Kappa Phoenicis

κ Phoenicis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 00h 26m 12,202s[1]
Déclinaison −43° 40 47,39[1]
Constellation Phénix
Magnitude apparente 3,94[2]

Localisation dans la constellation : Phénix

(Voir situation dans la constellation : Phénix)
Caractéristiques
Type spectral A5IVn[3]
Indice U-B +0,11[2]
Indice B-V +0,17[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +13,75 ± 0,41 km/s[4]
Mouvement propre μα = +106,20 mas/a[1]
μδ = +32,15 mas/a[1]
Parallaxe 42,00 ± 0,15 mas[1]
Distance 77,7 ± 0,3 al
(23,81 ± 0,09 pc)
Magnitude absolue +2,05[5]
Caractéristiques physiques
Masse 1,74 M[6]
Rayon 1,76 R[7]
Gravité de surface (log g) 4,30[6]
Luminosité 12,66 L[5]
Température 8 010 K[7]
Métallicité [Fe/H] = −0,04[5]
Rotation 245 km/s[8]
Âge 348 Ma[6]

Désignations

κ Phe, CD-44 101, CPD-44 47, GC 516, GJ 20, HD 2262, HIP 2072, HR 100, SAO 215092[9]

Kappa Phoenicis (en abrégé κ Phe) est une étoile de la constellation australe du Phénix. Sa magnitude apparente est de 3,94[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est distante de ∼ 77,7 a.l. (∼ 23,8 pc) de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +14 km/s[4]. Elle est membre du groupe mouvant de Castor[10].

Kappa Phoenicis est classée comme une étoile sous-géante blanche de type spectral A5IVn[3], avec la lettre « n » qui indique que ses raies d'absorption apparaissent élargies (« nébuleuses ») en raison de sa rotation rapide. Elle tourne en effet sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 245 km/s[8]. Cela donne à l'étoile une forme aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 15 % plus grand que son rayon polaire[11].

On estime que Kappa Phoenicis est âgée de 348 millions d'années et qu'elle est 1,7 fois plus massive que le Soleil[6]. Son rayon est 1,76 fois plus grand que le rayon solaire[7], elle est 12,7 fois plus lumineuse que le Soleil[5] et sa température de surface est de 8 010 K[7]. L'étoile montre un excès d'émission dans l'infrarouge, qui porte la signature d'un disque de débris en orbite à une distance de 9 ua et d'une température de corps noir de 170 K[7].

Notes et références

  1. (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne).
  2. (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D).
  3. (en) R. O. Gray et al., « Contributions to the Nearby Stars (NStars) Project: spectroscopy of stars earlier than M0 within 40 pc-The Southern Sample », The Astronomical Journal, vol. 132, no 1,‎ , p. 161–170 (DOI 10.1086/504637, Bibcode 2006AJ....132..161G, arXiv astro-ph/0603770).
  4. (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  5. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  6. (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154, lire en ligne).
  7. (en) Tara H. Cotten et Inseok Song, « A Comprehensive Census of Nearby Infrared Excess Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 225, no 1,‎ , article no 15 (DOI 10.3847/0067-0049/225/1/15, Bibcode 2016ApJS..225...15C, arXiv 1606.01134, lire en ligne).
  8. R. Glebocki et P. Gnacinski, « Catalog of Stellar Rotational Velocities (Glebocki+ 2005) », Catalogue de données en ligne VizieR : III/244. Publié à l'origine dans : 2005csss...13..571G; 2005yCat.3244....0G, vol. 3244,‎ (Bibcode 2005yCat.3244....0G, lire en ligne).
  9. (en) * kap Phe -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  10. (en) S. V. Vereshchagin et N. V. Chupina, « Details of the spatial structure and kinematics of the Castor and Ursa Major streams », Baltic Astronomy, vol. 24, no 4,‎ , p. 421–425 (DOI 10.1515/astro-2017-0244, Bibcode 2015BaltA..24..421V, arXiv 1603.03159).
  11. (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1,‎ , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572).

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’astronomie
  • icône décorative Portail des étoiles