Jules Lambeaux

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(à 31 ans) Saint-Gilles |
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Jules Lambeaux, né à Anvers, le et mort à Saint-Gilles le , est un peintre belge.
Biographie
Famille
Jules (Julien Thomas Jacques) Lambeaux, né à Anvers le , est le fils de Thomas Antoine Lambeaux (1807-1883), chaudronnier et de Marie Louise Loneu (1814-1890). Il demeure célibataire. Son frère aîné est le sculpteur Jef Lambeaux (1852-1908)[1].
Formation
Jules Lambeaux étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où il bénéficie notamment de l'enseignement du peintre Edward Dujardin. En 1874, inscrit en seconde division, il obtient le second prix d'excellence en dessin, de même que le troisième prix en tête ombrée d'après l'estampe et le second prix en proportions du corps humain[2].
Carrière
Jules Lambeaux commence à exposer au Salon de Gand de 1880. Ensuite, il participe à plusieurs salons triennaux belges, de même qu'à l'Exposition universelle de 1885.
En 1887, en compagnie du peintre Gustave Vanaise, il effectue un voyage artistique en Espagne et se rend notamment à Grenade[3].
Jules Lambeaux meurt subitement, à l'âge de 31 ans, tandis qu'il travaille dans son atelier rue Moris no 16 à Saint-Gilles le . Deux jours plus tard, ses funérailles ont lieu. L'absoute est prononcée à la chapelle de la Trinité à Saint-Gilles, suivie de l'inhumation au cimetière du Kiel à Anvers[4].
Œuvre
Caractéristiques

Le champ pictural de Jules Lambeaux couvre essentiellement la peinture d'histoire, les scènes de genre et, plus rarement, les portraits.
Au Salon d'Anvers de 1888, lorsque l'artiste expose, le Journal de Bruxelles publie :
« Le tableau de M. Jules Lambeaux, Un coin de la cathédrale de Grenade, est religieux aussi par le décor, par l'atmosphère et par le sentiment qui s'en dégage. Dans une nef d'église calme et silencieuse, un homme est agenouillé et prie, surpris par le peintre dans une posture de recueillement profond. C'est très simple et c'est beau »
— Journal de Bruxelles, Le Salon d'Anvers, 1888[5].
Expositions
- Salon de Gand (XXXIe) de 1880 : Ruiné ! et Le comte d'Egmont prisonnier à Gand[6].
- Salon de Bruxelles de 1881 : Le comte Louis de Male devant la dépouille mortelle du sire d'Enghien[7].
- Salon de Bruxelles de 1884 : Intérieur de ferme, Portrait de ma mère et Portrait de Mme R*[8].
- Exposition universelle de 1885 à Anvers : La Veuve et Le Critique[9].
- Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe) : Le Concerto[10].
- Salon d'Anvers de 1888 : Le Concerto et Coin de la cathédrale de Grenade[11].
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : À l'église et La Pharmacie de l'hôpital Saint-Jean à Bruges[12].
- Exposition posthume de l'œuvre du défunt, salle Verlat à Anvers en [13].
Collections muséales
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) : Portrait du peintre anversois Jules Lambeaux (1885), par Charles Mertens, inventaire no 3058, format 52 × 64cm, gagné par l'Etat à la tombola de l'Exposition des Beaux-Arts, Bruxelles, 1887[14].
- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers : La Pharmacie de l'hôpital Saint-Jean à Bruges (s.d.), huile sur toile, format 101 × 148 cm, inventaire no 1086[15].
- Sheffield Museums Trust : Enfant et nourrice (attribué à Jules Lambeaux), huile sur toile, format 45,6 × 37 cm, inventaire no VIS.519, don de J.G. Graves, 1935[16].
Galerie
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La Pharmacie de l'hôpital Saint-Jean à Bruges, Musées royaux des beaux-arts d'Anvers. -
_(attributed_to)_-_Infant_and_Nurse_-_VIS.519_-_Sheffield_Galleries_and_Museums_Trust.jpg)
Enfant et nourrice, attribué à Jules Lambeaux, Sheffield Galleries and Museums Trust. -

Intérieur d'un pub bourgeois. -

Nature morte florale.
Références
- ↑ « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Académie royale des beaux-arts, Rapport annuel et distribution des prix, Anvers, J-E Buschmann, , 66 p. (lire en ligne), p. 43.
- ↑ Jules Dujardin, L'art flamand : Les artistes contemporains, Bruxelles, Arthur Boitte, , 199 p. (lire en ligne), p. 77.
- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Georges Kaiser, « Le Salon d'Anvers », Journal de Bruxelles, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1880 (XXXIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 212 p. (lire en ligne), p. 101.
- ↑ Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1881, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 171 p. (lire en ligne), p. 73.
- ↑ Rédaction, « Notre salon de Bruxelles avant la lettre », Le Patriote, no 246, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Exposition universelle de 1885, Anvers, Buschmann, , 201 p. (lire en ligne), p. 30.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1886 (XXXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 150 p. (lire en ligne), p. 89.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 134 p. (lire en ligne), p. 57.
- ↑ Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1889 (XXXIVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 144 p. (lire en ligne), p. 84.
- ↑ Rédaction, « La province », L'Indépendance belge, no 33, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Portrait du peintre anversois Jules Lambeaux », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
- ↑ « Jules Lambeaux », sur kmska.be, (consulté le ).
- ↑ (en) « Jules Lambeaux », sur artuk.org, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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