Justin Fauré

Justin Fauré
Illustration.
Fonctions
Député français

(17 ans, 7 mois et 5 jours)
Élection 20 février 1876
Réélection 14 octobre 1877
21 août 1881
4 octobre 1885
22 septembre 1889
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe et Ve (Troisième République)
Groupe politique Gauche républicaine (1876-1885)
Union des droites (1885-1893)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Émile Thoulouse
Conseiller général du Gers

(22 ans)
Circonscription Canton de Lombez
Prédécesseur Jean-François Gaudens Fauré
Successeur André Rotis
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lombez
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Labastide-Savès
Parti politique Française

Justin Fauré, né le à Lombez et mort le à Labastide-Savès, est un homme politique française.

Biographie

Fils d’un avoué de Lombez[a], avocat lui-même, Fauré fut nommé, sous le Second Empire, substitut du procureur impérial à Lectoure, le .

Il fut révoqué, le , par le ministre de la Justice Adolphe Crémieux (en poste depuis le [1]) après que Léon Gambetta ait demandé aux administrateurs provisoires et aux préfets de « s'appuyer sur les conseils municipaux élus sous l'influence du courant libéral et démocratique […] ou sur des municipalités provisoires ».

Après la guerre de 1870 - refusant de reprendre les fonctions de magistrat dont il avait été dépossédé - il se fit inscrire au barreau de Lombez[2], préférant rester avocat et plaider devant le tribunal dont faisait partie son père[1].

D’une famille très influente dans l’arrondissement de Lombez[3] [b], il commence à y acquérir la popularité qui fera de lui un chef de parti dans ce même arrondissement pendant la guerre de 1870 - Ses compatriotes, mobilisés comme lui, le voyant comme un homme dévoué, charitable et démophile[4].

A la dissolution des Conseils généraux le 4 septembre 1870, les services rendus par Justin Fauré pendant ce conflit franco-allemand lui ont valu d’être élu au Conseil général du Gers, pour le canton de Lombez, en remplacement du poste qu’occupait son père. Il obtint 2 238 des suffrages en ce sens, contre deux autres candidats: le légitimiste Bécanne - maire de Lombez; et le républicain Vignola - ancien sous-préfet.

Membre de la commission départementale pendant quatre années, il remplit ensuite les fonctions de secrétaire également pendant quatre ans[1]. Partisan dévoué et fidèle de l’Empire, il n’a pas hésité à se rendre à Chislehurst, le , à l’occasion de la majorité du Prince impérial[3].

Le rôle qu’il a joué dans ce mandat a fait distinguer ce bonapartiste convaincu par Paul de Cassagnac, qui fit de lui son auxiliaire dans cette partie du département; lui faisant porter le drapeau du parti conservateur[4]. Candidat du Comité national conservateur du Gers successivement au scrutin de liste et au scrutin d’arrondissement aux législatives du [3], il a été élu député de l’arrondissement de Lombez par 5 008 des suffrages, au premier tour de scrutin, contre le député légitimiste sortant: le comte de Rességuier - pourtant énergiquement soutenu par l’administration - qui n'obtint lui que 1 600 des suffrages; et contre le conseiller général républicain du Gers: Brocas, qui en obtint 2 800[1].

Avec Cassagnac, dont il devint l’ami intime, il fut le plus jeune des conseillers généraux du Gers, et n’a cessé de représenter l’arrondissement de Lombez depuis cette époque.

Partisan de la révision des lois constitutionnelles, il siégea au groupe de l’Appel au peuple[2]. Régulièrement réélu - les 14 octobre 1877, 21 aout 1881, 4 octobre 1885 et 22 septembre 1889 au premier tour, par 5 446 des voix contre 4 747 face au républicain Toulouze[2] - il se retire de la vie politique le , à l’issue de la Ve législature de la Troisième République française, pour vivre tranquillement dans sa propriété de Labastide-Savès, où il s’éteint[4] le , à l'âge de 75 ans.

Notes et références

Notes

  1. Fauré père faisait partie, depuis 1846 du Conseil général du Gers, où il a représenté successivement les cantons de Lombez et de Samatan, sans interruption. Comme son fils, il remplissait les fonctions de juge d’instruction près le tribunal de Lombez depuis de longues années, lorsqu’il a été révoqué de l’instruction à la proclamation de la République française du 4 septembre 1870[1].
  2. Un de ses oncles maternels, Louis Germain Duplan, a longtemps fait partie de la Chambre des députés sous la Restauration[1].

Références

  1. Félix Ribeyre, Biographies des sénateurs et des députés, Paris, Librairie générale, (OCLC 820776468, lire en ligne), p. 398.
  2. Alphonse Bertrand, « Fauré (Justin-François) », dans La Chambre de 1889 : biographies des 576 députés avec avertissement et documents divers, la liste des ministères qui se sont succédé en France depuis 1871, la liste alphabétique des députés, l'indication de leurs professions, etc., L. Michaud, , 622 p., in-8º (OCLC 2518364, lire en ligne), p. 188.
  3. « Fauré », dans coll., Biographie complète des cinq cent trente-quatre députés, Édouard Dentu, , 783 p., in-12 (OCLC 32059395, lire en ligne), p. 267.
  4. « Gers : Justin Fauré », L'Express du Midi, Toulouse, vol. 26, no 8398,‎ , p. 4 (ISSN 2461-5935, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

Sources

  • « Justin Fauré », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Justin Fauré », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960

Liens externes

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