Kalistrate Salia

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(à 85 ans) 16e arrondissement de Paris |
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კალისტრატე სალია |
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Kalistrate ou Kalistrat Salia (en géorgien : კალისტრატე სალია ; 1900-1986) était un historien et philologue émigré géorgien actif en France[1].
Naissance et jeunesse
Né le dans le village de Tsalendjikha en Mingrélie, une province de Géorgie occidentale alors rattachée à l'Empire russe, Kalistrate Salia a suivi ses études primaires dans son village natal puis dans la ville de Zougdidi. En 1919, il obtint son diplôme du lycée Khashuri et, en 1920, il s'inscrivit à l'Université d'État de Tbilissi[2].
Après l'instauration du pouvoir soviétique en Géorgie en 1921, Kalistrate Salia partit pour l'Allemagne, où il étudia à l'Institut de langue allemande de l'Université de Berlin. Il s'installa ensuite en France en 1924 et obtint en 1927 un diplôme d'histoire et de philologie à l'Université de la Sorbonne à Paris[2].
Activités savantes
En 1948, avec son épouse, Nino Salia (née Nino Kurtsikashvili), il fonda et dirigea la revue « Bedi Kartlisa » (Le Destin du Kartli), consacrée aux études kartvéliennes réunies sous le vocable de kartvélologie. Le dernier numéro de la revue Bedi Kartlisa parut en 1984.
Kalistrate Salia publia de nombreux travaux sur l'histoire et la littérature géorgiennes et rédigea des articles sur la Géorgie pour des encyclopédies étrangères[3]. Son livre le plus célèbre, Histoire de la nation géorgienne (traduit en anglais sous le titre « History of the Georgian People » en 1983), a reçu le prix de l'Académie des sciences en France au cours de l'année 1980[4].
Les archives Salia conservent les archives personnelles de nombreux intellectuels, écrivains et personnalités publiques géorgiennes. Kalistrate et Nino Salia ont fait don de plus de 1 400 ouvrages précieux en français, anglais, allemand, italien, grec, espagnol, latin et autres langues à l'Institut géorgien des manuscrits. De nombreux chercheurs consultent encore la bibliothèque Salia, toujours ouverte au sein de l'institut[2].
Professeur honoraire de l'Université d'Oslo (1965), membre de l'Académie méditerranéenne (1968), membre étranger honoraire de la Société historique géorgienne (1977), Kalistrate Salia fut aussi membre honoraire de l'Académie des sciences de Géorgie (1983)[2].
Décès et derniers hommages
Kalistrate Salia s'est éteint en 1986 dans le 16e arrondissement de Paris[5],[2].
Conformément à ses dernières volontés, sa dépouille a été rapatriée en Géorgie. Il repose au Panthéon des personnalités publiques de Didube à Tbilissi[6]. Une rue porte son nom dans son village natal de Tsalendjikha[7].
Notes et références
- ↑ Encyclopædia Universalis, « Kalistrat SALIA - Auteur », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
- (en) « Salia Kalistrate », sur georgianencyclopedia.ge (consulté le )
- ↑ Ketevan Gigashvili, « Georgian Cultural-Intellectual and National Islands beyond Ideological Frontiers », www.academia.edu, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « https://omnia.college-de-france.fr/discovery/fulldisplay/alma990000782230107166/33CDF_INST:33CDF_INST », sur omnia.college-de-france.fr (consulté le )
- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 16e, n° 1108, vue 10/31.
- ↑ « ნინო და კალისტრატე სალიების კაბინეტი » [archive du ], sur www.manuscript.ge (consulté le )
- ↑ « Yandex », sur yandex.com.ge (consulté le )
Liens externes
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