Jules Vieujant

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 69 ans) Ixelles |
| Nationalité |
Belge |
| Activité | |
| Père |
Thomas Vieujant |
| Mère |
Célina Deltrée |
| Fratrie |
Firmin, Théodore |
| Conjoint |
Célina Delhaize, Octavie Buvette |
| Enfant |
Joséphine, Marie, Louis, Paul, Claire, Marthe, Marcel, Octave |
| A travaillé pour |
Delhaize Frères et Cie. |
|---|
Jules Vieujant, né à Nivelles le et mort à Ixelles le est un entrepreneur belge[1]. Il est l'un des principaux fondateurs de l'enseigne Delhaize le Lion[2].
Biographie
Jules Vieujant, né à Nivelles le est le fils de Thomas Vieujant, commerçant (1820-1867), et de Célina Deltrée, couturière (1818-1874)[3]. En 1868, il se marie avec Célina Delhaize (1845-1886) avec qui il aura 7 enfants (Joséphine, Marie, Louis, Paul, Claire, Marthe et Marcel)[3]. En 1889, trois ans après la mort de Célina Delhaize, il se remarie avec Octavie Buvette (1864-1948) avec qui il aura un enfant, Octave[3]. Son arrière-petit-fils, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant sera le dernier membre de la famille à diriger l'enseigne Delhaize le Lion.
Il accomplit ses humanités au collège communal de Nivelles avant de passer à ses 18 ans, trois années à l’École normale de Liège.
Il entame sa carrière d'abord surveillant à l'athénée de Tournai, puis comme professeur[1]. En 1865, il délivre ses cours de latin et de français à l’Athénée royal de Mons[3].
En 1869, il ouvre les succursales de Mons et de La Louvière de « Maison de Charleroi » alors dirigé par ses beaux-frères Jules et Auguste Delhaize. En 1871 il met fin à sa carrière de professeur pour créer avec ses beaux-frères Jules, Édouard et Adolphe, l'entreprise Delhaize Frères et Cie[2]. Il devient responsable des succursales de La Louvière et de Mons[3].
En 1874, après le départ d'Adolphe Delhaize de l'entreprise, une nouvelle entreprise est créée. il y est alors comptable et s'occupe aussi de l'administratif[2]. À partir de 1893, sous son initiative, des produits sont vendus sous la marque Delhaize : chocolat, bonbons, savons, etc.[3]. En 1897, l'entreprise produit elle-même des brosses, des cristaux de soude, des biscuits, du pain d'épice, torréfie le café, etc.[3]. En 1895, il publie les « Commandements du chef de maison »[2]. En 1898, à la suite de la mort de son beau-frère, Jules Delhaize, qui n'avait pas de descendant, il reprend la direction de l'entreprise[3]. En 1907, il dissout, avec Joséphine Marsigny (la veuve d'Édouard Delhaize), la vieille société pour créer la S.A. « Etablissements Delhaize Frères et Cie. Le Lion » avec un capital de 7 700 000 francs belges (770 actions de 1 000 francs)[3]. Il en devient le président du conseil d'administration.
À la suite de son décès à Ixelles le , il reçoit des funérailles à l'église de la Sainte-Trinité d'Ixelles.
Hommages et distinctions
On trouve à Schaerbeek la « rue Jules Vieujant ».
Les distinctions belges suivantes lui ont été décernées[4] :
Officier de l'ordre de la Couronne () ;
Chevalier de l'ordre de Léopold ;
Chevalier de la Légion d'honneur.
Notes et références
- Paul Delforge, « Jules Vieujant »
, sur connaitrelawallonie.wallonie.be, (consulté le ).
- Emmanuel Collet et Mark Eyskens, Delhaize "Le lion", épiciers depuis 1867, Éditions Racine, (ISBN 2-87386-315-3 et 978-2-87386-315-9, OCLC 163917431)
- G. Kurgan-van Hentenryk, Serge Jaumain et Valérie Montens, Dictionnaire des patrons en Belgique : les hommes, les entreprises, les reseaux, De Boeck Université, (ISBN 2-8041-1581-X et 978-2-8041-1581-4, OCLC 35525057, lire en ligne)
- ↑ « Nécrologie », L'Indépendance Belge, , p. 4 (lire en ligne)
Bibliographie
- Emmanuel Collet (dir.) et al., Delhaize “Le Lion” : épiciers depuis 1867, Bruxelles, Groupe Delhaize, , 218 p. (ISBN 9782873863159)
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