Jules Joire
| Jules Joire | |
| Naissance | Roubaix (Nord) |
|---|---|
| Décès | (à 29 ans) Toula (Russie) Mort au combat |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de l'air |
| Grade | |
| Années de service | 1934 – 1944 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
Jules Joire (Roubaix, - Mort pour la France[1] à Toula le ) est un militaire français, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du . Aviateur s'illustrant lors de la bataille de France, il rallie ensuite la France libre. Prisonnier du régime de Vichy et de l'Espagne franquiste, il rejoint à nouveau les Forces aériennes françaises libres avec lesquelles il combat en URSS lorsqu'il meurt dans un vol d'entraînement.
Biographie
Avant-guerre
Né le à Roubaix (Nord), Jules Joire commence son service militaire en à l'école de pilotage d'Istres[2]. Après avoir obtenu un brevet de pilote, il est affecté au groupe de chasse 1/4 en [3]. À la fin de son service en , il travaille dans une banque mais effectue parallèlement des missions volontaires au groupe aérien d'observation de Lille[4].
Seconde guerre mondiale
Jules Joire est mobilisé en et retrouve le groupe de chasse 1/4 à Reims où il est sergent à la 1re escadrille[2]. Du 10 au il participe à la bataille de France où, aux commandes d'un Curtiss P-36 Hawk, il réalise 80 missions au-dessus de la France, de la Belgique et des Pays-Bas, remportant 6 victoires aériennes[3]. Blessé au combat le dans le ciel de Beauvais, il est évacué sur Argentan puis sur Douarnenez où il apprend la nouvelle de l'armistice[4].
Entendant l'Appel du général de Gaulle, il s'embarque le à destination de l'Angleterre qu'il atteint le 22[2]. Aussitôt engagé dans les Forces aériennes françaises libres, il effectue un stage en Operational Training Unit à Sutton Bridge puis est affecté au Groupe mixte de combat no 1 sous les ordres du lieutenant-colonel de Marmier[4].
Embarqué à bord du HMS Ark Royal, il participe à l'expédition de Dakar avec pour mission de convaincre les aviateurs vichystes de rallier la France libre[3]. Il atterrit sur la base de Dakar en compagnie de Jacques Soufflet et Fred Scamaroni à bord d'un Caudron Luciole[5] mais les trois hommes ne parviennent pas à faire changer de camp leurs compatriotes et sont faits prisonniers[4]. Rapatrié en France, il bénéficie d'un non-lieu, est libéré en et essaye dès lors de rejoindre à nouveau la France libre[2].
Tentant de gagner l'Afrique du Nord en passant par l'Espagne en , il est arrêté par les franquistes et est incarcéré plusieurs mois à la prison de Pampelune[3]. Une fois libéré, il retente sa chance et parvient cette fois jusqu'à Gibraltar d'où il gagne l'Algérie le [4]. Volontaire pour le Groupe de chasse Normandie, il est envoyé en URSS en et affecté à la 2e escadrille du groupe[3].
Promu sous-lieutenant le , l'information n'arrive en URSS que le . Il s'envole le même jour pour un vol d'entraînement au-dessus de Toula. Lors du vol, il est victime d'une collision avec l'un de ses compatriotes, l'aspirant Maurice Bourdieu[3]. Réussissant à sauter, il est cependant rattrapé par son avion qui le sépare de son parachute et il périt dans l'accident, ainsi que l'aspirant. D'abord inhumé à Toula puis à Moscou, son corps est rapatrié en et enterré au cimetière militaire de Tourcoing[2].
Décorations
| Chevalier de la Légion d'Honneur | Compagnon de la Libération | Croix de Guerre 1939-1945 | |||
| Médaille de la Résistance française Avec rosette |
Médaille des blessés de guerre | Médaille des évadés |
Hommages
Une rue de Tourcoing a été baptisée en son honneur.
Références
- ↑ « Fiche sur le site "Mémoire des Hommes" ».
- « Biographie - Ordre National de la Libération ».
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 978-2-35639-033-2 et 2-35639-033-2)
- Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2)
- ↑ « Joire Jules », sur cieldegloire.fr (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Henry Lafont, Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, Vincennes, SHAA, , 320 p. (ISBN 2-904521-46-1).
- Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du Sud 1940-1942 : Aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Paris, Editions du Gerfaut, , 286 p. (ISBN 2-914622-92-9, lire en ligne).
- Mémorial des Compagnons - 1940-1945 : Compagnons morts entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, Paris, Imprimerie nationale, .
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-35639-033-2).
- « Les Forces Aériennes Françaises Libres. Juin 1940 : naissance des FAFL au Moyen-Orient », Icare (revue), no 128, .
- Yves Morieult, « Les French Flight des escadrilles françaises au sein de la RAF », Aéro Journal, no 33, .
- Dominique Breffort, « Les Forces Aériennes Françaises Libres et la reconstitution de l'armée de l'air (1940-1945) », Wing Masters, no HS n°3, .
Liens externes
- Biographie sur le site des Compagnons de la Libération
- « LES SÉPULTURES DES PILOTES DU NORMANDIE-NIEMEN », sur tombes-sepultures.com/ (consulté le ).
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