Karel Škréta

Karel Škréta
Autoportrait, 1647
(Prague, Národní Galerie).
Naissance
Décès
Sépulture
Église de Saint-Gall (d)
Nom de naissance
Karel Škréta ze Šotonovský Závořic
Activité
Mouvement
Fratrie
Johannes Screta (d)
Enfant
Karel Škréta le Jeune (d)

Karel Škréta, né en 1610 à Prague et mort le à Prague, est un peintre baroque bohémien.

Biographie

Karel Škréta ze Šotonovský Závořic — aussi appelé « Screta » ou Skreta Schotnowsky von Zaworzitz — naît à Prague, dans le royaume de Bohême, en 1610. Son père est le chambellan royal de Bohême. Après sa mort en 1613, Karl grandit sous la tutelle de sa mère, qui lui assure une éducation soignée[1].

Il se consacre à la peinture sous l'influence du graveur impérial Egidius Sadeler, à Prague[1].

À la suite de la bataille de la Montagne Blanche survenue le qui oppose les protestants de Bohême aux catholiques du Saint-Empire romain germanique, sa famille, convertie au luthéranisme, doit s'exiler après la défaite protestante vers Freiberg, en Saxe[1].

Karel Škréta effectue un long voyage en Italie : après la Vénétie, il séjourne à Bologne pour étudier les maîtres italiens Paolo Veronese, Le Tintoret, les Carracci et Guido Reni, notamment, qui marquent considérablement son style. En 1634, après un passage par Florence, il rejoint la société d'artistes Bentvueghels à Rome sous le pseudonyme de « Slagswaart » et étudie l'œuvre de Raphaël[1].

Škréta rentre en Saxe en 1635 puis retourne définitivement à Prague en 1638. Il se convertit au catholicisme et cherche à intégrer les cercles artistiques dominants. Il adhère ainsi à la confrérie des peintres de Prague en 1644, dont il devient une figure importante : il est de 1653 à 1661 « Oberältester » (un des membres les plus haut placés)[1].

Karel Škréta est très productif depuis son arrivée à Prague : on lui attribue environ 140 grandes peintures religieuses dispersées dans les églises de Bohême, notamment l'église de Notre-Dame de Týn, ainsi que plusieurs portraits masculins et féminins, des sujets mythologiques, allégoriques, historiques. Bien que parfois surnommé le « Raphaël bohémien », cette comparaison est jugée exagérée par la critique depuis le XIXe siècle. Il a aussi été présenté comme un « peintre national tchèque », alors que Škréta se voyait plutôt comme allemand[1].

Karel Škréta meurt à Prague en 1674[1].

Œuvre

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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