plus tard. Il effectue un premier voyage au sud de Sumatra entre août et octobre, puis voyage autour de l’Asie du Sud-Est jusqu'au , date à laquelle il rejoint l'expédition principale qu'il décrit commence. Durant dix jours, il parcourt l'arrière-pays indonésien, rapportant des photographies et une collection ethnographique contenant « armes, manuscrits, instruments de musique, bijoux, fétiches, étoffes, etc., ainsi qu’une superbe canne ornée d’or et d’argent, des lettres sur bambou, des déclarations de guerre, des cruches à vin de palmier. », destinée au musée du Trocadéro[5]. Cependant, certains des éléments de cette collection ne sont pas arrivés au Trocadéro et sont exposées, à la place, au musée d’Épernay, auquel Claine a fait don de ses collectes en 1936.

En 1894, Claine se voit proposer la fonction de vice-consul à Fort-Dauphin (Madagascar), qu'il accepte. C'est le début d'une carrière de plus de 20 ans dans la diplomatie, qui verra Claine être décoré de la Légion d'honneur en 1904[3], avant d’être promu au grade d’officier en 1920[4], sur la proposition de Léon Bourgeois. Cette carrière comprendra entre autres des postes à La Plata, Rangoon, Bakou et Helsingfors. Il quitte les Affaires étrangères en 1918 après une longue maladie.

Claine décède le à Paris où il est d'abord inhumé au Cimetière de Vaugirard puis est transféré quelque temps après à Chinon (Indre-et-Loire) par son épouse Jane Gernandt.

Distinctions

Publications

  • Russie. Grand-Duché de Finlande. Situation économique et commerce extérieur de la Finlande en 1912, Paris, Office national du commerce extérieur, , 35 p., in-8o

Critiques

Jules Claine a publié lui-même cinq versions de son séjour sur Sumatra (Le Monde illustré du [5], The illustrated London news du , Le Tour du Monde du premier semestre 1892, Journal des voyages et des aventures de terre et de mer du premier semestre 1892, et le volume 28 de la revue néerlandaise De Aarde en haar Volken), dont les dates se contredisent. Un de ses compagnons de voyage, le Néerlandais Westemberg, contrôleur des Bataks soumis, publiera quelques mois après Claine un article pamphlétaire démontant tout ce que son auteur perçut comme exagérations de la part de Claine[7].

Notes et références

  1. Acte de décès à Chinon, n° 80, vue 236/344.
  2. Jean-Jacques Charpy, « Notice biographique sur Jules CLAINE », sur agorha.inha.fr, (consulté le ).
  3. « Journal officiel du 10 août 1904 », sur gallica.bnf.fr (consulté le ).
  4. « Journal officiel du 7 septembre 1920 », sur gallica.bnf.fr (consulté le ).
  5. « Le Monde Illustré du 7 novembre 1891 », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
  6. Base Léonore
  7. Daniel Perret, « Jules Claine chez les Batak : un récit controversé » (consulté le ).

Liens externes

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