Jules Léclabart
| Nom de naissance | Jules Georges Désiré Léclabart |
|---|---|
| Naissance |
Amiens (Somme) |
| Décès |
(à 68 ans) Abbeville (Somme) |
| Nationalité | Français |
| Activité principale | |
| Autres activités |
Jules Georges Désiré Léclabart, né le à Amiens (Somme) et mort le à Abbeville (Somme), est un instituteur et militaire français. Promu capitaine en 1944, il est connu pour avoir mis un terme le au massacre d'Abbeville.
Biographie
Né en 1899 à Amiens d'un père sculpteur et d'une mère couturière[1], Jules Léclabart étudie jusqu'au à l'école normale d'Amiens, date à laquelle il est incorporé au sein de l'armée française comme soldat de deuxième classe[2]. Après dix-huit mois sous les drapeaux, il est nommé aspirant le . Après la guerre, il est promu en 1925 au grade de lieutenant de réserve, et s'installe l'année suivante à Abbeville[2].
Rappelé à l'activité au sein du 28e régiment régional de Garde le , il croise par hasard dans la nuit du une section de la 5e compagnie de son régiment, dirigée par le lieutenant René Caron et le sergent-chef Émile Molet, chargée par instruction orale du capitaine Marcel Dingeon d'exécuter les 78 prisonniers civils détenus dans le sous-sol du kiosque à musique du parc d'Abbeville : Léclabart, au fait du règlement militaire, demande à voir l’ordre d’exécution ; comme celui-ci ne peut être produit, il fait arrêter le massacre, sauvant la vie des 57 prisonniers survivants[3],[4].
Capturé par les Allemands le avec le reste de son régiment, il est démobilisé le . Durant la Libération, il est promu capitaine le et inscrit comme Engagé Volontaire pour la Durée de la Guerre (EVDG) le suivant[2]. Ayant achevé sa carrière comme directeur d'école primaire à Abbeville[5], il meurt le dans cette même ville[1].
Distinctions
Notes et références
- « Acte de naissance à Amiens de Jules Léclabart le 9 octobre 1899 », sur Archives départementales de la Somme (consulté le )
- « Registre matricule de Jules Léclabart, établi par le bureau de recrutement d'Amiens », sur Archives départementales de la Somme (consulté le )
- ↑ « Quelques points d'histoire "oubliés" : Le kiosque d'Abbeville », sur francaislibres.net (consulté le ) : « Le lieutenant Jean Leclabart du 28e RR qui lui aussi passait par là et qui connaissait le règlement militaire s'exclame: "Mais enfin, êtes-vous devenu fou?" et demande l'ordre d'exécution. Comme personne ne peut montrer un tel ordre, il fait arrêter le massacre. »
- ↑ Daniel Grason, « CARON René, Alexandre, Théophile », sur Maitron (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
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