Julien Théry

| Administrateur de société Le Média | |
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| Président Entreprise de Presse Le Media (d) | |
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| Membre de l'École française de Rome | |
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| Directeur de thèse |
La Parole aux Albigeois : le procès de Bernard de Castanet, évêque d'Albi (1307-1308) (d) |
Julien Théry ou Théry-Astruc, né en 1971, est un historien français, dont les recherches portent sur les dynamiques du religieux et du politique dans l'Occident médiéval et en particulier sur l'histoire du gouvernement des papes, l'Inquisition, les hérésies et le Procès de l'ordre du Temple. Il est aussi spécialiste de Marc Bloch.
Agrégé, diplômé de l'École nationale des chartes et docteur en histoire, il enseigne l'histoire médiévale d'abord à l'université de Montpellier Paul-Valéry, comme maître de conférences puis professeur, puis à l'université Lumière-Lyon-II. Ses maîtres sont Jean-Louis Biget, Jacques Chiffoleau et Robert I. Moore[1].
De 2006 à 2012, il a été éditeur des Cahiers de Fanjeaux. De 2019 à 2024, il est responsable scientifique des Presses universitaires de Lyon.
Il a été président de l'Entreprise de presse Le Media (EDPLM). Depuis 2024, il est membre du conseil de surveillance de la Scic Le Média, pure player de gauche radicale, où il produit l'émission d'histoire La grande H. Il est décrit comme « proche » de La France insoumise.
En , la LICRA l'accuse d'avoir publié un message qu'elle considère antisémite sur le réseau social Facebook. Il s'ensuit une campagne politico-médiatique. La présidence de l'Université Lyon 2 effectue un signalement au procureur de la République de Lyon, qui ouvre une enquête, puis elle annonce sa suspension début décembre.
Biographie
Formation et diplômes
Reçu à l'agrégation d'histoire en 1995, Julien Théry obtient en le diplôme d'archiviste-paléographe de l'École nationale des chartes avec une thèse intitulée « La parole aux albigeois : le procès de Bernard de Castanet, évêque d'Albi (1307-1308) »[2].
En 2003, il soutient sa thèse de doctorat « Fama, enormia : l'enquête sur les crimes de l'évêque d'Albi Bernard de Castanet (1307-1308) : gouvernement et contestation au temps de la théocratie pontificale et de l'hérésie des bons hommes »[3] et devient docteur en histoire de l'université de Lyon[4].
Carrière universitaire
Il est membre de l'École française de Rome, où il prépare sa thèse de doctorat, de 2001 à 2004[2].
D'abord maître de conférence à l'université de Montpellier Paul-Valéry, il obtient une habilitation à diriger des recherches en 2010. En 2011, il est nommé professeur d'histoire dans la même université[5],[6].
En 2015, il rejoint le Centre d'histoire et d'archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux à l'université Lyon II où il enseigne l'histoire médiévale[5]. Ses recherches portent sur les dynamiques du religieux et du politique dans l'Occident médiéval, notamment sur l'histoire de l'Inquisition, des mouvements hérétiques et des relations entre la royauté française et l'Église[7].
Travaux
Sa thèse de doctorat porte sur l'histoire de la justice criminelle inquisitoire et conclut au caractère déterminant, pour son développement au Moyen Âge, de deux notions juridiques, la fama et les enormia. Le travail part d'une étude de cas consacrée à la façon dont une partie de l'élite municipale d'Albi a réussi en 1308 à retourner la procédure inquisitoire contre l'évêque local Bernard de Castanet, qui avait dominé la ville pendant 30 ans en tant que seigneur féodal et, dans le même temps, réprimé les déviances religieuses conjointement avec l'Inquisition de l'hérésie. Les opposants locaux à l'évêque étaient des fins connaisseurs de la procédure. Ils ont réussi à convaincre le pape Clément V de recevoir leurs accusations. Au terme de l'enquête, l'évêque Castanet a été déplacé au siège du Puy-en-Velay. L'analyse met en valeur le rôle décisif de la construction de la fama, la commune renommée, dans le fonctionnement de la procédure inquisitoire romano-canonique. Julien Théry démontre aussi que l'opposition des bourgeois d'Albi au pouvoir féodal de l'évêque allait souvent de pair avec la dissidence religieuse, c'est-à-dire la fréquentation des "bons hommes" désignés comme hérétiques par l'Eglise catholique[8].
Julien Théry est l'un des chefs de file du mouvement de remise en cause du récit traditionnel sur l'hérésie dite "cathare", à la suite de Monique Zerner et Jean-Louis Biget. Pour ce courant historiographique, développé aussi en France par Uwe Brunn et Alessia Trivellone, à l'étranger par Robert I. Moore et Mark G. Pegg, il n'y a pas eu de contre-Eglise dualiste comme l'Eglise voulait le faire croire de façon à construire un ennemi intérieur[9]. Les mouvement déclarés hérétiques étaient en fait des résistances évangéliques et anticléricales aux nouveaux pouvoirs de l'Eglise et de la papauté[10],[11]. Il observe que, dans les années 1960, le régionalisme occitan a conduit en Occitanie à un récit populaire qui participe à la construction de l'identité régionale[11].
Julien Théry a proposé une nouvelle interprétation du procès des templiers largement admise aujourd'hui. Selon ses termes, repris par Alain Demurger dans son dernier livre sur la question,
« Le destin du Temple fut scellé dans une logique qui n'était pas la sienne mais bien celle de la monarchie française, l'histoire de la confrontation entre Philippe le Bel et la papauté, l'histoire des liens privilégiés construits à cette occasion entre Dieu, la France et son « roi très-chrétien »[12]. »
Pour lui, l'affaire est le dernier acte de l'affrontement entre l'Etat royal naissant et la théocratie pontificale. Cet affrontement était entré peu avant dans une phase de paroxysme avec les accusations d'hérésie contre l'évêque de Pamiers Bernard Saisset puis le pape Boniface VIII (1301-1303). Il s'agissait pour le roi capétien d'imposer sa suprémacie politico-religieuse comme "vicaire du Christ" au temporel en France. A l'issue de cette séquence spectaculaire naît la "religion royale française", qui perdure jusqu'à la Révolution[13].
Ses recherches sur les liens entre mentalités religieuses et politique le conduisent à se pencher sur l'oeuvre de Marc Bloch et à organiser avec Carlo Ginzburg un colloque pour le centenaire de son chef d'oeuvre Les Rois thaumaturges[14]. Il fait aussi paraître sous la forme d'un livre un article méconnu de Marc Bloch, "La vie d'outre tombe du roi Salomon" (1924), consacré à une légende chrétienne, connue en deux versions respectivement du XIIIe et du XVe siècles, autour du châtiment posthume de ce roi biblique[15]. Dans sa postface, Julien Théry révèle l'existence d'une troisième version de cette légende, en plus des deux identifiées par Marc Bloch. Cette version supplémentaire, conservée uniquement semble-t-il dans la tradition hébraïque et transmise par le talmudiste du XIVe siècle (en)Isaac ben Samuel d'Acre, confirme les conclusions de Bloch sur les spécificités anthropologiques du rapport au péché et à l'au-delà dans le christianisme latin[16].
Autres activités
Depuis , il produit La grande H émission d'histoire de la chaîne média digital Média TV[7].
D' à , moment de la transformation du Média TV en coopérative (SCIC), il est président de l'Entreprise de presse Le Média[17]. Cette période voit un conflit entre une partie de l'équipe et le directeur de la rédaction Denis Robert, qui est licencié en 2020 et fonde Blast dans la foulée[18]. A partir de 2024, il siège au conseil de surveillance du Media TV[19].
Engagements et controverses
Un antisionisme assumé
Décrit comme « très proche » de La France insoumise, Julien Théry est très actif sur ses réseaux sociaux personnels ainsi que sur la page qu'il administre pour Le Média. Antisioniste assumé, il publie notamment de nombreux messages relatifs à la situation en Palestine[18].
Contributions polémiques sur les réseaux sociaux
En , il publie sur le site web anticapitaliste Hors-Série un article intitulé « Antisémitisme de gauche, la grande fake news », dans lequel il soutient la thèse selon laquelle il n'existerait pas de lien entre les principes politiques spécifiques de la gauche et un quelconque antisémitisme. D'après lui, l'idée répandue depuis le début des années 2000 selon laquelle il existerait un antisémitisme de gauche serait liée à une stratégie de défense de l'Etat d'Israël contre les critiques du sionisme[20],[21],[22]. L'historien Emmanuel Debono, rédacteur en chef du Droit de vivre, la revue de la LICRA, lui répond peu après en l'accusant de s'inscrire ainsi « dans une longue tradition de déni » concernant les « représentations hostiles aux juifs relayées par la gauche »[23].
Le , la LICRA publie sur X un message selon lequel Julien Théry aurait « dressé une liste comme sous l'Occupation » dans une publication sur Facebook, le précédent[24],[25],[26]. Selon Arrêt sur images, la publication en question relayait une analyse très critique d'une tribune, avec la liste publique de ses vingt signataires, qui demandait au Président de la République française de pas reconnaître inconditionnellement un État palestinien, en les qualifiant de « génocidaires à boycotter »[27]. Son université condamne cette publication et signale les faits au procureur de la République[28]. Julien Théry dénonce une calomnie et reçoit le soutien de Jean-Luc Mélenchon. Une enquête est ouverte par le procureur de la République de Lyon[22],[29],[28] « des chefs d'injure publique en raison de l'origine ou de la religion et de provocation à la discrimination en raison de l'origine ou de la religion »[30].
Selon Le Droit de Vivre, d'autres messages[n 1], qu'il publie ou laisse publier sur le groupe Facebook dont il est administrateur, consacré à son émission La Grande H (diffusée par Le Média), sont alors mis au jour. En 2024, il y avait republié un montage visuel reprenant des clichés antisémites[24],[31],[32]. Il a partagé ou laissé partager sur ce même groupe Facebook des publications liées à Paul-Éric Blanrue et Marc-Édouard Nabe, en dépit des avertissements lancés par d'autres membres[24].
Le , l'université annonce sa suspension à titre conservatoire affirmant que « la teneur des propos et du visuel […] n'est pas compatible avec les valeurs de la République et de l'université[31]. » Il présente ses excuses en ce qui concerne le visuel incriminé et assure rejeter tout antisémitisme[30].
Le , auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les liens supposés entre mouvements politiques et réseaux islamistes, Jean-Luc Mélenchon lui apporte à nouveau son soutien en affirmant que « cet enseignant n'est pas un antisémite »[33],[34].
Publications
Sur l'Inquisition, les hérésies et le gouvernement de l'Église au Moyen Âge
- « L'Hérésie des bons hommes. Comment nommer la dissidence religieuse non vaudoise ni béguine en Languedoc ? (XIIe siècle-début du XIVe siècle s. », Heresis, n. 36-37, 2002, p. 75-117 (lire en ligne).
- « Fama, enormia : l'enquête sur les crimes de l'évêque d'Albi Bernard de Castanet (1307-1308) : gouvernement et contestation au temps de la théocratie pontificale et de l'hérésie des bons hommes » (thèse de doctorat en histoire sous la dir. de Jacques Chiffoleau), Université de Lyon 2, Lyon, (présentation en ligne).
- Julien Théry (prés.), Moines et religieux dans la ville (xiie – xve siècles), Fanjeaux, Privat, Cahiers de Fanjeaux, no 44, 2009, 640 p.[35]
- Patrick Gilli et Julien Théry (sources latines réunies, présentées et traduites par), Le Gouvernement pontifical et l'Italie des villes au temps de la théocratie (fin XIIe – mi- XIVe siècle), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, coll. « Monspeliensia Medievalia », , 676 p. (ISBN 978-2-84269-893-5, présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Le Livre des sentences de l'inquisiteur Bernard Gui (extraits choisis, traduits et présentés par Julien Théry), CNRS Éditions, coll. « Lire le Moyen Âge », , 304 p. (ISBN 978-2-271-11863-9), rééd. revue et corrigée 2022[36].
- « ‘Innommables abominations sodomitiques’ : les débuts de la répression. Autour de l’une des premières sentences conservées (justice épiscopale d’Albi, 1280) », dans L’Église et la chair dans le Midi. Cahiers de Fanjeaux 52, 2019, p. 297-349 (lire en ligne).
- « L’incontinence de la chair. Révolution pastorale et contrôle pontifical de la hiérarchie cléricale au second Moyen Âge (12e-15e siècles) », dans Le sexe dans l’Eglise, du Moyen Âge au XXIe siècle, dir. Arnaud Fossier, Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 147, 2020, p. 1-8 (lire en ligne).
- « La revanche de l’Inquisition languedocienne, de Clément V à Jean XXII. Bernard de Castanet, Bernard Gui, Bernard Délicieux et la 'réconciliation' des 'empêcheurs' de Carcassonne (v. 1308-v. 1330) », dans Martine Ostorero, Sylvain Parent (éd.), Contester l'Inquisition, XIIIe-XVe s., Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2024, aux p. 231-258 (lire en ligne
- Michelle Fournié, Daniel Le Blévec, Julien Théry (dir.), « L'Église et la chair (XIIe – mi- XVe siècle) », Toulouse, Privat, 2019, Cahiers de Fanjeaux no 52, 599 p., [présentation en ligne].
Sur le Procès de l'ordre du Temple
- Julien Théry, « Procès des templiers », dans Nicole Bériou (dir. et rédacteur), Philippe Josserand (dir.) et al. (préf. Anthony Luttrel & Alain Demurger), Prier et combattre : Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, Fayard, , 1029 p. (ISBN 978-2-2136-2720-5, présentation en ligne, lire en ligne), p. 743-750

- Julien Théry, « Le pionnier de la théocratie royale. Guillaume de Nogaret et les conflits de Philippe le Bel avec la papauté », dans Bernard Moreau, éd., Guillaume de Nogaret, un languedocien au service de la monarchie capétienne. Actes du colloque de Nîmes, , Nîmes, Lucie Éditions, 2012 (ISBN 978-2-35371-293-9) p. 101-128. [lire en ligne]
- Julien Théry, « Une hérésie d’État. Philippe le Bel, le procès des ‘perfides templiers’ et la pontificalisation de la royauté française » », dans Les templiers dans l’Aube, Troyes, La Vie en Champagne, (lire en ligne), p. 175-214

- Julien Théry, « 'Nous ne craignons pas de mourir' La chute des templiers », dans Les Trente Nuits qui ont fait l'histoire, Belin, 2014, p. 105-115. (ISBN 9782701190105)
- Julien Théry, Le procès du Temple. Entretien avec Damien Carraz (Histoire et archéologie médiévales), Hors-série 41, (lire en ligne), p. 68-73
- Julien Théry-Astruc, « Les 'États généraux' de Lyon en 1312 : Philippe le Bel convoque les consuls de Périgueux », dans Lyon, entre Empire et royaume (843-1601). Textes et documents, dir. A. Charansonnet, J.-L. Gaulin, P. Mounier, S. Rau, Classiques Garnier, 2015, p. 375-379.[lire en ligne]
- Julien Théry-Astruc, « The Flight of the Master of Lombardy (13 February 1308) and Clément V's Strategy in the Templar Affair : A Slap in the Pope's Face », Rivista di storia della Chiesa in Italia, 70/1 (2016), p. 35-44, en ligne.
- « Negocium Christi. Guillaume de Nogaret et le christocentrisme capétien, de l'affaire Boniface VIII à l'affaire du Temple », dans Cristo e il potere. Teologia, antropologia e politica, dir. Laura Andreani, Agostino Paravicini Bagliani, Florence, Sismel-Edizioni del Galluzzo, 2017, p. 183-209, en ligne.
- Julien Théry, « Pourquoi le roi de France Philippe le Bel a-t-il attaqué l’ordre du Temple ? Une Nouvelle Alliance », dans Gli ordini di Terrasanta. Questioni aperte, nuove acquisizioni (XII-XVI secolo), dir. A. Baudin, S. Merli, M. Santanicchia, Pérouse : Fabrizio Fabbri Editore, 2021, p. 215-239, en ligne.
- Julien Théry, « Des origines au procès d'État. Mystique nobiliaire des Lieux Saints et vicariat christique », dans A. Baudin, Ph. Josserand, éd., D’Orient en Occident. Les templiers, des origines à la fin du XIIe siècle, Gand, Snoeck, 2023 p. 372-379. [lire en ligne]
Sur Marc Bloch
- « Marc Bloch, la pénitence de Salomon et l’anthropologie historique du religieux », postface à Marc Bloch, La Vie d’outre-tombe du roi Salomon, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2024, p. 77-100 (présentation sur le site de l'éditeur).
- « Une longue conversation », introduction à Carlo Ginzburg, Dialogue avec Marc Bloch, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2025, p. 7-16 (présentation sur le site de l'éditeur).
- (dir.), Marc Bloch : historien, citoyen, résistant, dossier des Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 164, 2025 (en ligne).
- « Une étrange victoire », dans Marc Bloch : historien, citoyen, résistant, Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 164, 2025, p. 13-19 (en ligne).
Autres domaines
- Ludivine Bantigny, Julien Théry-Astruc, « Marcel Gauchet ou le consensus conservateur. Enquête sur un intellectuel de pouvoir », Revue du crieur, 2015/1 (N°1), p. 4-19, La Découverte, en ligne.
- « Dans la peau du pape François. L'Église catholique face à la menace de son extinction », La Revue du crieur, , p. 5-19 (lire en ligne).
- En finir avec les idées fausses sur l'histoire de France, Ivry-sur-Seine, éditions de l'Atelier, 2025 (ISBN 978-2-7082-5432-9), 200 p.[37]
- « Antisémitisme de gauche : la grande fake news », Hors-Série, (lire en ligne).
Participation
- Jean Favier (dir.), Jean-Loup Lemaitre (dir.) et Matthieu Desachy (avec la collaboration d'Olivier Cabayé, Julien Théry et Céline Vanacker), Les Obituaires du chapitre cathédral d'Albi, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Recueil des historiens de la France. Obituaires / VII », , LXXVII-276 p. (ISBN 2-87754-197-5, présentation en ligne), [présentation en ligne].
Notes et références
Notes
- ↑ Le , Julien Théry publie un message sur Twitter pour défendre Jean-Luc Mélenchon qui avait repris un trope de l'antijudaïsme chrétien affirmant que Jésus avait été crucifié par « ses propres compatriotes ». À cet effet, le médiéviste ironise : « Dire que les juifs ont fait tuer Jésus est en effet inacceptable. Quand on pense que le Nouveau Testament est en vente libre[24] !!! »
Références
- ↑ Julien Théry, Jacques Chiffoleau, « Jean-Louis Biget à Fanjeaux », dans Elites laïques et religion urbaine (XIIe-XVe s.), Cahiers de Fanjeaux 59, 2025, p. 13-41 (lire en ligne) ; « Robert I. Moore est mort », L'Histoire, 7 février 2025 (lire en ligne)
- « Théry-Astruc, Julien (1971-....) », sur idref.fr (consulté le ).
- ↑ Julien Théry, « Julien Théry, "Fama, enormia. L'enquête sur les crimes de l'évêque d'Albi Bernard de Castanet (1307-1308)", thèse de doctorat soutenue à l'Université Lumière-Lyon 2, le 19 décembre 2003, sous la direction de Jacques Chiffoleau », Heresis, no 40 « L'inquisition et la répression des dissidences au Moyen Âge. Dernières recherches », printemps/ été 2004, p. 192-197 (ISSN 0758-3737, e-ISSN 2552-3007, lire en ligne).
- ↑ « Julien Théry », sur Babelio (consulté le ).
- « Julien Théry » [archive du ], sur cenj.ehess.fr (consulté le ).
- ↑ « Décret du 29 septembre 2011 portant nomination, titularisation et affectation (enseignements supérieurs) - Légifrance » [archive du ], sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
- « Julien Théry », sur Les Rendez-vous de l'histoire (consulté le ).
- ↑ Jacques Chiffoleau, « Le procès comme mode de gouvernement », dans L’età dei processi. Inchieste e condanne tra politica e ideologia nel ’300, ed. Antonio Rigon, Francesco Veronese, Rome, ISIME, 2009, p. 319-347 ; Corinne Leveleux-Teixeira, « La construction de l’infamie dans le droit romano-canonique médiéval (XIIe-XIIIe siècles) », Histoire de la justice, 35/1, 2024, p. 29‑40.
- ↑ Alessia Trivellone, "La Fabrique de l'hérétique", La Vie des idées, 16 avril 2026.
- ↑ Deborah Shulevitz, « Historiography of Heresy : The Debate over “Catharism” in Medieval Languedoc », History Compass, 17/1, 2019, p. 1-11.
- « Hérétiques ! L'invention des "cathares" : épisode 4/4 du podcast Histoires de religions disparues », sur France Culture, (consulté le ).
- ↑ Théry, "Procès des templiers", p. 743, cité par Alain Demurger, La persécution des templiers. Journal (1307-1314), Paris, Payot, 2015, p. 20.
- ↑ Jacques Krynen, Philippe le Bel. La puissance et la grandeur, Gallimard, 2022 ; Philippe Josserand, « Servir le roi autour de 1300 : Guillaume de Nogaret ou la mystique de l’autorité monarchique en actes », Medievalista, 36, 2024, p. 75‑91 ; Elizabeth A. R. Brown, « Guillaume de Nogaret and the Commonwealth of God and Jesus Christ ». Provence historique, 276, 2024, p. 325‑45.
- ↑ Présentation sur le site de l'ENS de Lyon, Marc Bloch et Les Rois thaumaturges, 1924-2024. Mentalités et anthropologie historique, un siècle après
- ↑ Chemins d'histoire, "Emission 198 : La vie d’outre-tombe du roi Salomon, un article oublié de Marc Bloch, avec Julien Théry", 25 septembre 2024
- ↑ Florence Rousselet, "Le choix de la rédaction : La Vie d'outre tombe du roi Salomon", L'Intermède, 29 septembre 2024 ; Jean-Nicolas Jacques, "La Vie d'outre tombe du roi Salomon", Iris, 45, 2025 ; François Otchakovsky-Laurens, "« La Vie d’outre-tombe du roi Salomon » : Marc Bloch, plus neuf que jamais", Le Monde des livres, 26 octobre 2024
- ↑ LePoint.fr, « Le Média débarque Denis Robert, le directeur de la rédaction », sur Le Point, (consulté le ) ; « Entreprise de presse Le Média (EDPLM) », sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr (consulté le ) ; « Entreprise de presse Le Média (Entreprises) », sur data.inpi.fr (consulté le ).
- Antoine Sillières, « Chercheur reconnu, mélenchoniste convaincu et antisioniste assumé : qui est Julien Théry, suspendu par l'université Lyon 2 ? », sur lefigaro.fr, (consulté le ) ; « Au Média, le bras de fer tourne au duel entre Denis Robert et son employeur », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le Media - dirigeants », sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Thomas Graindorge, « Lyon-2 : un professeur d'histoire appelle au boycott de personnalités juives "génocidaires" », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ Julien Théry, « "“Antisémitisme de gauche” : la grande fake news", Hors-serie.net, 23 octobre 2025 (texte intégral) », Hors-serie.net et Les éditions de l'Atelier, (lire en ligne, consulté le ).
- « Un professeur d'histoire de l'université Lyon-2 fait polémique en publiant une liste de "20 génocidaires à boycotter", l'enseignant dénonce "une calomnie" », sur BFM, (consulté le ).
- ↑ Emmanuel Debono, « Non, l'antisémitisme de gauche n'est malheureusement pas une "fake news" », sur Conspiracy Watch, (consulté le ).
- « Julien Théry ou la course à l'abîme antisémite », sur Le Droit de Vivre, (consulté le ).
- ↑ « Un enseignant de l'université Lyon 2 accusé d'antisémitisme pour avoir publié une liste de personnalités qualifiées de "génocidaires" », sur Franceinfo, (consulté le ).
- ↑ Clara Hidalgo, « Université Lyon 2 : la publication par un professeur d'une liste de « génocidaires à boycotte r» crée la polémique », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ ; Élodie Safaris, « Accusations d'antisémitisme à gauche : retour sur le "cas Théry" », Arrêt sur image, 15 décembre 2025.
- « L'université Lyon-2 saisit le procureur de la République après la publication d'une liste de "génocidaires à boycotter" par un professeur », sur BFMTV, (consulté le ).
- ↑ « Jean-Luc Mélenchon soutient Julien Théry, enseignant de Lyon 2 critiqué pour avoir publié une liste de "génocidaires" », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- « Liste de "génocidaires à boycotter" : la justice ouvre une enquête visant le professeur de Lyon 2 », sur Le Figaro, (consulté le ).
- « A Lyon-II, un enseignant accusé d'antisémitisme suspendu à titre conservatoire par l'université », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Antoine Sillières, « Liste de "génocidaires à boycotter" et caricature "antisémite" : le professeur de Lyon 2 suspendu par l'université », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « LFI «n'acceptera jamais l'entrisme religieux» : ce qu'il faut retenir de l'audition de Jean-Luc Mélenchon », sur europe1.fr, (consulté le )
- ↑ « À l’Assemblée, Jean-Luc Mélenchon nie tout lien entre LFI et les islamistes et se fait professeur de laïcité », sur humanite.fr, (consulté le )
- ↑ Bénédicte Sère, « Julien Théry (prés.), « Moines et religieux dans la ville (xiie – xve siècles) », Archives de sciences sociales des religions, 152, 2010, 9-242.
- ↑ Julien Véronèse, « Le Livre des sentences de l'inquisiteur Bernard Gui, extraits choisis, traduits et présentés par Julien Théry », Cahiers de recherches médiévales et humanistes. Journal of medieval and humanistic studies, (ISSN 2115-6360, DOI 10.4000/crm.12143, lire en ligne, consulté le ) ; Jacques de Saint Victor, « Le Livre des sentences de l'inquisiteur Bernard Gui: la véritable figure de l'Inquisition », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Présentation sur le site de l'éditeur.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Bibliographie des publications sur le site des Regesta Imperii.
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