Kamil Iarmatov

Kamil Iarmatov
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Kamil Iarmatov sur un timbre.
Naissance
Konibodom (Oblast de Ferghana, Empire russe)
Nationalité soviétique
Décès (à 75 ans)
Moscou (RSFS de Russie, Union soviétique)
Profession réalisateur, scénariste, acteur

Kamil Iarmatovitch Iarmatov (russe : Камиль Ярматович Ярма́тов ; tadjik : Комил Ёрматов ; ouzbek : Komil Yormatov) est un réalisateur soviétique tadjik et ouzbek, né le à Konibodom (alors dans l'Empire russe ; actuel Tadjikistan) et mort le à Moscou (alors en URSS)[1].

Biographie

Kamil Iarmatov naît le à Konibodom. Il étudie d'abord dans une école nationale, puis dans une école russe.

De 1918 à 1924, il fut commis au département de l'éducation publique du district de Konibodom, puis, servit dans l'Armée rouge, combattit dans le détachement partisan de Khamdam-hadzhi Kalandarov et devint commandant d'escadron d'un régiment de cavalerie. Il a été blessé lors d'une des batailles.

À l'automne 1923, à Konibodom, il rencontre Hamza Hakimzade Niyazi et décoouvre le monde de théâtre.

En 1924-1926, il étudie à la rabfak de l'Institut des chemins de fer et en même temps - au studio d'acteurs Tchaïkovski de Moscou. Il n'a pas terminé ses études, car il a été nommé chef de la milice de la région autonome de Konibodom.

De 1926 à 1928, il fut administrateur, assistant réalisateur et acteur à l'atelier de cinéma Loin à la frontière ("Sharq Youldouzi" en ouzbek) des studios Uzbekgoskino (aujourd'hui Uzbekfilm) (Tachkent).

De 1928 à 1931, il étudie au département de réalisation à l' Institut d'État de la cinématographie (VGIK) de Moscou.

Timbre à l'effigie de Kamil Yarmatov.

Depuis 1931 - réalisateur aux studios Tajikkino (depuis 1938 - Studio de longs métrages de Stalinabad, aujourd'hui Tadjikfilm). Sa carrière commence par le court métrage de propagande Loin à la frontière.

En 1941, il devient directeur artistique du Tachkent Film Studio (aujourd'hui Uzbekfilm). Il a joué un rôle important dans le développement du cinéma ouzbek, ayant réalisé des films marquants tels que Les routes sans sommeil, Alisher Navoi, Avicenne, Pakhta-oy, Les sœurs Rakhmanov, Tempête sur l'Asie, Les cavaliers de la révolution, La mort du consul noir.

Secrétaire du Conseil d'administration de l'Union des cinéastes de la RSS d'Ouzbékistan (1958-1978), membre du Conseil d'administration de l'Union des cinéastes de l'URSS, membre du Conseil d'administration du Comité d'État des cinéastes de l'URSS et du Comité d'État des cinéastes de la RSS d'Ouzbékistan, membre du Comité des prix Lénine et d'État de littérature et d'art auprès du Conseil des ministres de l'URSS.

Membre du Parti communiste depuis 1930. Membre du comité régional de Tachkent du Parti communiste d'Ouzbékistan. Député des 6e-9e Conseils suprêmes de la RSS d'Ouzbékistan (depuis 1963).

Auteur des mémoires La Pellicule du temps, publiés dans le magazine Droujba narodov n°11 et n°12 en 1977, ainsi que du livre sur les pages de l'histoire du cinéma tadjik et ouzbek Return (1980), co-auteur du recueil de scénarios de films Lointaines années proche (Maison d'édition Gʻafur Gʻulom, 1976).

Décédé le à Tachkent (selon d'autres sources - le à Moscou), Kamil Iarmatov est enterré au cimetière de Chigatsky.

Filmographie

Réalisateur

  • 1931 : Potchiotnoïe pravo (Почётное право) - court métrage de propagande
  • 1931 : Daleko na granitse (Далеко на границе) - film d'agitprop
  • 1934 : L'Émigrant (tg) (Эмигрант)[2],[3] - 1er film tadjik
  • 1939 : Drouzia vstretchaïoutsia vnov (ru) (Друзья встречаются вновь) - premier film parlant tadjik
  • 1941 : My pobedim (Мы победим) - court métrage
  • 1942 : Drouziam na fronte (Друзьям на фронте)
  • 1943 : Podarok Rodiny (Подарок Родины)
  • 1947 : La Chemin sans sommeil (Дорога без сна)[1]
  • 1947 : Alicher Navoï (Алишер Навои)[1]
  • 1951 : Pakhta-Oï (Пахта-Ой)
  • 1954 : Les Sœurs de Rakhmanov (Сёстры Рахмановы)[4]
  • 1956 : Avicenne (ru) (Авиценна)[1]
  • 1959 : Quand fleurissent les roses (ru) (Когда цветут розы)[5]
  • 1964 : Tempête sur l'Asie (ru) (Буря над Азией)[6]
  • 1966 : Le Poème des deux cœurs (ru) (Поэма двух сердец)[7]
  • 1968 : Les Cavaliers de la révolution (ru) (Всадники революции)[1]
  • 1970 : La Mort du consul noir (Гибель Чёрного консула)
  • 1973 : Odna sredi lioudeï (Одна среди людей)
  • 1976 : Daliokie blizkie gody (ru) (Далёкие близкие годы)

Distinctions

Notes et références

  1. « Kamil Yarmatov », sur 3continents.com
  2. « L'Émigrant », sur kinoglaz.fr
  3. « L'Émigrant », sur 3continents.com
  4. « Numéros 172-176 », Cinéma,‎ , p. 102 (lire en ligne)
  5. Émile Breton, Le Cinéma russe et soviétique, Jean-Loup Passek, , 343 p. (ISBN 9782864250265, lire en ligne), p. 341
  6. « Tempête sur l'Asie », sur rdm-video.fr
  7. « Le Poème des deux cœurs », sur encyclocine.com

Liens externes

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